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juillet 29, 2010

Producteur: La Nerthe

Une des plus belles propriétés de Châteauneuf du Pape, La Nerthe est aussi une des propriétés les plus anciennes de l'appellation, avec des origines remontant au XII siècle. Son patrimoine vinicole considérable, 90 hectares, lui permet de produire une moyenne de 300 000 bouteilles annuellement. Toutes les treize variétés permises dans l'appellation sont présentes dans le vignoble, qui est disposé en un bloc unique jouxtant le domaine. Le grenache domine avec près de deux tiers de l'encépagement, syrah et mourvèdre y comptent pour un autre tiers et les autres variétés se partagent le peu d'espace restant. Les vendanges sont effectuées à la main en prenant le soin de ramasser chaque cépage à son point idéal de maturation, même au coût d'effectuer plusieurs passages dans les vignes. Les rendements moyens oscillent entre 25 et 30 hl./ha.

Cette belle verticale de huit millésimes, repartis sur trois décennies, nous a permis d'apprécier la régularité du style de La Nerthe, pas le plus imposant des vins de l'appellation mais toujours harmonieux et raffiné, sans toutefois manquer de matière ni de caractère. L'étonnante santé du 1982 a aussi illustré le grand potentiel de garde du vin qui, comme la plupart des meilleurs châteauneufs, vieillit beaucoup mieux qu'on a tendance à le croire. Toutefois, c'est le millésime le plus jeune qui nous aura donné le plus de plaisir. Une réussite remarquable, la Nerthe 2005 possède une densité et une maturité qui devraient en faire un autre beau candidat pour la très longue garde.

 

 

Les années 2000
 

Châteauneuf du Pape 2005, Château La Nerthe (SAQ 917732 - 53,25$)
Rubis, profond, très bonne saturation. Très beau nez, profond, d'une grande maturité, sans lourdeur, avec des arômes de sirop aux cerises, de pain aux raisins, d'épices et de réglisse. Bouche dense, glycérinée, d'une belle matière aux saveurs de kirsch et de réglisse. Une très belle réussite!
(**** - déc./09 - Fed)

Châteauneuf du Pape 2003, Château La Nerthe
Rubis-grenat, bonne saturation. Plutôt fermé, un peu monolithique, avec des nuances de cerise, qui possèdent quelques traces végétales-florales. Bouche d'assez bonne matière, aux saveurs de prunes à l'alcool, et de réglisse, tannins un peu secs, moins élégants qu'à l'habitude.
(*** @ *** ½ - déc./09 - Fed)

Châteauneuf du Pape 2001, Château La Nerthe
Rubis-grenat, bonne saturation. Joli nez, avec des notes de cerise bien mûre, sur un fond minéral, aux nuances de cuir et de tabac blond. La bouche est de corps moyen, élégante, bien glycérinée, des saveurs de cerise et de prune fraîche, des accents d'olive et une subtiles minéralité. Belle bouteille, que l'on pourra apprécier sur la prochaine décennie. 
(*** ½ @ **** - déc./09 - Fed)

Châteauneuf du Pape 2000, Château La Nerthe
Rubis-grenat, bonne saturation. Mûr, offrant des arômes de prune et de réglisse, avec un caractère terreux, auquel se mélangent des nuances viandées, poivrées. La bouche est de bonne matière, assez dense et glycérinée, mûre, avec des saveurs de prune et de réglisse.
(*** ½ - déc./09 - Fed)

 


Les années '90

Châteauneuf du Pape 1998, Château La Nerthe
Rubis-grenat, bonne saturation. Très discret, mûr, avec des arômes de cerise qui possèdent une douceur boisée très discrète. La bouche est de bonne matière, plutôt épicée et un peu chaleureuse en milieu de palais, avec des saveurs réglissées qui persistent.
(*** ½ - déc./09 - Fed)

Châteauneuf du Pape 1995, Château La Nerthe
Rubis-grenat, bonne saturation. Plutôt fermé, avec des arômes de cerises macérées, de réglisse, de viande et de sous-bois. Bouche de corps moyen, plutôt longiligne, élégante, avec des saveurs de réglisse, de tabac, fine minéralité. Il semble à point mais son évolution dans le verre laisse croire qu'il a encore de belles années devant lui.
(*** ½ - déc./09 - Fed)

 

Les années '80

Châteauneuf du Pape 1989, Château La Nerthe 
Grenat, bonne saturation. Évolué, terreux, avec des arômes de prune et de tabac, assez intense, des nuances de truffe. La bouche est intense, avec des saveurs de pruneau qui donnent des signes d'évolution, mais le vin ne semble pas encore complètement sur le déclin.
(*** - déc./09 - Fed)

Châteauneuf du Pape 1982, Château La Nerthe
Grenat, bonne saturation. Beau nez de tabac et d'épices, avec quelques traces végétales évoquant le céleri. Bouche élégante, aux saveurs d'épices et de tabac. Très belle bouteille pour un châteauneuf de 27 ans!
(*** ½ - déc./09 - Fed)

 

juillet 14, 2010

Dossier: Capsule vs Bouchon

Une expérience très intéressante nous a été proposée récemment: lors d'une dégustation de notre panel, un des dégustateurs a apporté deux bouteilles qui ont été servies complètement à l'aveugle. Ce que nous ne savions pas, c'est qu'il s'agissait de deux bouteilles du même vin, achetées en même temps, auprès du même fournisseur et ayant été conservées dans la même cave. La seule et unique chose qui différenciait les deux vins était la façon dont les bouteilles avaient été scellées à l'origine: la première avec du liège, la deuxième avec une capsule. Que s'est-il passé avec ces deux vins au bout d'une garde de six ans?

