<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0">
   <channel>
      <title></title>
      <link>http://ledegustateur.com/blog/</link>
      <description>Le blogue du dégustateur</description>
      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2012</copyright>
      <lastBuildDate>Mon, 09 Apr 2012 11:51:32 -0500</lastBuildDate>
      <generator>http://www.sixapart.com/movabletype/?v=3.2ysb5-20051201</generator>
      <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs> 

            <item>
         <title>CR: BORDEAUX 2008</title>
         <description><![CDATA[<div>De pi&egrave;tre &agrave; excellente, &agrave; peu pr&egrave;s tous les verdicts possibles ont &eacute;t&eacute; &eacute;mis sur la qualit&eacute; des bordeaux 2008. Qu'en est-il r&eacute;ellement de ces vins? C'est le jugement que cette d&eacute;gustation devait nous aider &agrave; mettre au point. Deux volets de quatre vins, chacun &eacute;tant compos&eacute; de trois bordeaux 2008 et d'un vin pirate, pour rendre l'exercice de d&eacute;gustation &agrave; l'aveugle plus int&eacute;ressant. <br /><br />L'impact avec les vins du premier volet a &eacute;t&eacute; un peu difficile. Malgr&eacute; que le mill&eacute;sime ait la r&eacute;putation d'avoir jouit d'un climat g&eacute;n&eacute;ralement frais, sans exc&egrave;s de chaleur, avec une saison v&eacute;g&eacute;tative extr&ecirc;mement longue, les vins pr&eacute;sentaient une chaleur alcoolique parfois bien marqu&eacute;e. </div><div><br />La faveur du panel a &eacute;t&eacute; vers le Ch&acirc;teau Lascombes, un Margaux flatteur et &eacute;l&eacute;gant, tr&egrave;s typ&eacute;, qui a eu raison d'un excellent Haut Bailly, plus r&eacute;serv&eacute; et de tr&egrave;s belle structure et du cabernet toscan Mormoreto, de la maison Frescobaldi, laissant le Smith Haut Lafitte, un des pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s du groupe, habituellement, loin derri&egrave;re. </div><div><br />La qualit&eacute; est mont&eacute;e d'un cran dans le deuxi&egrave;me volet. Le pedigree des vins en lice &eacute;tait sans doute propice &agrave; nous offrir de tr&egrave;s belles choses, mais l'impression est que, en 2008, les vins plus septentrionaux, plus atlantiques, de Saint Julien, Pauillac et Saint Est&egrave;phe, soient plus harmonieux, en g&eacute;n&eacute;ral. </div><div><br />Malgr&eacute; l'homog&eacute;n&eacute;it&eacute; des vins du deuxi&egrave;me volet, tous de tr&egrave;s grande qualit&eacute;, l'&eacute;l&eacute;gance supr&ecirc;me du Lafite lui a permis de ramasser une grande majorit&eacute; des votes du panel, ne laissant que des miettes pour la concurrence. Cela d&eacute;montre bien qu'il ne faut pas n&eacute;cessairement &ecirc;tre une b&ecirc;te &agrave; concours pour gagner des d&eacute;gustations &agrave; l'aveugle. Le Lafite, avec ses petits 12,5 degr&eacute;s d'alcool, a surtout brill&eacute; par sa d&eacute;licatesse et son harmonie. Et ce fut amplement suffisant.</div><div><br /><strong>J'ach&egrave;te ou je n'ach&egrave;te pas</strong></div><div><br />Quoiqu'en disent certains experts, on est loin d'un grand mill&eacute;sime. Les 2008 ne poss&egrave;dent pas la profondeur, la pr&eacute;cision et la structure des 2005 et des 2000. Il y a eu de belles r&eacute;ussites, certainement, mais on est beaucoup plus pr&egrave;s de mill&eacute;simes comme 2006 et 2004. Si vous jugez que votre cave a d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment besoin de quelques bordeaux de plus, vous pourriez &ecirc;tre attir&eacute;s par le prix tr&egrave;s favorable de certains des meilleurs 2008. Si non, quoi que ce soit deux mill&eacute;simes plus dispendieux, gardez &agrave; l'esprit qu'il y aura beaucoup de tr&egrave;s bons achats &agrave; faire parmi les crus bourgeois et les petits crus class&eacute;s de 2009 et 2010.</div><div><strong>1er volet<br />Verre #1 - Smith Haut Lafitte 0 votes</strong><br /><strong>Verre #2 - Lascombes 8 votes</strong><br /><strong>Verre #3 - Mormoreto 4 votes</strong><br /><strong>Verre #4 - Haut Bailly 2 votes</strong><br /><div><br /><strong>Pessac L&eacute;ognan 2008, Ch&acirc;teau Smith Haut Lafitte </strong><br />Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Nez tr&egrave;s m&ucirc;r, ar&ocirc;mes de cerise &agrave; l'alcool, terre br&ucirc;l&eacute;e, caoutchouc, r&eacute;glisse noire. Bouche dense, de tr&egrave;s bonne mati&egrave;re, puissante, alcooleuse, un peu br&ucirc;lante, tannins fermes mais bien enrob&eacute;s. Pas tout &agrave; fait harmonieux en ce moment. &Agrave; attendre.<br />(*** &frac12; - nov./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Margaux 2e grand cru class&eacute; cru 2008, Ch&acirc;teau Lascombes </strong><br />Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Joli nez, tr&egrave;s m&ucirc;r, belle fra&icirc;cheur, cassis, avec des accents de violette et de poivron, bois&eacute; l&eacute;g&egrave;rement fum&eacute;, aux nuances de caramel et de moka. Bouche de bonne mati&egrave;re, fluide, assez sph&eacute;rique, tr&egrave;s margalaise, saveurs de cassis, de cerise m&ucirc;re, tr&egrave;s bonne concentration, tannins serr&eacute;s, &eacute;l&eacute;gants, bonne finale, longue, subtilement r&eacute;gliss&eacute;e. Tr&egrave;s r&eacute;ussi!<br />(*** &frac12; @ **** - nov./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Mormoreto Toscana i.g.t. 2007, Frescobaldi (SAQ 864512 - 59,75$)</strong><br />Pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Beau nez, expressif, de tr&egrave;s bonne maturit&eacute; et puret&eacute; de fruit, avec des ar&ocirc;mes de confiserie, et de marmelade aux fruits noirs. Bouche de bonne mati&egrave;re, &eacute;l&eacute;gante, velout&eacute;e, avec des saveurs de m&ucirc;res, de framboises, presque cr&eacute;meux, de tr&egrave;s bonne concentration, avec une trame tannique serr&eacute;e, bien enrob&eacute;e, une finale un brin chaleureuse, mais longue et r&eacute;gliss&eacute;e. <br />(*** &frac12; @ **** - nov./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Pessac L&eacute;ognan 2008, Ch&acirc;teau Haut Bailly </strong><br />Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Discret, profond, beaux ar&ocirc;mes de cassis, de cerise m&ucirc;re, sucr&eacute;e, avec un caract&egrave;re subtilement terreux-min&eacute;ral. Bouche &eacute;l&eacute;gante, structur&eacute;e, avec une trame tannique tr&egrave;s rac&eacute;e, ferme, de belle m&acirc;che, belles saveurs de fruit m&ucirc;r, beaucoup de retenue et un superbe sens des proportions, aboutissant en une tr&egrave;s belle finale min&eacute;rale. Excellent!