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février 23, 2010

Producteur: Planeta

 

L'histoire de Planeta est celle d'une entreprise familiale, créé en 1995 par Francesca, Alessio et Santi Planeta. La production de deux millions de bouteilles est aujourd'hui repartie sur cinq propriétés différentes, distribuées aux quatres coins de la Sicile.

C'est à Sambuca di Sicilia que les premiers vins de Planeta ont été créés. C'est ici, près d'une ferme du 17e siècle et des ruines d'un ancien château fort arabe, sur les bords du lac Arancio, que sont plantées les vignes de chardonnay qui ont servi à produire le vin qui, vers la fin des années '90, a situé Planeta sur scène la vinicole mondiale. 

Mais le projet de la famille Planeta ne se limitait pas simplement à la production d'un chardonnay qui obtienne des gros pointages dans la presse spécialisée. Depuis le début, le patrimoine vinicole des Planeta a été enrichi de la plupart des cépages nobles utilisés ailleurs en Italie dans le but d'en étudier le potentiel dans le climat de Sicile. C'est ce qui a permis de découvrir que le fiano pouvait donner des résultats fort intéressants, goûtez à l'excellent  Cometa si vous n'y croyez pas! Le très renommé œnologue italien Renzo Cotarella a même affirmé que les Planeta ont permis de démontrer que le fiano s'exprime en Sicile comme le ferait un cépage autochtone.

Pas très loin de là, à Menfi, on trouve les vignes qui donnent la plupart des vins à base de grands cépages noirs internationaux: syrah, merlot et petit verdot, ainsi que le cabernet sauvignon et cabernet franc, qu'on retrouve ensemble dans le Burdese.

Paradoxalement, c'est avec les cépages importés que les Planeta semblent produire leurs vins les plus convaincants, des vins complets, typés, d'une belle précision aromatique. Des vins à découvrir!

 

- en blanc
Cometa I. G. T. Sicilia 2007, Planeta (SAQ 705 046 – 38,25$)

Robe dorée, assez soutenue. Très mûr, offrant des arômes de poire et d'abricot. Attaque onctueuse, bouche soutenue par une belle acidité, qui confère au vin beaucoup de droiture, une fine amertume, minérale, avec des accents d'agrumes qui persistent. C'est réussi.
(*** ½ - oct./09 - Fed)

Chardonnay I. G. T. Sicilia 2007, Planeta (SAQ 855 114 – 40,75$)

Robe dorée, très soutenue. Mûr, profond, finement beurré, un nez qui laisse présager beaucoup d'onctuosité, impression qui est rapidement confirmée par la bouche, très glycérinée, subtilement boisée, aux relents beurrés, riche mais plus harmonieuse que dans le passé.
(*** ½ - oct./09 - Fed)

La Segreta bianco I. G. T. Sicilia 2008, Planeta (SAQ 741 264 – 17,40$)

Un assemblage de grecanico (50%), chardonnay (30%), viognier (10%) et fiano (10%). Mûr, offrant des arômes de pomme auxquels s'entremêle une fraîcheur de chèvrefeuille. La bouche est assez onctueuse, de bonne acidité, des accents d'agrumes, simple mais de belle fraîcheur.
(*** - oct./09 - Fed)

  

- Le dessert
Moscato di Noto 2007, Planeta (SAQ 10540406 – 37,75$)

Quel parfum! Un fruit chatoyant de maturité, avec toute la délicatesse du muscat, des notes alléchantes de thé à la pêche et d'abricot confit, finement épicé. La bouche est de belle densité, riche, visqueuse, mais parfaitement harmonieuse.
(**** - oct./09 - Fed)

 

- en rouge

 

Cépages internationaux
Burdese I. G. T. Sicilia 2005, Planeta (SAQ 10221106 – 38,25$)

Rubis, très bonne saturation. Bon nez, fin, subtil, marqué de notes d'herbes, de cuir, de discrètes notes boisées, un fruit de cassis qui se manifeste avec réticence et un fond terreux, aux nuances de tabac. La bouche est élégante, dotée d'une très discrète austérité végétale, si typique du cabernet, des accents terreux, réglissés, une bonne maturité d'ensemble et une longue finale aux relents réglissés. Il paraît un peu plus évolué que devrait l'être un cabernet de son âge, mais c'est un vin assez complet et typé.
(*** ½ @ **** - oct./09 - Fed)