La première impression du groupe a été celle de déguster deux vins du Rhône dans un millésime très mûr (peut-être 2003), ce qui indique quand même une assez bonne typicité pour ce vin californien issu de cépages rhodaniens.

Au fur et à mesure que l'oxygène a fait son travail sur les vins, il est devenu clair pour une majorité du panel que le deuxième vin semblait être le plus jeune des deux, paraissant plus frais et plus structuré. Quelques voix ont alors exprimé l'idée que les deux bouteilles puissent contenir le même vin sur deux millésimes différents.

Un vote de préférence a été tenu avant de révéler l'identité des vins, l'issue du suffrage a exprimé une nette domination du deuxième vin, qui a été choisi par 11 des 14 dégustateurs présents.

Personne n'avait imaginé que les deux bouteilles puissent contenir le même vin. Et tous ceux qui avaient encore des doutes sur la validité de la capsule à vis en tant qu'alternative au liège comme moyen de boucher une bouteille étaient désormais convaincus!    

 

Le Cigare Volant 2001, Bonny Doon (bouchon de liège)
Rubis, bonne saturation. Discret, avec des nuances assez fines d'olive et de poivre, qui cèdent le premier plan à des arômes de cerise mûre. La bouche est de corps moyen, souple, avec un caractère terreux, des épices et une bon fruit de cerise mûre.
(*** @ *** ½ - mai/10 - Fed)

Le Cigare Volant 2001, Bonny Doon (capsule)
Rubis, bonne saturation. Discret, provençal, olive, poivre et réglisse, sur un fond de fruit mûr, légèrement sucré. Bouche de bonne matière, veloutée, d'une trame assez serrée, même un brin mordante en milieu de palais, avec des saveurs de prune, d'épices, de réglisse.
(*** ½ - mai/10 - Fed)

 

CR: Brunello di Montalcino

Cette deuxième analyse des Brunello du millésime 2004 se démarquait par la présence de deux vins fantômes du très renommé Castello di Ama.

Le premier volet nous offrait une sélection très homogène et de bonne facture, avec le Chianti Bellavista se dissimulant relativement bien dans le trio de vins de Montalcino. Une majorité du panel a élu le vin de Fuligni comme leur préféré.

Identifier le vin fantôme dans le deuxième volet fut une tâche beaucoup plus facile, le Merlot "l'apparita" était d'une toute autre dimension, au point que plusieurs l'ont trouvé trop imposant. C'est le cru "Manachiara" de Silvio Nardi, producteur toujours fiable, qui a remporté le volet, avec une solide majorité.


1er VOLET

Verre #1 > San Filippo – Brunello le lucère                  4 votes
Verre #2 > Castello di Ama - vigneto bellavista         3 votes
Verre #3 > La Serena - Brunello di Montalcino            2 votes
Verre #4 > Fuligni - Brunello di Montalcino                  5 votes

Brunello di Montalcino "le lucère" 2004, San Filippo (LCBO 146175 - 69.00$)
Rubis, bonne saturation. Très joli nez de cerise, pur, élégant, avec des subtiles nuances fumées, viandées. Bouche de corps moyen-plein, avec un caractère terreux, réglissé, assez classique, trame tannique modérément astringente, de bonne acidité, jeune, tendue de bonne longueur.
(*** ½ @ **** - mai/10 - Fed)

Chianti classico "vigneto bellavista" 2004, Castello di Ama (SAQ 10903246 - 171,00$)
Rubis, très bonne saturation. Profond, premier nez de cerise noire, bien mûre, légèrement viandé, rôti, évoluant vers un caractère de tabac et de goudron après un certain temps dans le verre. Bouche de bonne matière, charnue, bâtie autour d'une solide structure tannique, des saveurs de cerise, avec des accents de goudron, de tabac et de réglisse qui donnent de la profondeur et de l'allonge à ce chianti très sérieux. 
(**** - mai/10 - Fed)

Brunello di Montalcino 2004, La Serena (LCBO 149583 - 79.00$)
Rubis, très bonne saturation. Très beau nez, terreux, épicé, fumé, avec des arômes de cerise noire, aux nuances florales et de cuir neuf. La bouche est ample, de bonne matière, cerise, chocolat, épices, avec une longue finale vaporeuse. Très réussi!
(**** - mai/10 - Fed)

Brunello di Montalcino 2004, Fuligni (LCBO 988808 - 75.00$)
Rubis, bonne saturation. Mûr, légèrement douceâtre, avec des arômes de cerise sucrée, de cassonade, ainsi qu'un discret caractère végétal, d'herbes. Bouche de très bonne matière, soutenue par des tannins fermes, des saveurs de chocolat, d'épices, de goudron, une finale chaleureuse, chocolatée. 
(*** ½ @ **** - mai/10 - Fed)