<br />(**** - nov./11 - Fed)<br /><br /></div><p style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px">&nbsp;</p><p style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px">&nbsp;</p><div><strong>2e volet</strong><br /><strong>Verre #1 - Giorgio Primo 0 votes </strong><br /><strong>Verre #2 - Lafite Rothschild 9 votes</strong><br /><strong>Verre #3 - L&eacute;oville Barton 2 votes</strong><br /><strong>Verre #4 - Cos d'Estournel 3 votes</strong></div><div><br /><strong>Giorgio Primo Toscane Igt 2008, Fattoria La Massa (SAQ 11290226 - 90,25$)</strong><br />Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Discret, tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gant, avec un nez d'une puret&eacute; exquise, cassis, m&ucirc;res, framboises, fleurs des champs, cr&eacute;meux, dot&eacute; de beaucoup de maturit&eacute; mais aussi de la fra&icirc;cheur et de la d&eacute;licatesse. Bouche dense, velout&eacute;e, de tr&egrave;s bonne concentration mais aussi bien &eacute;l&eacute;gante, saveurs de fruits noirs, m&ucirc;rs, sucr&eacute;s, &eacute;pices, r&eacute;glisse, longue finale avec un retour de cassis et de m&ucirc;res. Excellent!<br />(**** - nov./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Pauillac 1er grand cru class&eacute; 2008, Ch&acirc;teau Lafite Rothschild </strong><br />Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Tr&egrave;s beau nez, irr&eacute;sistiblement flatteur, avec un bois&eacute; parfait, aux relents de torr&eacute;faction, de ch&ecirc;ne grill&eacute; et de mine de plomb, sur un fond de cassis et de m&ucirc;res. Bouche fluide, extr&ecirc;mement &eacute;l&eacute;gante et digeste, avec des proportions tr&egrave;s classique, presque d'autrefois, trame serr&eacute;e, noble et d&eacute;licate, tout en dentelle, finale subtile mais persistante, aux accents de cassis et de min&eacute;ral. Un pauillac de facture tr&egrave;s classique, un taux d'alcool de 12,5 et surtout une &eacute;l&eacute;gance et une harmonie hors pair, un grand vin qui devrait servir d'exemple &agrave; bien des producteurs de b&ecirc;tes &agrave; concours.<br />(**** @ **** &frac12; - nov./11 - Fed)</div><div><br /><strong>St. Julien 2e grand cru class&eacute; 2008, Ch&acirc;teau L&eacute;oville Barton </strong><br />Pourpre, opaque. Nez tr&egrave;s m&ucirc;r, profond, r&eacute;gliss&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de prune et de cassis, sur un fond min&eacute;ral. Bouche dense, tannique, structur&eacute;e, un peu dure en ce moment, dot&eacute;e d'une belle acidit&eacute; et une grande min&eacute;ralit&eacute;, tr&egrave;s longue finale. &Agrave; attendre.<br />(**** - nov./11 - Fed)</div><div><br /><strong>St. Est&egrave;phe 2e grand cru class&eacute; 2008, Ch&acirc;teau Cos d'Estournel</strong> <br />Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Discret, un peu ferm&eacute;, min&eacute;ral, r&eacute;gliss&eacute;, avec des notes d'amidon et d'haie de c&egrave;dres. Bouche assez dense et glyc&eacute;rin&eacute;e, assez puissante, de trame serr&eacute;e, polie, saveurs de cassis, aux accents floraux, min&eacute;raux, bonne finale. <br />(**** - nov./11 - Fed)<br /></div></div>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2012/04/cr_bordeaux_2008.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2012/04/cr_bordeaux_2008.html</guid>
         <category>Compte-rendus</category>
         <pubDate>Mon, 09 Apr 2012 11:51:32 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>CR: PIEMONTE 2006</title>
         <description><![CDATA[<div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div><div><div><div>Deux volets invers&eacute;s, trois barbaresco et un barolo dans le premier, le contraire dans le deuxi&egrave;me, pour &eacute;valuer celui qui doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme le meilleur mill&eacute;sime depuis le somptueux 2001 et qui nous a offert une d&eacute;lectable d&eacute;gustation de grands nebbiolo!<br /><div><br />Sivano Pasquero-Elia, de la maison Paitin, a d&eacute;crit 2006 comme &quot;un mill&eacute;sime classique, avec une maturit&eacute; tr&egrave;s homog&egrave;ne.&quot; Cette analyse d&eacute;crit parfaitement les vins que nous avons d&eacute;gust&eacute;s: d'excellents niveaux de maturit&eacute;, mais aussi du classicisme et un beau sens des proportions.</div><div><br />Chacun des deux volets, d&eacute;gust&eacute;s &agrave; l'aveugle, a &eacute;t&eacute; totalement domin&eacute; per deux vins qui semblaient en &eacute;tat de gr&acirc;ce. Toutefois, sauf une exception, vous trouverez laquelle en lisant les notes, la qualit&eacute; des vins &eacute;tait assez homog&egrave;ne. </div><div><br />C'est le Barolo Brunate de Oberto qui s'est d&eacute;marqu&eacute; dans le premier volet, arrivant &agrave; un petit vote de l'unanimit&eacute;. Le Bricco Fiasco de Azelia a offert une performance presque aussi convaincante dans le deuxi&egrave;me volet, o&ugrave; il a &eacute;clips&eacute;, seulement aux suffrages, des Barolo de la trempe du Cerequio de Roberto Voerzio et du Pajana de Domenico Clerico. </div><p style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px">&nbsp;</p><div><strong>Acheter ou ne pas acheter</strong></div><br /><div>La r&eacute;ponse est claire et &eacute;vidente: si vous aimez les grands nebbiolo, il vous faut des 2006!! </div><br /><div>Aussi, &agrave; en juger de l'&eacute;chantillonnage de cette d&eacute;gustation, vous pouvez acheter presque les yeux ferm&eacute;s, en vous fiant &agrave; la bonne r&eacute;putation des meilleurs producteurs. </div></div><div><br /></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div><a name="LETTER.BLOCK39"></a><table id="content_LETTER.BLOCK39" class="CopyBG" border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%"><tbody><tr><td style="text-align: left; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; color: #18150f; font-size: 8pt" align="left"><p style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px">&nbsp;</p><div><div><div><div><span style="font-family: 'Trebuchet MS', ' Verdana', ' Helvetica', ' sans-serif'"><span style="color: #6699ff"><em><strong><span style="font-family: 'Candara', ' Trebuchet MS', ' Arial', ' sans-serif'; font-size: 