Merlot I. G. T. Sicilia 2006, Planeta (SAQ 705 962 – 38,25$)

Rubis-grenat, très bonne saturation. Bon nez, mûr, aux relents d'herbes et de cerise noire sucrée, plutôt typé. Bouche dense, veloutée, assez élégante, fine astringence, des saveurs d'herbes, de réglisse, d'épices, avec une longue finale de chocolat noir. Un vin très réussi, mûr, mais étonnamment typé et élégant.
(*** ½ @ **** - oct./09 - Fed)

Syrah  I. G. T. Sicilia 2006, Planeta (SAQ 705 097 – 33,25$)

Rubis-pourpre, très bonne saturation. Profond, aux arômes discrets de poivre, de fruit noir et d'épices. Bouche dense, de bonne matière, assez glycérinée, de bonne concentration, avec des saveurs de cerise sucrée et de réglisse qui persistent. Bien fait.
(*** ½ - oct./09 - Fed)

 

Cépages autochtones

 

Cerasuolo di Vittoria 2007, Planeta (SAQ 10553362 – 24,20$)

Issu de nero d'avola (60%) et de frappato (40%), ce vin offre un joli nez de prune fraîche, de fraise et d'abricot très mûr. La bouche est de corps moyen, tannins finement astringents, un fruit frais et pur, aux accents de fraise. Un vin original et gourmand.
(*** @ *** ½ - oct./09 - Fed)

Santa Cecilia I. G. T. Sicilia 2006, Planeta (SAQ 705 947 – 33,25$)

Entièrement issu de nero d'avola, ce vin rubis, de très bonne saturation, possède un nez bien mûr, profond, avec des notes de fruit noir qui se mêlent à un caractère de prune et de réglisse noire, un brin sucré, aux subtiles nuances boisées. Bouche d'assez bonne densité, sans lourdeur, des saveurs d'épices, de réglisse, une trame bien enveloppée, une finale un peu abrupte.
(*** - oct./09 - Fed)

La Segreta rosso I. G. T. Sicilia 2008, Planeta (SAQ 898 296 – 17,40$)

Un assemblage de nero d'avola (50%), merlot (25%), syrah (20%) et cabernet franc (5%). Rubis, bonne saturation. Mûr, chaud, avec des notes de prune et de poivre noir. Bouche de corps moyen, assez simple, poivre, fruit rouge, on dirait un Côtes du Rhône générique.
(** ½ - oct./09 - Fed)

 


 

CR: Châteauneuf du Pape 2005

 

Nous avions déjà eu un premier impact très positif avec les châteauneufs du millésime 2005 en mars dernier, alors que notre panel avait été littéralement renversé par une cuvée "Deus Ex-machina" (Clos St. Jean) presque parfaite!  Ce deuxième rendez-vous avait donc la tâche de confirmer la qualité du millésime dans cette grande appellation rhodanienne. Et les attentes n'ont pas été déçues! La maturité, la densité des matières, la profondeur des vins, étaient dans tous les cas dignes des meilleurs millésimes. Il faut aussi souligner que, heureusement, l'harmonie des vins était rarement affectée par des excès de chaleur alcoolique.

Dès le premier volet, des vins comme Pégau, Clos des Papes et la cuvée "les quartz" du Domaine de Caillou plaçaient la barre bien haute! Le grand gagnant du volet, a été le Pégau, un vin flatteur et très complet, qui a jouit de l'avantage d'être dégusté à un moment favorable par rapport à un ténor beaucoup plus profond et imposant comme "les quartz." Clos des Papes, complexe et très sphérique, n'a pas fait l'unanimité mais il a ravi plusieurs dégustateurs. Le Mont Redon, peut-être un peu trop vanillé et flatteur en ce moment, a souffert de la comparaison avec des vins plus complets.