 

2e VOLET

Verre #1 > Il Marroneto - Madonna delle Grazie       5 votes
Verre #2 > Altesino – Montosoli                                    1 vote
Verre #3 > Nardi – Manachiara                                      8 votes
Verre #4 > Castello di Ama - L'Apparita                     0 votes


Brunello di Montalcino "Madonna delle Grazie" 2004, Marroneto (LCBO 149559 - 79.00$)
Rubis, très bonne saturation. Très joli nez de cerise noire, frais, de belle pureté, avec des nuances cuirées, fumées, viandées, ainsi qu'un caractère terreux, minéral. Bouche de très bonne matière, complète, de bonne structure, avec des tannins fermes, des saveurs de cerise, d'épices, une bonne finale réglissée, minérale, très persistante. Un excellent Brunello!
(**** @ **** ½ - mai/10 - Fed)

Brunello di Montalcino "Montosoli" 2004, Altesino (SAQ 10221683 - 105,00$)
Rubis-grenat, bonne saturation. Plutôt discret, fin, avec des arômes de cerise, de chêne, de tabac blond, une subtile minéralité, de la fraîcheur. Attaque ample, veloutée, tannins fins, très polis, matière élégante, saveurs d'épices, belle minéralité sous-jacente. Un vin qui n'épatera pas la galerie, mais qui possède de l'élégance et une belle profondeur.
(**** - mai/10 - Fed)

Brunello di Montalcino "Manachiara" 2004, Silvio Nardi (SAQ 11062522 - 86,00$)
Rubis, bonne saturation. Discret, avec une douceur boisée, des arômes de chêne, d'épices, du cuir. La bouche est très tendue et un brin sèche à prime abord, il a besoin d'oxygène pour s'assouplir, demeure longiligne mais s'exprime avec plus d'éloquence, chêne, épices, une subtile note de tabac, finale chaleureuse, chocolatée.
(**** - mai/10 - Fed)
 
Merlot "L'Apparita" 2004, Castello di Ama (SAQ 10542541 - 181,00$)
Rubis-pourpre, très bonne saturation. Nez complexe, très profond, avec des arômes boisés, de chêne, légèrement brûlé, fumé, un fruit de mûres et de myrtilles, frais, mûr, des accents d'herbes. La bouche est de grande matière, ample, veloutée, des tannins serrés, fermes, mais fins et parfaitement enrobés, belle mâche en milieu de palais, des saveurs de fruit noir, un caractère légèrement fumé, grillé, de chêne, de charbons, de goudron, avec une longue finale chocolaté. Un vin important mais doté un très bon sens des proportions, qui possède aussi un caractère très toscan. Cher mais très réussi!
(**** @ **** ½ - mai/10 - Fed)

 

 

Producteur: Tenimenti d'Alessandro

Située près de la limite entre la Toscane et l'Ombrie, cette propriété voit le jour en 1967, quand Luigi d'Alessandro rachète la Fattoria di Manzano. La gestion des opérations passera ensuite dans les mains de ses fils, Massimo et Francesco.

À l'origine, les 70 hectares de la propriété sont plantés uniquement à sangiovese et trebbiano. Toutefois, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes de la famille, on décide alors d'effectuer des études afin de comprendre la réelle vocation de ce terroir. Pour ce faire, en 1988, Massimo fait appel au savoir du renommé Professeur Attilio Scienza. Les vignobles viennent replantés à haute densité avec des nouvelles variétés. Des micro-vinifications séparées de toutes les variétés permettent d'établir que les résultats les plus prometteurs viennent des syrah et des viognier. Tous les efforts sont donc mis en œuvre pour réorienter la production de la propriété vers ces nouvelles variétés. Ceci donnera lieu, dès 1992, au premier millésime de Il bosco.

Aujourd'hui, Tenimenti d'Alessandro compte 50 hectares de vignes, dont 95% sont plantées à syrah. Le travail de la famille d'Alessandro et les succès obtenus par leurs vins auront grandement contribué à la création de la DOC Cortona, qui eut lieu en 1999.

Mais la famille d'Alessandro n'est pas du genre à s'asseoir sur ses lauriers, elle cherche continuellement de progresser et d'améliorer sa production. C'est pour cette raison qu'elle a fait appel à deux œnologues de grand succès, tels que Luca Currado de la maison Vietti et Christine Vernay du Domaine Georges Vernay. Leur expertise se fait déjà sentir dans les derniers millésimes, surtout les rouges, qui sont d'une profondeur inégalée par rapport à ce que la maison offrait jusqu'à la fin des années '90.

en blanc

Fontarca Toscana I.g.t 2008, Tenimenti d'Alessandro
Ce vin, jadis élaboré majoritairement à base de chardonnay, est depuis peu produit uniquement à base de viognier. Des douces notes barriquées se mêlent à un caractère subtilement floral, aux nuances d'amande. La bouche est assez onctueuse, de concentration moyenne, avec une discrète amertume, assez typique du viognier, une finale discrète, chaleureuse. 
(*** - mai/10 - Fed)


le vin santo

Vin Santo 2001, Tenimenti d'Alessandro
Robe ambrée, soutenue, aux reflets brunâtres. Très beau nez, tout à fait typé, avec des arômes d'oxydation, fruits secs, noix, miel, caramel, épices, ainsi qu'un caractère intriguant de boîte à tabac. La bouche est très riche, de grande concentration, harmonieuse, avec des saveurs de fruits secs qui persistent dans la finale interminable. Un vin santo qui assume pleinement son rôle de grand vin de méditation.
(**** @ **** ½ - mai/10 - Fed)