12pt" /></strong></em></span></span></div><div><span style="font-family: 'Trebuchet MS', ' Verdana', ' Helvetica', ' sans-serif'"><span style="color: #6699ff"><em><strong><span style="font-family: 'Candara', ' Trebuchet MS', ' Arial', ' sans-serif'; font-size: 12pt" /></strong></em></span></span></div><div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div><div><div><div><strong>1er VOLET </strong><br /><strong>Verre #1 - Barbaresco Sor&igrave; Paitin - Paitin 0 votes</strong><br /><strong>Verre #2 - Barolo Brunate - Oberto 14 votes</strong><br /><strong>Verre #3 - Barbaresco - Cantina del Pino 1 vote</strong><br /><strong>Verre #4 - Barbaresco Rombone - Nada 0 votes</strong><br /><div><br /><strong>Barbaresco Sor&igrave; Paitin 2006, Paitin (SAQ 11338007 - 50,50$)</strong><br />Rubis, profond, bonne saturation. Nez l&eacute;g&egrave;rement &quot;funky&quot; avec des ar&ocirc;mes v&eacute;g&eacute;taux, quelques notes terreuses, du sous-bois, du cuir. Bouche de bonne mati&egrave;re, plut&ocirc;t tannique, avec une amertume de caf&eacute; vert, r&eacute;glisse, bonne concentration mais un peu rustique dans l'ensemble. <br />(*** &frac12; - oct./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Barolo Brunate 2006 Andrea Oberto (LCBO 115600 - 75.00$)</strong><br />Rubis, bonne saturation. Tr&egrave;s beau nez, profond, m&ucirc;r, avec de beaux ar&ocirc;mes de sirop de cerise et de prune, sur un fond de goudron, de cuir et de tabac, il gagne des accents graphit&eacute;s et de fruits rouges acidul&eacute;s, en &eacute;voluant dans le verre. Attaque, ample, velout&eacute;e, tannins fermes, bien enrob&eacute;s, tr&egrave;s belle mati&egrave;re, saveurs de tabac et de r&eacute;glisse, long. Plein, &eacute;l&eacute;gant, structur&eacute;, une superbe r&eacute;ussite!<br />(**** @ **** &frac12; - oct./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Barbaresco 2006, Cantina del Pino (LCBO 922880 - 31.95$)</strong><br />Rubis, bonne saturation. Nez tr&egrave;s m&ucirc;r, l&eacute;g&egrave;rement douce&acirc;tre, avec des ar&ocirc;mes de prune sucr&eacute;e, aux accents floraux, vanill&eacute;s. Bouche ample, souple, dot&eacute;e de bon tonus en milieu de palais, bonne acidit&eacute;, &eacute;pic&eacute;, de concentration moyenne, finale r&eacute;gliss&eacute;e, persistante. Un peu facile, mais la maturit&eacute; est excellente et pour le prix c'est du tr&egrave;s bon nebbiolo. <br />(*** &frac12; - oct./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Barbaresco Rombone 2006, Fiorenzo Nada (LCBO 223693 - 55.00$)</strong><br />Rubis, bonne saturation. Belle fra&icirc;cheur au nez, avec des ar&ocirc;mes floraux, cuir&eacute;s, &eacute;pic&eacute;s, sur un fond de fruits rouges. Bouche serr&eacute;e, acidul&eacute;e, de corps moyen mais dot&eacute;e d'une belle tension, fruits rouges, r&eacute;glisse, avec une finale d'une belle puret&eacute;, aux relents min&eacute;raux goudronn&eacute;s. <br />(*** &frac12; @ **** - oct./11 - Fed)<br /><br /><br /></div><p style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px">&nbsp;</p><div><strong>2e volet</strong></div><div><strong>Verre #1 - Barolo Bricco Fiasco - Azelia 13 votes</strong><br /><strong>Verre #2 - Barolo Pajana - Clerico 2 votes</strong><br /><strong>Verre #3 - Barolo Cerequio - Voerzio 0 votes</strong><br /><strong>Verre #4 - Barbaresco Vanot&ugrave; - Pellissero 0 votes</strong></div><div><br /><strong>Barolo Bricco Fiasco 2006 Azelia (LCBO 579219 - 75.00$)</strong><br />Rubis, tr&egrave;s bonne saturation, quelques reflets grenat. Beau nez de petits fruits rouges, bien m&ucirc;rs, presque confits, presque bourguignon, avec des nuances bois&eacute;es, graphit&eacute;es, tr&egrave;s subtiles, ainsi qu'une touche de tabac en &eacute;voluant dans le verre. Bouche compacte, structur&eacute;e, trame polie, plut&ocirc;t fine, tr&egrave;s bonne concentration, prune fra&icirc;che, fruits rouges, &eacute;pices, cuir, bonne maturit&eacute;, avec une longue finale chaleureuse, aux relents terreux, goudronn&eacute;s. Excellent!<br />(**** - oct./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Barolo Pajana 2006 Domenico Clerico (LCBO 182352 - 95.00$)</strong><br />Premier nez l&eacute;g&egrave;rement cuit, avec des ar&ocirc;mes de prune tr&egrave;s m&ucirc;re, de goudron, il gagne plus de finesse en &eacute;voluant dans le verre, tabac, cuir, quelques belles nuances balsamiques. Bouche plut&ocirc;t tannique, ferme, astringente, bonne concentration, prune, r&eacute;glisse, &eacute;pices, assez bonne densit&eacute;, mais surtout de la fermet&eacute;, finale intense et goudronn&eacute;e. Il faudra lui laisser du temps, mais c'est un effort tr&egrave;s s&eacute;rieux et r&eacute;ussi.<br />(**** - oct./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Barolo Cerequio 2006 Roberto Voerzio (SAQ 11377946 - 233,25$)</strong><br />Ferm&eacute;, difficile d'approche, avec un nez tr&egrave;s discret, offrant des notes cuir&eacute;es, min&eacute;rales, ainsi qu'un caract&egrave;re d'amidon. Bouche tr&egrave;s tannique et structur&eacute;e, d'une trame tr&egrave;s classique, plut&ocirc;t longiligne, de grande finesse, longue finale r&eacute;gliss&eacute;e, fra&icirc;che. Un Barolo un peu ingrat, mais on a l&agrave; un grand vin de garde, sans concessions &agrave; la modernit&eacute; ou &agrave; la facilit&eacute;. <br />(**** - oct./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Barbaresco Vanot&ugrave; 2006 Pellissero (SAQ - 84,00)</strong><br />Caricatural est un terme bien choisi pour ce barbaresco aux allures Frankenstein&egrave;sques, marqu&eacute; par un nez au bois&eacute; excessivement chauff&eacute;, caoutchouteux, sulfureux, aux relents de menthol et de plant de tomate. La bouche poursuit dans la m&ecirc;me veine, marqu&eacute;e d'accents br&ucirc;l&eacute;s et v&eacute;g&eacute;taux, avec un trame un brin rustique, astringente. Difficile de croire qu'il ne s'agit que d'une phase ingrate, quelque chose semble avoir &eacute;t&eacute; forc&eacute; dans ce vin, qui en a perdu le plus &eacute;l&eacute;mentaire sens de l'&eacute;quilibre. <br />(** - oct./11 - Fed)</div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></td></tr></tbody></table>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2012/04/cr_piemonte_2006.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2012/04/cr_piemonte_2006.html</guid>