Les vins du deuxième volet se sont révélés un peu plus exigeants à déguster, avec des matières plus chargées et une chaleur parfois un peu plus marquée. La cuvée vieilles vignes de Tardieu Laurent a remporté le volet haut la main, grâce à son boisé fin et son fruité pur, qui lui auront  permis de laisser les autres vins loin derrière.

Vous trouverez les notes et les résultats de la dégustation ci-bas.

  

1er volet

Vin #1    Domaine Pégau  - "cuvée réservée"      12 votes
Vin #2    Domaine du Caillou -  "les quartz"           0 votes
Vin #3    Mont Redon                                                    0 votes
Vin #4    Clos des Papes                                              2 votes

 

Châteauneuf du Pape "Cuvée Réservée" 2005, Domaine du Pégau

Rubis, très bonne saturation. Fermé, il a besoin d'oxygène, les notes d'olive noire, de cuir et d'animal, gagnent alors des nuances graphitées et de pain grillé. La bouche est de corps moyen, assez souple, d'une belle matière fruitée, aux saveurs de mûres et de framboise, des relents épicés, les tannins se referment en arrière-palais, fine astringence, une finale chaleureuse, finement réglissée. Très bien fait.
(**** - sept./09 - Fed)

Châteauneuf du Pape "les quartz" 2005, Domaine du Caillou

Rubis-pourpre, excellente saturation. Très profond, offrant des notes de réglisse noire, d'asphalte, de prune très mûre, en évoluant, des odeurs de vernis à ongle s'y ajoutent après une longue oxygénation. La boche est dense, massive, compacte, avec des tannins serrés, mûrs, une présence beaucoup plus harmonieuse et élégante que le nez et la robe l'auraient laissé soupçonner, prune fraîche, myrtilles, chocolat crémeux, long. Un vin massif, mais étonnamment accessible. AM: jusqu'en 2020.
(**** @ **** ½ - sept./09 - Fed)

Châteauneuf du Pape 2005, Mont Redon

Rubis, très bonne saturation. Doux, mûr, dominé par des arômes vanillés assez nets, finement épicés, sur un fond de cerise mûre. Bouche très souple, bien fruitée, une matière assez glycérinée enrobe des tannins mûrs, avec des saveurs assez pures de cerise sucrée, finale de bonne fraîcheur, assez persistante. Un vin très sphérique et dodu.
(*** ½ - sept./09 - Fed)

Châteauneuf du Pape 2005, Clos des Papes

Rubis, très bonne saturation. Beau nez, subtil, assez complexe, offrant des notes d'olive, de fleurs des champs, aux nuances provençales, de bonne fraîcheur. La bouche est dense, glycérinée, avec des saveurs de cerise bien mûre, sucrée, aux relents d'épices. Plein, harmonieux et long. Il est étonnamment accessible, mais ça ne devrait pas lui empêcher de vieillir.
(**** - sept./09 - Fed)

 

2e volet

Vin #1    Tardieu-Laurent  - "vieilles vignes"                11 votes               
Vin #2    Domaine de Beaurenard  - "boisrenard"       3 votes
Vin #3    Cuvée du Vatican - "Réserve Sixtine"            0 votes
Vin #4    Domaine Cristia  - "vieilles vignes"                 0 votes  

 

Châteauneuf du Pape "vieilles vignes" 2005, Tardieu-Laurent

Produit à partir de vignes de grenache âgées d'entre 70 et 100 ans. Rubis-pourpre, très bonne saturation. Beau nez, marqué par un boisé fin, aux traces de mine de plomb et d'aneth, sur un fond de cerise mûre, crémeuse. La bouche est plutôt puissante, alcooleuse, d'une belle matière fruitée, dense, de bonne concentration, aux saveurs de prune et de cerise noire, ainsi que d'un fin boisé, terminant en une longue finale chaleureuse.
(**** - sept./09 - Fed)

Châteauneuf du Pape "boisrenard" 2005, Domaine de Beaurenard

Pourpre, très bonne saturation. Beau nez, pur, crémeux, aux arômes de cerise et de prune fraîche, belle pureté de fruit. Bouche dense, veloutée, d'excellente concentration, les saveurs de peau de cerise et de mûres sont d'une très belle pureté, la fermeté des tannins se manifeste en arrière-palais, longue finale de fruit noir et de réglisse. Très réussi!
(**** @ **** ½ - sept./09 - Fed)