 

en rouge


"Migliara" Cortona 2007, Tenimenti d'Alessandro
Le cru Migliara ne donne qu'un peu moins de 6000 bouteilles, mais le potentiel est évident et pour cette raison il est vinifié et embouteillé séparément, après un élevage de 24 à 26 mois en barriques, dont un tiers sont neuves, avec un petit pourcentage de viognier qui complète ce vin à base de syrah. Rubis-pourpre, très bonne saturation. Profond, boisé, légèrement vanillé, son nez discret se développe considérablement à l'oxygénation, donnant du volume à ses arômes de fruits noirs et ses nuances épicées et poivrées. La bouche est de très bonne matière, structurée, tannique, assez sévère, fermée, avec des discrètes saveurs de fruit noir et de réglisse.
(**** - mai/10 - Fed)


"Migliara" Cortona 2006, Tenimenti d'Alessandro (SAQ 11232317 - 83,50$)
Beaucoup plus expressif que le 2007, en ce moment, le Migliara 2006 est un vin de grande profondeur, doté d'un nez complexe, cuiré, aux nuances florales, une pointe d'olive, avec des traces boisées de moka sur un fond de fruit noir. L'attaque est de bonne densité, la bouche possède une très belle matière fruitée, des saveurs de mûre, de belle fraîcheur, des accents de réglisse, de moka, qui s'allongent dans la très bonne finale. Une grande réussite. Il devrait évoluer très positivement.
(**** @ **** ½ - mai/10 - Fed)


"Il Bosco" Cortona 2007, Tenimenti d'Alessandro
Assemblage de différents crus du domaine, entièrement issu de syrah, il reçoit un élevage mixte de foudres et barriques, dont le tiers sont renouvelées à chaque année. Rubis-pourpre, très bonne saturation. Très profond, mûr, des légères notes grillées dominent un bon nez de fruit noir, aux subtiles nuances florales, poivrées, il devient plus crémeux, vanillé, en s'oxygénant dans le verre. Bouche de très bonne matière, glycérinée, dotée d'une solide structure tannique, ferme, assez fine, avec des saveurs de fruits noirs de bonne concentration.
(*** ½ @ **** - mai/10 - Fed)

"Il Bosco" Cortona 2006, Tenimenti d'Alessandro (SAQ 10490277 - 54,00$)
Rubis-pourpre, très bonne saturation. Très profond, mûr, offrant des légères notes grillées, mais aussi un très beau caractère de fruit noir, de belle pureté, avec des nuances intéressantes de fumée et de bacon. Bouche dense, serrée, d'une trame tannique assez ferme mais de bonne finesse, des saveurs de fruits noirs, de réglisse, des traces boisées, grillées, une finale discrète mais persistante de fruit noir. Très réussi!
(**** - mai/10 - Fed)

"Il Bosco" 1997, Tenimenti d'Alessandro
Servi d'un magnum, ce syrah offrait un nez mûr, légèrement évolué, avec des arômes crémeux de prune, des nuances viandées, faisandées. La bouche est très souple et parfaitement polie, des saveurs de prune fraîche, d'épices, d'olive, il semble parfaitement à point. Très intéressant, il a vieilli harmonieusement sans toutefois avoir gagné en complexité.
(*** ½ - mai/10 - Fed)

Cortona 2008, Tenimenti d'Alessandro
Rubis, très bonne saturation. Nez assez simple, offrant des notes de fruits rouges, sur un fond de réglisse. Bouche de corps moyen, trame assez serrée, belle acidité, des saveurs de fruits rouges, de concentration moyenne. Simple, un brin rustique, ce vin est issu du fruit des jeunes vignes de la propriété.
(*** - mai/10 - Fed)

 

 


 

Producteur: Rayas


Cette verticale de Rayas avait au programme quatre millésimes de ce grand Châteauneuf, qui étaient comparés aux autres vins produits par Emmanuel Reynaud, neveu du légendaire Jacques Reynaud, à qui il a succédé en 1997.

Rayas est un châteauneuf du pape très particulier, entièrement à base de grenache,  produit dans la partie septentrionale de l'appellation, sur des sols sablonneux dépourvus des fameux galets. C'est un vin de grande finesse et élégance, d'une complexité remarquable même en jeunesse.

Sur le millésime 2004, le Rayas était comparé au Fonsalette, un Côte du Rhône que la famille Reynaud produit sur une vigne située à une quarantaine de kilomètres au nord de Rayas, ainsi qu'au Barbe Rac, de Chapoutier, un autre châteauneuf entièrement à base de grenache.

Sur le millésime 2005, Rayas et Fonsalette étaient comparés au Château de Pignan, autre châteauneuf du pape produit par la Emmanuel Reynaud, qui n'est pas le deuxième vin de Rayas car il est produit à partir de parcelles différentes, situées en proximité de celles du grand vin, même si plusieurs experts doutent que dans les chais de Rayas il y ait une certaine promiscuité entre les cuves qui viennent embouteillées avec l'étiquette de Pignan et celles qui donnent le vin de Rayas.