         <category>Compte-rendus</category>
         <pubDate>Mon, 09 Apr 2012 11:49:42 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>CR: BOURGOGNE 2009</title>
         <description><![CDATA[<div>La premi&egrave;re d&eacute;gustation de la saison 2011-12 couvrait l'excellent mill&eacute;sime 2009, en Bourgogne. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment les blancs, &agrave; partir des grands crus de Chablis, jusqu'aux vins du M&acirc;connais, en passant par les grands terroirs de la C&ocirc;te d'Or. <br /></div><div><br />Le mill&eacute;sime 2009 est potentiellement un des meilleurs de la d&eacute;cennie. Toutefois, comme le pr&eacute;cise Henri Boillot, il fallait vendanger t&ocirc;t afin de pr&eacute;server l'acidit&eacute; dans les vins. </div><div><br />Les bourgognes 2009 sont effectivement des blancs de grande maturit&eacute;, un peu comme l'&eacute;taient les 2006, mais avec un caract&egrave;re moins voluptueux. La maturit&eacute; leur apporte plus de puissance que d'exotisme. &Ccedil;a peut donner des vins parfois un peu chauds et d&eacute;pourvus de d&eacute;finition. </div><div><br />Le premier volet, de cette d&eacute;gustation &agrave; l'aveugle, &eacute;tait une comparaison de trois grands crus de Chablis, qui a &eacute;t&eacute; remport&eacute;e assez ais&eacute;ment par le Vaud&eacute;sir de la maison Verget.</div><div><br />Le deuxi&egrave;me volet se compliquait de la pr&eacute;sence d'un vin fant&ocirc;me, servi &agrave; doublement &agrave; l'aveugle (non seulement les participants ne savaient dans quel verre il &eacute;tait servi, mais ils n'en connaissaient pas l'identit&eacute; non plus.) Bien des membres du panel ont cr&ucirc; l'identifier dans le verre num&eacute;ro un, en raison de l'exub&eacute;rance du nez. C'&eacute;tait faux! Le fant&ocirc;me, le Chardonnay Mat&eacute;'s vineyard de Kumeu River, un producteur N&eacute;o-Z&eacute;landais qui nous donne des chardonnays tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gants, &eacute;tait dans le verre num&eacute;ro trois et il a facilement remport&eacute; le volet.</div><div><br />Les jeux se faisaient s&eacute;rieux dans le troisi&egrave;me volet, avec la pr&eacute;sence de quelques tr&egrave;s grandes pointures, dont un Criots-B&acirc;tard-Montrachet de Henri Boillot. Ce t&eacute;nor devait composer avec la pr&eacute;sence du tr&egrave;s charmant premier cru Meursault-Charmes d'Olivier Bernstein, qui a donn&eacute; plus que du fil &agrave; retordre &agrave; son sup&eacute;rieur, ainsi qu'avec le tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gant Morgeot de Verget, un vin qui se d&eacute;taillait &agrave; une fraction du prix des deux premiers. La domination a &eacute;t&eacute; nette et sans &eacute;quivoques, le Meursault a rafl&eacute; plus de la moiti&eacute; des votes et le nom d'Olivier Bernstein ne sera pas oubli&eacute; de si t&ocirc;t par les participants de cette tr&egrave;s belle d&eacute;gustation. </div><br /><div><br /><strong>J'ach&egrave;te ou je n'ach&egrave;te pas</strong></div><div><br />Il s'agit d'un mill&eacute;sime potentiellement grandiose, tout amateur qui se respecte se doit d'avoir des bourgognes 2009 dans sa cave! Toutefois, j'ai l'impression que, particuli&egrave;rement avec les blancs, il faudra &ecirc;tre attentifs &agrave; ne s&eacute;lectionner que les vins de producteurs qui ont su &eacute;viter les exc&egrave;s de maturit&eacute;. Go&ucirc;ter avant d'acheter, dans la mesure du possible, sera certainement la meilleure approche avec ces vins. <br /></div><br /><a name="LETTER.BLOCK37"></a><table id="content_LETTER.BLOCK37" class="CopyBG" border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%"><tbody><tr><td style="text-align: left; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; color: #18150f; font-size: 8pt" align="left"><p style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px">&nbsp;</p><div><div><div><div><span style="font-family: 'Trebuchet MS', ' Verdana', ' Helvetica', ' sans-serif'"><span style="color: #6699ff"><em><strong><span style="font-size: 10pt" /></strong></em></span></span></div><div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div><div><div><strong>1er volet</strong><br /><strong>Verre #1 Verget - Vaud&eacute;sir 7 votes</strong><br /><strong>Verre #2 Brocard - Les clos 2 votes</strong><br /><strong>Verre #3 Piuze - Bougros 4 votes</strong><br /><div><br /><strong>Chablis grand cru &quot;Vaud&eacute;sir&quot; 2009, Verget (SAQ - 72,00$)</strong><br />Robe dor&eacute;e, p&acirc;le. Nez m&ucirc;r, aux nuances de miel et de fleur blanches, de pomme, min&eacute;ral, avec quelques accents de lanoline. Tr&egrave;s belle bouche ample, rac&eacute;e et de tr&egrave;s belle pr&eacute;cision, du gras, un beau fruit et une min&eacute;ralit&eacute; persistante. Tr&egrave;s r&eacute;ussi.<br />(**** - sept./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Chablis grand cru &quot;les clos&quot; 2009, J. M. Brocard (SAQ - 81,00$)</strong><br />Robe dor&eacute;e, p&acirc;le. Nez tr&egrave;s min&eacute;ral, avec des accents de poussi&egrave;re de roche, de pierre &agrave; fusil, un fruit discret, aux nuances d'agrumes. Bouche ample, rac&eacute;, elle semble plus m&ucirc;re et expressive, tendue par une saine acidit&eacute;, des saveurs de limette et une belle min&eacute;ralit&eacute;. <br />(**** - sept./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Chablis grand cru &quot;bourgos&quot; 2009, Piuze (SAQ - 55,00$)</strong><br />Robe dor&eacute;e, moyennement soutenue. Nez m&ucirc;r, aux nuances de miel, de pomme, de cro&ucirc;te de pain. Bouche ample, dot&eacute;e de beaucoup de gras, &agrave; la limite de la mollesse, du volume et de la maturit&eacute; au d&eacute;triment de l'&eacute;l&eacute;gance et de la droiture qui devraient distinguer un grand chablis, finale aux relents de ch&ecirc;ne &eacute;pic&eacute; et de sucre brun.