Châteauneuf du Pape "Réserve Sixtine" 2005, Cuvée du Vatican

Rubis-pourpre, très bonne saturation. Premier nez un peu aigre, marqué d'odeurs salines, animales, presque de transpiration, sur un fond de prune mûre et de réglisse. Bouche d'une superbe matière, ample, veloutée, soutenue par une trame tannique plutôt ferme, traversée par une profonde minéralité qui se poursuit dans la longue finale, sur des relents de réglisse et de chocolat noir. Il aura besoin de temps pour mieux s'exprimer, mais c'est un vin très complet, viril et profond.
(****  - sept./09 - Fed)

Châteauneuf du Pape "vieilles vignes" 2005, Domaine Cristia

Une bouteille douteuse, marqué par beaucoup de volatilité, des odeurs de pruneau et de pommes macérées, avec une caractère alcooleux qui rappelle celui de certains rhums agricoles. L'attaque est marquée par des traces de CO2 résiduel, la bouche est ample et savoureuse, beaucoup de fruit noir et de prune, en une finale réglissée. Il faudra goûter une autre bouteille pour avoir l'heure juste.
(n.n.  - sept./09 - Fed)

 

 

Producteur: Casanova di Neri

 

En 1971, Giovanni Neri rachète une vaste propriété dans la région de Montalcino, créant ainsi le Domaine Casanova di Neri. Au cours des années qui suivent la création du domaine, la famille Neri agrandit ses possessions en rachetant des nouvelles parcelles de vignes vouées à la production de raisins de première qualité. Le domaine compte aujourd'hui 36 hectares de vignes, partagés en quatre microclimats différents.  

Le vin le plus important du domaine est le Brunello de Montalcino du cru "Cerretalto," que la famille Neri a acquis en 1986. Issu d'un microclimat plus frais, ce qui lui a permis de s'exprimer remarquablement bien même dans des millésimes caniculaires comme 2003 et 1997, ce vin est produit uniquement dans les millésimes où on arrive à atteindre une maturité optimale des raisins (le 2005 ne sera pas embouteillé.) C'est un vin au caractère profond et complexe, qui n'est produit uniquement qu'en dix à quinze mille exemplaires, arguments qui ne justifient que partiellement son prix exorbitant (239$).

À bien meilleur marché, le Brunello di Montalcino Tenuta Nuova est un vin tout aussi intéressant mais avec un style complètement différent, plus jeune, plus moderne, avec un boisé plus manifeste par rapport au Cerretalto, même si, paradoxalement, la quantité de bois neuf utilisée dans l'élevage est nettement inférieure (50% pour le Tenuta Nuova contre 100% pour le Cerretalto). À 70$ (prix du millésime 2004) c'est définitivement un des meilleurs Brunello d'entrée de gamme sur le marché!

Depuis le millésime 2000, le domaine Casanova di Neri produit aussi un vin à base de cabernet sauvignon, le Pietradonice. Après quelques millésimes peut-être un peu surextraits, les Neri semblent avoir pris la juste mesure de ce vin dont le style s'est beaucoup affiné avec l'édition 2005, donnant un cabernet mûr et élégant, qui conserve néanmoins un style éminemment toscan!

 

Les Brunello

Brunello di Montalcino "Tenuta Nuova" 2005, Casanova di Neri

L'élevage de près de trente mois en fûts de chêne, dont la moitié sont renouvelés à chaque millésime, est très évident. Mais le bois, aussi présent soit-il dans les premières phases, s'intègre très bien à la complexité du vin, les notes de graphite accompagnent un joli nez de fruits noirs acidulés, se fondant éventuellement dans un caractère de cerise mûre et de chocolat au lait. La bouche est de bonne matière, charnue et veloutée, avec une trame tannique serrée, fine, sans dureté, des traces boisées, un fruit de cassis et de cerise et des relents chocolatés qui s'allongent dans la finale. Un peu moins complet que le fabuleux 2004, mais c'est un vin très réussi et vraiment charmeur. Déjà très accessible, il donnera aux amateurs une très grande fenêtre de consommation. Il sera disponible à la SAQ en février 2010.
(**** - sept./09 - Fed)