Malheureusement, la dégustation a commencé sur un faux pas, la bouteille de Rayas 2001 étant défectueuse. Nous nous sommes alors repliés sur l'excellent 2003, qui faisait preuve d'une grande finesse malgré la chaleur du millésime.

Dans le volet des 2004, il n'y a pratiquement jamais eu de lutte entre les vins. Rayas a remporté cette comparaison à l'aveugle à l'unanimité avec 14 votes sur 14.

Les surprises sont arrivées dans le troisième volet, alors qu'une majorité des membres du panel a préféré le vin #3, croyant qu'il s'agisse du Rayas. Hélas, c'était son petit frère, le Pignan. Le vrai Rayas trônait dans le verre #1 et il se distinguait nettement par sa jeunesse et sa pureté de fruit remarquable. Il faut dire, toutefois, que le Pignan avait un caractère très évocateur de ce que Rayas peut donner après quelques années de bouteille. Finalement, un bon mot pour le Fonsalette, un des Côtes du Rhône génériques les plus chers sur le marché, mais qui est d'une qualité irréprochable.


 

 

Châteauneuf du Pape 2003, Château Rayas
Rubis-grenat, saturation moyenne. Superbe nez, offrant un très beau mélange floral-épicé, très typique de Rayas, avec des notes de griotte, de cèdre, de liqueur d'herbes, quelque nuancées faisandées, très complexe. La bouche est suave, d'une belle chair, dodue, harmonieuse, avec des saveurs de griotte acidulée, de prune fraîche, d'épices, de réglisse, d'herbes, beaucoup de finesse, d'élégance et une étonnante fraîcheur pour un 2003. Vraiment très réussi!
(**** ½ - avr./10 - Fed)

 

VOLET #1

Verre #1 – Rayas             14 votes
Verre #2 – Fonsalette       0 votes
Verre #3 – Barbe Rac        0 votes

Châteauneuf du Pape 2004, Château Rayas
Rubis-grenat, bonne saturation. Plutôt discret, avec des arômes de cerise, d'épices, des accents floraux très typés, une pointe d'olive provençale, belle fraîcheur. Bouche élégante, de corps moyen, finement épicée, poivrée, tannins très fins, serrés, saveurs de cerise, d'épices, avec une finale de griotte aux relents vaporeux, floraux.
(**** @ **** ½ - avr./10 - Fed)

Côtes du Rhône 2004, Château Fonsalette
Rubis-grenat, très bonne saturation. Bon nez de cerise mûre, kirsch, épices, poivre, cuir, un caractère discrètement provençal avec une discrète austérité. Bouche de bonne matière, dense, veloutée, épicée, poivrée, très côtes du Rhône, avec une finale un brin alcooleuse.
(*** ½ - avr./10 - Fed)

Châteauneuf du Pape "Barbe Rac" 2004 Chapoutier
Rubis, bonne saturation. Très mûr, avec un caractère de liqueur de prunes et de cerises, sur un fond réglissé, goudronné. La bouche est dense, dotée d'une trame tannique serrée, assez ferme, des saveurs d'épices, de prune mûre, de réglisse, de goudron, plutôt alcooleux, chaud, avec une finale persistante, chaleureuse.
(*** ½ - avr./10 - Fed)

 

VOLET #2

Verre #1 – Rayas                3 votes
Verre #2 – Fonsalette          2 votes
Verre #3 – Pignan               9 votes

Châteauneuf du Pape 2005, Château Rayas
Rubis, bonne saturation. Le nez offre un caractère surprenant, mettant de l'avant une pureté de fruit remarquable, sur des notes de cerise juteuse, de belle fraîcheur, évolue lentement mais très positivement, acquérant éventuellement une subtile fraîcheur florale épicée plus caractéristique de Rayas. La bouche est ample, de belle matière, avec un très beau fruit de cerise, mûre, juteuse, des accents de lavande, herbes provençales, épices, poivre, des tannins très fins, polis et une longue finale de cerise et d'épices. Sublime!
(**** ½ - avr./10 - Fed)

Côtes du Rhône 2005, Château Fonsalette
Rubis, très bonne saturation. Discret, notes de kirsch, d'épices, de poivre et de cuir. Bouche ample, de bonne matière, un fruité généreux, cerise noire, épices, poivre, persistant. Très réussi.
(*** ½ @ **** - avr./10 - Fed)

Châteauneuf du Pape 2005, Château Pignan
Rubis, bonne saturation, reflets grenat. Discret, fin, avec des arômes de cèdre, d'épices, finement poivré, complexe, évolue très bien dans le verre et gagne des fines nuances florales. Bouche élégante, épicée, poivrée, très provençale, avec une trame soyeuse qui se  resserre en arrière palais, bonne finale vaporeuse aux nuances épicées.
(**** - avr./10 - Fed)


 

CR: Sociando vs Lagrange

Question de suivre l'évolution de quelques millésimes bordelais, nous avons dégusté deux verticales comparatives entre deux grands classiques du Médoc: les Châteaux Sociando Mallet et Lagrange.