<br />(*** @ *** &frac12; - sept./11 - Fed)<br /><br /></div><p style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px">&nbsp;</p><p style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px">&nbsp;</p><div><strong>2e volet<br /></strong><strong>Verre #1 Ch. de Chorey - Gr&egrave;ves 2 votes</strong><br /><strong>Verre #2 Brett - Carementrant 3 votes</strong><br /><strong>Verre #3 Kumeu - Mat&eacute;'s 8 votes</strong></div><div><br /><strong>Beaune &quot;sur les gr&egrave;ves&quot; 2009, Ch&acirc;teau de Chorey (SAQ - 98,00$)</strong><br />Robe dor&eacute;e, soutenue. Nez sublime, tr&egrave;s expressif, avec des ar&ocirc;mes de noisette, d'agrumes, des accents floraux exotiques, vraiment tr&egrave;s intense et engageant. En bouche, toutefois, la musique est bien diff&eacute;rente: dense et onctueuse, avec une amertume bois&eacute;e prononc&eacute;e, beaucoup de maturit&eacute;, des saveurs presque de banane et une finale chaude et lourde, aux relents d'anis. La splendeur du nez ne compense pas tout &agrave; fait pour le manque de tenue en bouche. <br />(*** @ *** &frac12; - sept./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Pouilly Fuiss&eacute; &quot;en carementrant&quot; 2009, Bret Brothers (SAQ - 47,00$)</strong><br />Robe dor&eacute;e, p&acirc;le. Nez discret, avec de jolies nuances de poire et de camomille. Bouche de bonne maturit&eacute;, saveurs de pomme m&ucirc;re, l&eacute;g&egrave;re amertume min&eacute;rale, onctueuse, mais de faible acidit&eacute;, ce qui lui enl&egrave;ve un peu de tenue et de d&eacute;finition. <br />(*** &frac12; - sept./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Chardonnay Mat&eacute;'s vineyard 2007, Kumeu River (SAQ - 47,00$)</strong><br />Robe dor&eacute;e, soutenue. Premier nez plut&ocirc;t discret, il &eacute;volue positivement vers un ensemble tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gant, aux nuances bois&eacute;es qui rehaussent subtilement les notes d'agrumes et de fruit blanc. La mati&egrave;re et m&ucirc;re, mais de tr&egrave;s bonne acidit&eacute;, presque perlante sur le palais, avec des saveurs de noisette, d'agrumes et une finale soutenue, l&eacute;g&egrave;rement beurr&eacute;e. Tr&egrave;s beau chardonnay!<br />(**** - sept./11 - Fed)<br /></div><p style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px">&nbsp;</p><p style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px">&nbsp;</p><div><strong>3e volet</strong><br /><strong>Verre #1 Verget - Morgeot 2 votes</strong><br /><strong>Verre #2 Bernstein - Charmes 8 votes</strong><br /><strong>Verre #3 Boillot - Criots-B&acirc;tard 3 votes</strong></div><div><br /><strong>Chassagne Montrachet 1er cru Morgeot 2009, Verget (SAQ - 72,00$)</strong><br />Joli nez, d&eacute;licat, tr&egrave;s chablisien, avec des notes de fruits blancs, aux accents floraux, sur un fond min&eacute;ral assez net. Belle bouche, pleine, &eacute;l&eacute;gante, avec des saveurs de cr&egrave;me de citron, une belle min&eacute;ralit&eacute;, persistant.<br />(*** &frac12; @ **** - sept./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Meursault-Charmes 1er cru 2009, Olivier Bernstein (SAQ - 145,00$)</strong><br />Le nez est d'une d&eacute;licatesse remarquable, avec des ar&ocirc;mes de cire et d'amande, qui se compliquent de nuances florales, belle fra&icirc;cheur. Bouche extr&ecirc;mement &eacute;l&eacute;gante, des saveurs de fruit blanc, avec des accents floraux, vanill&eacute;s, beaucoup de fra&icirc;cheur et d'&eacute;l&eacute;gance, l'&eacute;levage 100% bois neuf est pratiquement imperceptible, la finale poss&egrave;de un caract&egrave;re min&eacute;ral, noisett&eacute;, de premi&egrave;re classe! Sublime! <br />(**** @ **** &frac12; - sept./11 - Fed)</div><div><br /><strong>Criots-B&acirc;tard-Montrachet grand cru 2009, Henri Boillot (SAQ - 249,00$)</strong><br />Nez marqu&eacute; par un caract&egrave;re fum&eacute;, de noisette grill&eacute;e et de ch&ecirc;ne, le tout &eacute;tant particuli&egrave;rement intense. La bouche est ample, structur&eacute;e, avec une acidit&eacute; bien soutenue qui lui conf&egrave;re beaucoup de tonus, des accents de limette, des traces bois&eacute;es, fum&eacute;es, min&eacute;rales, une longue finale aux relents &eacute;pic&eacute;s, beurr&eacute;s. Le bois&eacute; est un peu envahissant pour le moment, mais le vin est dot&eacute; d'une mati&egrave;re et d'une structure magnifiques, son vieillissement semble garanti!<br />(**** @ **** &frac12; - sept./11 - Fed)</div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></td></tr></tbody></table>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2012/04/cr_bourgogne_2009.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2012/04/cr_bourgogne_2009.html</guid>
         <category>Compte-rendus</category>
         <pubDate>Mon, 09 Apr 2012 11:47:45 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>CR: BRUNELLO DI MONTALCINO 2004</title>
         <description><![CDATA[<div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">L'Italie, cette p&eacute;ninsule d'une beaut&eacute; paradisiaque, peupl&eacute;e par des gens avec un faible pour la fraude... et les scandales qui en r&eacute;sultent! Cette passion pour le contournement des r&egrave;gles, bien &eacute;videmment, n'a pas &eacute;pargn&eacute; le monde du vin. Et une des plus r&eacute;centes fraudes &agrave; investir l'Italie vinicole a &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute;ment celle de &quot;Brunellopoli!&quot;<br /><br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">Jusqu'aux ann&eacute;es 1970, il n'y avait qu'un peu moins de 100 hectares de vignes dans la r&eacute;gion de Montalcino. &Agrave; peine trente ans plus tard, cette superficie avait connu une croissance exponentielle, pour s'approcher des 2000 hectares. Il n'est pas &eacute;tonnant que, dans l'exaltation de cette ru&eacute;e vers l'or de Montalcino, bien des sites ont &eacute;t&eacute; exploit&eacute;s qui n'avaient pas les qualit&eacute;s p&eacute;doclimatiques aptes &agrave; produire des grands vins. Lorsque les rumeurs ont commenc&eacute; &agrave; circuler que certains producteurs faisaient quelques exceptions aux r&egrave;gles, afin de produire des vins plus &quot;agr&eacute;ables&quot; pour les consommateurs &eacute;trangers, les autorit&eacute;s ont fait des contr&ocirc;les. Il en est r&eacute;sult&eacute; non seulement que certains producteurs faisaient recours &agrave; l'utilisation de c&eacute;pages interdits dans la production du Brunello, qui doit &ecirc;tre fait uniquement avec du sangiovese, mais aussi que des hectares de vignobles qui avaient &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;s comme sangiovese, &eacute;taient en fait plant&eacute;s avec des vari&eacute;t&eacute;s non autoris&eacute;es et que des lots de vins de r&eacute;gions plus m&eacute;ridionales transitaient couramment vers les collines de Montalcino. Ce scandale a &eacute;clabouss&eacute; des noms tr&egrave;s importants comme Antinori, Argiano, Banfi et Frescobaldi. Certains ont m&ecirc;me d&ucirc; d&eacute;classer une grande partie de leur production, qui avait &eacute;t&eacute; saisie par les autorit&eacute;s, afin de pouvoir la commercialiser comme simple vin de table, &agrave; une fraction du prix!