 

Brunello di Montalcino 2004, Casanova di Neri (SAQ 10961323 - 66,00$)

Rubis, bonne saturation. Dans un style beaucoup plus traditionnel, ce Brunello offre un nez de bonne maturité, avec des notes classiques de cuir, d'épices, une chaleur terreuse et des notes d'aromates. La bouche est d'assez bonne matière, une trame assez serrée, la juste fermeté, assez élégant, avec des saveurs de prune, de cuir et de réglisse.
(*** ½ - sept./09 - Fed)

 

Le Brunello Cerretalto
Brunello di Montalcino "Cerretalto" 1997, Casanova di Neri

Grenat, bonne saturation. Discret mais complexe, laissant entrevoir un début d'évolution avec ses nuances de tabac, qui se complètent de notes de prune, d'épices et de terre brûlée par le soleil. La bouche est élégante et proportionnée, d'une trame serrée, bien polie, très accessible, discret, avec des saveurs subtiles de tabac et de prune qui persistent. Le vin évolue encore très bien dans le verre et semble posséder beaucoup de réserves, s'exprimant avec une chaleur méditerranéenne très réconfortante. Vraiment très réussi.
(**** @ **** ½ - sept./09 - Fed)

 

Brunello di Montalcino "Cerretalto" 2003, Casanova di Neri (SAQ 10851141 – 229,25$)

Rubis, très bonne saturation. Profond, mûr, avec des arômes de prune, un boisé discret, des nuances d'herbes aromatiques, c'est manifestement un vin important, le nez l'exprime clairement mais, en évoluant, le boisé prends des allures de cassonades et trahit l'utilisation exclusive de fûts neufs, de plus, les arômes de prune deviennent de plus en plus sucrés, trahissant aussi la chaleur du millésime. La bouche est dense, d'une matière glycérinée, soutenue par une trame tannique serrée, plutôt fine, une assez bonne acidité, des saveurs de prune et de réglisse qui persistent. Un vin qui, somme toute, ne semble pas avoir souffert de la chaleur excessive du millésime 2003, grâce entre autre au microclimat plus frais qui caractérise le vignoble de Cerretalto. Microclimat qui, d'ailleurs, le pénalise dans les millésimes qui affichent une maturité déficiente, raison pour laquelle ce vin ne sera pas produit en 2005. Le prix (près de 230$) est probablement excessif, mais c'est un vin important dont on ne produit que de 10000 à 15000 bouteilles annuellement.
(****  - sept./09 - Fed)

 

Le cabernet Pietradonice
Pietradonice Sant'Antimo rosso 2005, Casanova di Neri (SAQ 10335154 – 107,75$)

Rubis-pourpre, très bonne saturation. Plutôt discret, doté d'un boisé subtil, de notes d'herbes aromatiques, d'anis, sur un fond de cassis et de mûres. La bouche est ample, d'une matière assez volumineuse, bien proportionnée, avec une trame tannique assez serrée mais harmonieuse, beaucoup moins dure que dans les derniers millésimes, belles saveurs de cerise mûre et de prune fraîche. Un vin mûr et très méditerranéen, dans lequel on perçoit le caractère des vins toscans beaucoup plus que celui du cabernet. Très cher mais très réussi!
(**** - sept./09 - Fed)

 

Le rosso
Rosso di Montalcino 2006, Casanova di Neri (SAQ 10335226 - 32,00$)

Rubis-grenat, bonne saturation. Mûr, bon nez de prune fraîche, de réglisse et d'aromates. Bouche de corps moyen, tannins légèrement astringents, notes de cuir et de réglisse. Très classique, réussi, ce vin est conçu pour accompagner des repas quotidiens, en toute simplicité. Dommage que le prix ne reflète pas tout à fait l'esprit du vin.
(*** @ *** ½ - sept./09 - Fed)