Nul besoin de rappeler que Sociando Mallet est un simple cru bourgeois mais qu'il n'est pas nouveau à ce genre de comparaison et qu'en dégustation à l'aveugle il tire souvent son épingle du jeu face à des crus classés, comme ce fut encore le cas dans notre comparaison. En effet, au décompte final, Sociando a mérité plus de votes que Lagrange dans trois des quatre volets, ne perdant que sur le millésime '99.

En ce qui concerne les millésimes, parmi les quatre en jeu, c'est le 1995 qui a été voté comme le préféré par une très grande majorité de notre panel.

Le millésime 1994, très classique, affiche encore une austérité un peu dérangeante. Les vins ne montraient aucun signe de fatigue, mais il faut admettre que la verdeur des tannins tarde à se résoudre.

Le millésime 1995, notre grand gagnant, est un autre millésime très classique. Offrant encore une très belle fraîcheur, malgré leurs quinze ans, les vins semblent pouvoir tenir la route pendant encore longtemps.

Le millésime 1999 marquait un net changement de style par rapport aux deux précédents, moins élégants, avec des finales plus chaleureuses, comme si quelque chose avait été forcé dans le processus de vinification.

Les 2003 s'exprimaient assez bien pour des vins d'un millésime aussi atypique, la maturité est importante mais les vins ne manquent pas de fraîcheur.

 

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Millésimes:

2003 – 0 votes
1999 – 2 votes
1995 – 13 votes
1994 – 0 votes
 

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Volet #1 : les 1994
 
Sociando '94 – 8 votes
Lagrange '94 – 7 votes


Haut Médoc 1994, Château Sociando Mallet
Rubis, reflets grenat, très bonne saturation. Discret mélange de cassis, de cuir, de boîte à tabac. La bouche est d'assez bonne matière, des saveurs discrètes de cassis, de prune et de tabac qui lui donnent un profil assez classique,  belle acidité, tannins légèrement astringents, qui cachent un brin de verdeur, finale vaporeuse, persistante, chocolatée.
(*** ½ - avr./10 - Fed)

St. Julien 1994, Château Lagrange
Rubis-grenat, très bonne saturation. Beau caractère terreux, avec des arômes de tabac de Havane, une douceur de cèdre. Attaque ample, fluide, milieu de palais plus serré, tannins astringents, un peu de verdeur, même caractère terreux, tabac, chocolat noir, bonne persistance. AM: jusqu'en 2020+.
(*** ½ - avr./10 - Fed)

 

Volet #2 : les 1995

Sociando '95 – 8 votes
Lagrange '95 – 7 votes


Haut Médoc 1995, Château Sociando Mallet
Rubis, très bonne saturation. Beau nez, très classique, offrant un mélange de cassis, mûr, de belle acidité, aux nuances florales, avec une subtile verdeur. Bouche tendue, de belle acidité, compacte, semble beaucoup moins évoluée que la bouteille dégustée il y a trois ans, trame serrée, assez polie, sans la verdeur du '94, avec une finale, persistante, d'une subtile minéralité.
(**** - avr./10 - Fed)

St. Julien 1995, Château Lagrange
Rubis, très bonne saturation. Nez encore très jeune, cassis, mûr, juteux, myrtilles, sur un fond fumé, minéral, aux nuances légèrement viandées. Belle bouche, matière dense, compacte, tannins fins, serrés, saveurs de cassis, cuir, réglisse, belle acidité, très classique. AM: jusqu'en 2025.
(**** - avr./10 - Fed)

 

Volet #3 : les 1999

Sociando '99 – 4 votes
Lagrange '99 – 9 votes


Haut Médoc 1999, Château Sociando Mallet
Rubis-pourpre, très bonne saturation. Bon nez de cassis et de cerise, de bonne maturité, aux subtiles nuances végétales. Bouche de bonne maturité, dense, assez élégante, avec des saveurs de cassis et de mûres, de cerises noires macérées, finale chocolatée, vaporeuse, persistante. Très réussi pour le millésime.
(*** ½ @ **** - avr./10 - Fed)

St. Julien 1999, Château Lagrange
Rubis, très bonne saturation. Nez légèrement fumé, grillé, des traces de chêne qui dominent un bon caractère de fruit noir, de bonne maturité. Belle bouche, de bonne maturité, matière dense, à la trame serrée, belle mâche, saveurs de cassis, cerise noire sucrée, finale chaleureuse, persistante.
(*** ½ @ **** - avr./10 - Fed)

 

Volet #4 : les 2003

Sociando '03 – 9 votes
Lagrange '03 – 4 votes


St. Julien 2003, Château Lagrange
Rubis, très bonne saturation. Nez très mûr, de sirop de cassis et de mûres, d'une douceur un peu lassante, avec un caractère de lactose plutôt marqué, il s'assagit après une longue aération et gagne des arômes de cerise mûre et de moka beaucoup plus acceptables. Bouche mûre, dense, sirop de cassis, des tannins astringents, fermes, un peu asséchants, le cassis gagne des accents de moka et de chocolat dans la finale persistante de bonne intensité. Il traverse une phase disproportionnée, mais à la base le vin semble très réussi.
(*** ½ @ **** - avr./10 - Fed)