</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><br />N&eacute;anmoins, malgr&eacute; les scandales, il reste que Montalcino est encore une source pour certains des plus grands vins d'Italie et qu'il reste dans cette r&eacute;gion bien des producteurs s&eacute;rieux et soucieux de produire les meilleurs vins possibles &agrave; partir de leurs vignes de sangiovese. Voil&agrave; ce que cette d&eacute;gustation voulait d&eacute;montrer, en plus de nous offrir un joli retour sur le mill&eacute;sime 2004 qui, sans &ecirc;tre l&eacute;gendaire, a quand m&ecirc;me produit un bon nombre de grandes r&eacute;ussites.</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">Le programme nous offrait, entre autres, deux vins de Biondi Santi, le grand pr&eacute;curseur, le domaine qui est &agrave; l'origine des vins qui ont servi de mod&egrave;le &agrave; la cr&eacute;ation du Brunello. L'entr&eacute;e en mati&egrave;re a justement &eacute;t&eacute; assur&eacute;e par leur excellent 2001: un Brunello tr&egrave;s classique, viril et d&eacute;bordant de caract&egrave;re. <br /><br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">Le premier volet a &eacute;t&eacute; remport&eacute; par le Greppone Mazzi, qui a eu raison de deux grands classiques tels que le Vigna Spuntali et le Poggio Antico. Dans le deuxi&egrave;me volet, le sublime Schiena d'Asino de Mastrojanni a vol&eacute; la vedette, devant deux autres belles r&eacute;ussites, Biondi Santi et La casa de Caparzo. </div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br />Les fausses notes de cette d&eacute;gustation, une par volet, ont &eacute;t&eacute; le Riserva &quot;le due sorelle&quot; de La Fuga (surm&ucirc;ri, presque cuit en fait) et le Poggio alle Mura de Banfi (trop moderne, presque caricatural). &Eacute;tonnamment, ces deux vins semblaient montrer des caract&eacute;ristiques de vins dans lesquels on pourrait avoir fait recours &agrave; l'aide de c&eacute;pages non permis par la DOCG. Comme pour dire que tricher n'est pas toujours synonyme de gagner...<br /><br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><strong>J'ach&egrave;te ou je n'ach&egrave;te pas?</strong></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">Comme je disais, 2004 est un bon mill&eacute;sime, pas un grand mill&eacute;sime. Toutefois, il a donn&eacute; lieu &agrave; plusieurs tr&egrave;s belles r&eacute;ussites qui m&eacute;ritent d'&ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;es m&ecirc;me par les consommateurs les plus avis&eacute;s, en attendant de faire le plein sur les Brunello de 2006, qui devrait &ecirc;tre un grand mill&eacute;sime. </div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /></div></div></div><a name="LETTER.BLOCK24"></a><table id="content_LETTER.BLOCK24" class="CopyBG" border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%"><tbody><tr><td style="text-align: left; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; color: #18150f; font-size: 8pt" align="left"><div style="letter-spacing: -2px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; color: #e8b82a; font-size: 8pt"><div><div><div><div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div><div><p style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px">&nbsp;</p></div></div></div></div></div></div></div></div><div><div><div><div><div><div><div><div><div><div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><strong>ENTR&Eacute;E EN MATI&Egrave;RE</strong></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Brunello di Montalcino &quot;Greppo&quot; 2001, Biondi Santi</strong> <br />Rubis-grenat, tr&egrave;s bonne saturation. Tr&egrave;s beau nez, viril, terreux, cuir&eacute;, avec des notes animales, viand&eacute;es, de salaison, ainsi que des nuances d'herbes m&eacute;diterran&eacute;ennes. Bouche droite, aust&egrave;re, &agrave; la structure ferme, longiligne, tannins serr&eacute;s, polis, l&eacute;g&egrave;rement astringents, acidit&eacute; assez soutenue, saveurs de tr&egrave;s bonne concentration, prune, chocolat noir, avec des accents terreux, salins, qui s'allongent dans la superbe finale. Un vin de style traditionnel, aid&eacute; par la grande g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; du mill&eacute;sime. C'est une grande r&eacute;ussite, avec un &eacute;norme potentiel de vieillissement. <br />(**** @ **** &frac12; - mai/11 - Fed) <br /><br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><strong>PREMIER VOLET </strong></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Verre #1 - &quot;Vigna Spuntali&quot; - Val di Suga 2 votes</strong><br /><strong>Verre #2 - Brunello - Poggio Antico 4 votes</strong><br /><strong>Verre #3 - &quot;le due sorelle&quot; - La Fuga 0 votes</strong><br /><strong>Verre #4 - &quot;Il Greppone Mazzi&quot; - Ruffino 7 votes</strong><br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Brunello di Montalcino &quot;Vigna Spuntali&quot; 2004, Val di Suga (SAQ 10816767 - 79,75$)</strong><br />Rubis, bonne saturation. Beau nez de cerise m&ucirc;re, de noyau, de cuir et de c&egrave;dre. Bouche ample, chair &eacute;l&eacute;gante, tendue, trame serr&eacute;e, l&eacute;g&egrave;re astringence, avec des saveurs de cerise, de noyau, bonne concentration, longue finale de chocolat noir. Tr&egrave;s typ&eacute;, de style classique, un excellent brunello. <br />(**** - mai/11 - Fed) </div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Brunello di Montalcino 2004, Poggio Antico (SAQ 11300375 - 71,75$)</strong> <br />Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Joli nez de cerise noire, tr&egrave;s m&ucirc;re, avec des nuances de kirsch, de prune, de ch&ecirc;ne d'&eacute;pices de cola et de graphite, un style plus moderne que d'habitude pour ce producteur. Attaque ample, velout&eacute;e, milieu de palais plus serr&eacute;, acidit&eacute; tendue, tannins fermes, belle m&acirc;che, finale de cerise et de chocolat noir. <br />(*** &frac12; @ **** - mai/11 - Fed) </div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Brunello di Montalcino Riserva &quot;le due sorelle&quot; 2004, La Fuga (SAQ 10542321 - 77,00$)</strong><br />Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Nez marqu&eacute; par une &eacute;vidente surmaturit&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de prune sucr&eacute;e, de raisin sec, un brin sirupeux, plus proche d'un amarone que d'un brunello. Bouche ample, m&ucirc;re, l&eacute;g&egrave;rement sucr&eacute;e, avec des saveurs intenses de tabac, de prune, de caf&eacute;, tannins astringents, bonne finale de prune et de r&eacute;glisse. Vraiment tr&egrave;s atypique, difficile de croire que cela puisse &ecirc;tre d&ucirc; &agrave; une phase du vin. Une sorte de b&ecirc;te qui n'a rien &agrave; voir avec le brunello!