Haut Médoc 2003, Château Sociando Mallet
Pourpre, excellente saturation. Premier nez fumé, viandé, développant des arômes de cassis, une fraîcheur florale, violette, avec des traces de poivron qui lui confèrent un certain classicisme même dans un millésime aussi atypique. Bouche ample, dense, dotée d'une trame tannique assez astringente, belles saveurs de mûres, de cassis, graphitées, minérales, avec une longue finale de chocolat noir. Très belle réussite, assez typé 2003, mais sans en être dénaturé.
(**** - avr./10 - Fed)

 

 

 

Producteur: Domaine Belle

Domaine Belle

C'est en 1990, avec l'achat des Pierrelles, que le Domaine Belle devient essentiellement ce qu'il est aujourd'hui. Ce qui, à l'origine, n'était qu'un petit domaine de quatre hectares et demi et subsistait en vendant le fruit de ses vignes à la coopérative de Tain l'Hermitage, se transforme en un domaine exploitant près de 25 hectares et produisant environ 100'000 bouteilles par an.

L'essentiel du vignoble est situé en Crozes Hermitage, mais les Belle possèdent aussi des vignes à l'Hermitage (1 ha. en rouge et ½ ha. en blanc) et en Saint Joseph (½ ha.) Si les rouges étaient un peu en dessous des niveaux habituels, cette dégustation m'a permis de découvrir des blancs de grande finesse et fraîcheur. Philippe Belle explique qu'au fil des ans il a augmenté l'apport de roussanne dans les blancs afin de leur donner plus d'élégance et de fraîcheur. Ça semble avoir fonctionné, surtout pour l'excellent Hermitage.

 

en blanc

Hermitage blanc 2007, Domaine Belle (N.D. 70,75$)
Un demi hectare, dans les climats dits "les péléas" et "maison blanche" avec des vignes d'âge moyen de 38 ans et des rendements de 30 hl. /ha. L'élevage de 20 mois en fûts, dont 75% neufs, avec bâtonnage. Le nez possède un très joli nez, aux nuances florales, chèvrefeuille, fruit blanc, mûr, croquant, avec des arômes boisés, vanillés, qui deviennent un peu redondants à la longue. La bouche est vraiment d'une très belle matière, dense, volumineuse, avec une chair compacte, du fruit blanc, mûr, des traces boisées, vanillées, graphitées, bonne longueur. Vraiment un très bel hermitage, d'une élégance presque bourguignonne, il aurait pu être encore meilleur si sa fraîcheur et sa floralité avaient eu plus de liberté d'expression.
(****  - mars/10 - Fed)

Crozes Hermitage "les terres blanches" 2008, Domaine Belle (N.D. 26,80$)
Deux hectares, marsanne (70%) roussanne (30%), d'âge moyen de 35 ans, l'élevage est en fûts, dont un tiers neufs. Joli nez, frais, avec des notes florales, aux nuances d'amande et d'anis, en évoluant il gagne un subtil caractère de pain grillé. Bouche ample, ronde, d'une belle matière fruitée, expressive, délicate, de bonne maturité. Plutôt bien fait.
(*** ½ - mars/10 - Fed)

 

en rouge


Hermitage 2005, Domaine Belle (SAQ 11154814– 70,75$)
Un hectare, dans le climat dit "les murets" avec des vignes d'âge moyen de quarante ans. L'élevage, jusqu'à 26 mois, s'effectue en fûts, dont 75% neufs. Il offre un joli nez, frais, profond, de belle maturité, avec une douceur boisée, vanillée, qui se mêle à un fruit de mûres. Bouche ample, assez dense, souple, avec une belle matière fruitée, de concentration moyenne, enrobée de traces de chêne neuf, finale de fruit noir, de chocolat et de réglisse. 
(*** ½ - mars/10 - Fed)

Crozes Hermitage "Cuvée Louis Belle" 2006, Domaine Belle (SAQ 917484 – 27,95$)
Cette cuvée hommage au grand-père Belle, fondateur de la Cave coopérative en 1933, est issue de 7,5 hectares de vignes d'âge moyen de 55 ans. L'élevage de seize mois est effectué avec l'utilisation de 25% de fûts neufs. Rubis-pourpre, de très bonne saturation. Beau nez, ample, mûr, profond, avec une douceur boisée très subtile qui se mêle à la maturité du fruit de framboise. La bouche est ample, assez fluide, tendue par une bonne acidité, légère astringence tannique en arrière palais, finale discrète, un peu légère. Pas aussi convaincant que d'habitude. 
(*** @ *** ½ - mars/10 - Fed)

Crozes Hermitage "les pierrelles" 2007, Domaine Belle (SAQ 863795 – 24,85$)
Lorsque les Belle ont racheté les Pierrelles, les vignes étaient plantées de façon à favoriser la mécanisation de la vendange. Un travail graduel de replantation a du être effectué afin d'augmenter la densité de plantation. Les 11 hectares de vignes des Pierrelles conservent néanmoins une moyenne d'âge de plus de trente ans. Rubis-pourpre, de très bonne saturation, le 2007 est un Crozes mûr, chaud, assez profond, avec des arômes de prune et d’épices, sur un fond poivré, réglissé. La bouche est de bonne matière, avec des saveurs de prune mûre et de chocolat.
(*** @ *** ½ - mars/10 - Fed)