<br />(** - mai/11 - Fed) </div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Brunello di Montalcino &quot;Il Greppone Mazzi&quot; 2004, Ruffino (SAQ 10254021 - 77,75$)</strong><br />Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Assez viril, avec des notes cuir&eacute;es, terreuses, viand&eacute;es, sur un fond de cerise acidul&eacute;e. Bouche structur&eacute;e, de belle m&acirc;che, bonne acidit&eacute;, tannins fermes, astringents, saveurs intenses de r&eacute;glisse, de cuir, d'&eacute;pices, qui s'amplifient en fin de bouche, tr&egrave;s longue finale r&eacute;gliss&eacute;e, aux relents d caf&eacute; noir. <br />(*** &frac12; @ **** - mai/11 - Fed) <br /><br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><strong>DEUXI&Egrave;ME VOLET </strong></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><strong>Verre #1 - &quot;Greppo&quot; - Biondi Santi 4 votes</strong><br /><strong>Verre #2 - &quot;Schiena d'Asino&quot; - Mastrojanni 8 votes</strong><br /><strong>Verre #3 - &quot;Poggio alle mura&quot; - Banfi 0 votes</strong><br /><strong>Verre #4 - &quot;La Casa&quot; - Caparzo 1 vote<br /><br /></strong></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><strong>Brunello di Montalcino &quot;Greppo&quot; 2004 Biondi Santi (SAQ 11301431 - 165,25$)</strong><br />Rubis-grenat, bonne saturation. Bon nez, terreux, l&eacute;g&egrave;re aust&eacute;rit&eacute;, avec des nuances de cuir, de tabac blond, de c&egrave;dre. Bouche droite, aust&egrave;re, longiligne, tannins fins, polis, l&eacute;g&egrave;rement astringents, acidit&eacute; soutenue, saveurs de tabac, finale discr&egrave;te. Un vin encore tr&egrave;s jeune, qui semble ferm&eacute; et pourrait avoir besoin de quelques ann&eacute;es pour gagner en complexit&eacute; et en allonge. <br />(*** &frac12; @ **** - mai/11 - Fed) </div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Brunello di Montalcino &quot;Schiena d'Asino&quot; 2004 Mastrojanni (LCBO 46920 - 85,00$)</strong><br />Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Plut&ocirc;t discret, avec des ar&ocirc;mes de cerise assez pures, il a besoin d'une longue prise d'oxyg&egrave;ne pour s'ouvrir et gagner des nuances de violette, d'&eacute;pices, de tabac. Attaque assez ample,velout&eacute;e, saveurs de r&eacute;glisse, d'&eacute;pices, de cerise noire acidul&eacute;e, tr&egrave;s bonne concentration, avec une longue finale de fruit noir. Tr&egrave;s classique, structur&eacute; mais harmonieux, il devrait vieillir admirablement. <br />(**** @ **** &frac12; - mai/11 - Fed) </div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Brunello di Montalcino &quot;Poggio alle mura&quot; 2004 Banfi (SAQ 701920 - 100,00$)</strong><br />Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Tr&egrave;s m&ucirc;r, avec des ar&ocirc;mes de fruit noir, cr&eacute;meux, aux nuances vanill&eacute;es, vraiment tr&egrave;s moderne, un brin caricatural. Bouche dense, glyc&eacute;rin&eacute;e, grande maturit&eacute;, avec des saveurs intenses de fruit noir, bien m&ucirc;r, presque sucr&eacute;, tannins fermes mais m&ucirc;rs, finale l&eacute;g&egrave;rement alcooleuse. Difficile de croire qu'il s'agit de sangiovese &agrave; 100%. <br />(*** &frac12; - mai/11 - Fed) </div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Brunello di Montalcino &quot;La Casa&quot; 2004 Caparzo (SAQ 11098752 - 70,25$)</strong><br />Rubis, bel &eacute;clat, bonne saturation. Tr&egrave;s frais, avec des beaux ar&ocirc;mes de fruit acidul&eacute;, de fleurs sauvages, d'&eacute;pices et de tabac. Bouche compacte, tannins serr&eacute;s, belle m&acirc;che, belles saveurs de fruit noir, acidul&eacute;, accents &eacute;pic&eacute;s, du tabac, finale subtilement r&eacute;gliss&eacute;e, persistante. Semble ferm&eacute; par rapport &agrave; il y a deux ans, mais on devine facilement la grande qualit&eacute; du vin. <br />(**** - mai/11 - Fed) </div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></td></tr></tbody></table>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2012/04/cr_brunello_di_montalcino_2004.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2012/04/cr_brunello_di_montalcino_2004.html</guid>
         <category>Compte-rendus</category>
         <pubDate>Mon, 09 Apr 2012 11:44:14 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Producteur: Brancaia</title>
         <description><![CDATA[<div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 11pt"><br />Cr&eacute;&eacute; en 1981, ce domaine d'environ 25 hectares a produit son premier vin en 1988, un assemblage de sangiovese (65%), merlot (30%) et de cabernet sauvignon (5%) qui &eacute;tait vinifi&eacute; dans les chais de la maison Fonterutoli. <br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">Les installations de Brancaia furent inaugur&eacute;es avec le mill&eacute;sime 1998, qui fut aussi le premier &agrave; &ecirc;tre vinifi&eacute; par Barbara Kronenberg-Widmer, avec les conseils du c&eacute;l&egrave;bre oenologue Carlo Ferrini. Pour cette occasion, l'assemblage du vin, qui fut baptis&eacute; <em>Il bl&ugrave;</em>, fut modifi&eacute; l&eacute;g&egrave;rement. On diminua la proportion de sangiovese (&agrave; 50%) pour augmenter celle de merlot (&agrave; 45%), une recette qui n'a plus jamais &eacute;t&eacute; modifi&eacute;e. Martin Kronenberg pr&eacute;cise que sa femme pr&eacute;f&egrave;re ne pas varier l'assemblage d'un mill&eacute;sime &agrave; l'autre dans le but de donner au vin une identit&eacute; propre. Les raisins du <em>Il Bl&ugrave;</em> viennent de parcelles situ&eacute;es dans les communes de Radda et de Castellina, dans le c&oelig;ur du Chianti classico.