 

Producteur: Chanson Père et Fils

Entré dans le giron du groupe Bollinger depuis 1999, Chanson Père et fils possède 45 hectares de vignes en Côte de Beaune qui fournissent environ 25% de la production totale de la maison, le reste étant assuré par l'achat de raisin attentivement sélectionnés. Les vins vendus sous la marque Domaine Chanson viennent des vignobles de propriété, les autres viennent commercialisés sous la marque Maison Chanson. Les blancs, droits, tendus et de belle finesse, possèdent une belle netteté aromatique. Les rouges traduisent bien les forces et faiblesses des différents millésimes, mais dans l'ensemble la qualité est un peu plus inégale avec certains crus qui semblent plus complets que d'autres.

en blanc

Chassagne Montrachet "les chevenottes" 1er cru 2007, Domaine Chanson Père et fils (I.P. 92,25$)
Comme tous les blancs de la maison, ce chevenottes est un vin très pur et élégant, il offre des arômes d'amande, ainsi qu'un joli caractère floral. La bouche est énergique, tendue par une belle acidité, du tonus et de la pureté, avec des saveurs d'agrumes et d'amande, une subtile minéralité qui persiste. Élégant, complet, un très beau chassagne.
(**** - mars/10 - Fed)

Beaune "Clos des mouches" 1er cru 2007, Domaine Chanson Père et fils (I.P. 105,00$)
Venant de 2 hectares de propriété de la maison, produit avec des rendements de 35 hl. /ha. Il offre un nez très frais, floral, avec des arômes d'amande grillée. Belle bouche, de bonne matière, soutenue par une saine acidité, avec des saveurs de noisette, d'agrumes et de fruit blanc. Très cher mais bien fait.
(*** ½ @ **** - mars/10 - Fed)

Meursault 2007, Maison Chanson Père et fils (I.P. 57,00$)
Très fin, de belle fraîcheur, avec des arômes délicats de fleurs blanches. Bouche bien tendue, de belle acidité, harmonieux, avec des saveurs d'amande.
(*** ½ - mars/10 - Fed)

Viré Clessé 2007, Maison Chanson Père et fils (I.P. 24,65$)
Le bas de gamme de la maison, un vin de belle fraîcheur, avec un joli caractère d'agrumes.
(*** - mars/10 - Fed)

 

en rouge

Clos de Vougeot grand cru 2006, Domaine Chanson Père et fils
Rubis, bonne saturation. Beau nez, mûr, avec des arômes de griotte, aux subtiles nuances crayeuses. Bouche de très belle matière, ample, pleine, avec une trame tannique fine, des saveurs de griotte, finement épicées, crayeuses. Vraiment une très belle réussite, mais avec le même défaut de tous les 2006: un manque de substance et de profondeur qui rend le prix très difficile à digérer.
(**** - mars/10 - Fed)

Beaune 1er cru "Clos des fèves" 2006, Domaine Chanson Père et fils (I.P. - 85,75$)
Beau nez, très pur, de belle fraîcheur, avec des arômes nets de fruits rouges et une subtile note vanillée qui lui apporte une touche élégante. Bouche de corps moyen, à la trame élégante, serrée, matière fruitée très pure, sur un caractère de griotte acidulée, confite, de bonne persistance. Belle bouteille, très élégant, mais on aimerait un peu plus de substance à ce prix.
(*** ½ @ **** - mars/10 - Fed)

Beaune 1er cru "Clos du roi" 2002, Domaine Chanson Père et fils (I.P. - 49,00$)
Rubis, très bonne saturation. Bon nez, fin, aux nuances légèrement terreuses, de champignon, sur un fond de griotte mûre. Bouche assez pleine, dotée d'une belle trame tannique, qui en fait un beaune assez viril et corsé, aux saveurs de cerise, légèrement chocolatées en finale. 
(*** ½ @ **** - mars/10 - Fed)

Beaune-Bastion 1er Cru 2005, Domaine Chanson Père et fils (SAQ 11094559  - 51,00$)
Ce vin prend son nom d'un des bastions de l'enceinte de la ville de Beaune, qui est propriété de la maison Chanson et sert de lieu d'entreposage des vins. Les murs, d'unes épaisseur de six à huit mètres permettent une excellente stabilité des températures et une bonne hygrométrie. Il s'agit d'un assemblage de différents premiers crus appartenant à la maison Chanson. C'est un vin de belle fraîcheur, avec des arômes nets de fruits rouges, framboise, cerise, de bonne maturité. Bouche de corps moyen, tendue par une bonne acidité, avec une trame tannique fine, serrée, légèrement astringente. Très classique.
(*** ½ - mars/10 - Fed)

Beaune 1er cru "Champs Pimont" 2004, Domaine Chanson Père et fils (I.P. - 49,00$)
Rubis-grenat, bonne saturation. Nez légèrement végétal, avec des notes de champignon et des nuances subtiles de violette et de prune. Bouche de corps moyen, avec des saveurs de prune, de tabac, des traits végétaux. Un vin qui montre les limites du millésime et laisse entrevoir un début d'évolution.
(*** - mars/10 - Fed)