</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">Cette verticale de quatorze mill&eacute;simes a &eacute;t&eacute; une occasion en or pour constater de la grande continuit&eacute; du travail de Barbara et de Martin Kronenberg. D&egrave;s les premiers mill&eacute;simes, le grand vin de Brancaia s'est distingu&eacute; par son &eacute;l&eacute;gance. La recherche d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e de maturit&eacute; et d'extraction, qui semble &eacute;vidente dans plusieurs grands vins toscans, n'a jamais fait partie de la recette du <em>Bl&ugrave;</em>. <br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">Un autre signe de continuit&eacute; est identifiable dans la capacit&eacute; de transmettre au vin le caract&egrave;re des diff&eacute;rents mill&eacute;simes, tout en pr&eacute;servant une excellente qualit&eacute; de base. Cela est tr&egrave;s &eacute;vident quand on d&eacute;guste le trio 2001, '02, '03, trois mill&eacute;simes on ne peut plus diff&eacute;rents, dans lesquels on per&ccedil;oit des caract&eacute;ristiques particuli&egrave;res aux saisons respectives, mais dans lesquels on a su masquer les d&eacute;fauts pour faire ressortir l'&eacute;l&eacute;gance et la puret&eacute; du fruit, des qualit&eacute;s qui sont communes &agrave; presque tous les <em>Il Bl&ugrave;</em>.<br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">Une seule fausse note dans cette longue verticale, le mill&eacute;sime 2000. Un creux de vague qui a &eacute;t&eacute; largement compens&eacute; par des grandes r&eacute;ussites comme 2004 et 2006, 1999 et 2001, mais aussi de petits triomphes dans des conditions particuli&egrave;rement difficiles comme ce fut le cas en 2002 et 2003.</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">Barbara et Martin ont pris de l'expansion depuis leurs d&eacute;buts. Le couple poss&egrave;de une quarantaine d'hectares en Maremma, &agrave; cinq kilom&egrave;tres au sud de Grosseto. Brancaia in Maremma a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; en 1998 et donne, depuis 2002, le <em>Ilatraia</em>, un assemblage de cabernet sauvignon (60%), sangiovese (30%) et de petit verdot (10%) qui montre beaucoup de potentiel pour un vin issu de si jeunes vignes. <br /><br /><br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><strong>&quot;Il bl&ugrave;&quot; Toscana i.g.t. 2007, Fattoria la Brancaia</strong><br />Rubis-pourpre, excellente saturation. Nez profond, d'excellente maturit&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de m&ucirc;res, de vanille, de moka. Bouche ample, velout&eacute;e, glyc&eacute;rin&eacute;e mais &eacute;tonnamment fluide et accessible, moins dense et structur&eacute; que le 2006, avec des saveurs de fruit noir d'assez bonne concentration, auxquelles s'ajoutent des accents &eacute;pic&eacute;s, r&eacute;gliss&eacute;s en finale. <br />(***&frac12; @ **** - mai/11 - Fed)<br /><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>&quot;Il bl&ugrave;&quot; Toscana i.g.t. 2006, Fattoria la Brancaia (SAQ 10769622 - 83,00$)</strong><br />Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. M&ucirc;r, profond, dot&eacute; de tr&egrave;s beaux ar&ocirc;mes fruit&eacute;s, kirsch, m&ucirc;res, aux accents de cuir, d'&eacute;pices. Bouche ample, dense, de tr&egrave;s bonne mati&egrave;re, des saveurs de fruit d'excellente concentration, des accents d'&eacute;pices, de cuir, une tr&egrave;s longue finale vaporeuse. Tr&egrave;s belle r&eacute;ussite!<br />(**** @ **** &frac12; - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>&quot;Il bl&ugrave;&quot; Toscana i.g.t. 2005, Fattoria la Brancaia</strong><br />Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. M&ucirc;r, profond, avec des ar&ocirc;mes de fruits noirs, sur un fond r&eacute;gliss&eacute;, terreux, moins de pr&eacute;cision que 2004 et 2006. Bouche dense, glyc&eacute;rin&eacute;e, belles saveurs de cerise noire, plus acidul&eacute;e et astringente que le mill&eacute;sime pr&eacute;c&eacute;dent, avec une finale l&eacute;g&egrave;rement chaleureuse. <br />(*** &frac12; - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>&quot;Il bl&ugrave;&quot; Toscana i.g.t. 2004, Fattoria la Brancaia</strong><br />Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Beau nez, dot&eacute; d'un fruit&eacute; profond, tr&egrave;s m&ucirc;r, avec des ar&ocirc;mes cr&eacute;meux ce m&ucirc;res et de myrtilles, sur un fond min&eacute;ral, r&eacute;gliss&eacute;. Bouche ample, dense, glyc&eacute;rin&eacute;e, du volume, de la maturit&eacute;, un peu plus de puissance que dans les autres mill&eacute;simes, avec un peu de chaleur en fin de bouche, finale longue et intense, aux accents de kirsch. <br />(**** @ **** &frac12; - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>&quot;Il bl&ugrave;&quot; Toscana i.g.t. 2003, Fattoria la Brancaia</strong><br />Rubis, excellente saturation. M&ucirc;r, profond, terreux, avec des ar&ocirc;mes de fruits noirs, sans traces de surmaturit&eacute;. Bouche dense, compacte, avec des tannins fermes, astringents, plut&ocirc;t massif, un brin monolithique, terreux, r&eacute;gliss&eacute;e, de bonne longueur. D&eacute;finitivement chang&eacute; par le mill&eacute;sime, quoiqu'il ait gard&eacute; suffisamment de fra&icirc;cheur. <br />(*** &frac12; - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>&quot;Il bl&ugrave;&quot; Toscana i.g.t. 2002, Fattoria la Brancaia</strong><br />Rubis-grenat, tr&egrave;s bonne saturation. Discret, d&eacute;licatement parfum&eacute;, des ar&ocirc;mes de fruit noir, d'&eacute;pices, belle fra&icirc;cheur. Bouche d'assez bonne mati&egrave;re, vraiment &eacute;tonnante pour le mill&eacute;sime, cerise noire bien m&ucirc;re, trame serr&eacute;e, harmonieuse, assez bonne finale de cerise et de r&eacute;glisse. Tr&egrave;s beau travail. <br />(*** &frac12; - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>&quot;Il bl&ugrave;&quot; Toscana i.g.t. 2001, Fattoria la Brancaia</strong><br />Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Beau nez, profond, m&ucirc;r, avec des ar&ocirc;mes de fruit noir, de kirsch, du ch&ecirc;ne et des accents de tabac. Bouche ample, de belle mati&egrave;re, avec une trame serr&eacute;e, compacte, l&eacute;g&egrave;rement astringente, des saveurs de bonne intensit&eacute;, kirsch, r&eacute;glisse, &eacute;pices, tabac, bonne finale. Une belle r&eacute;ussite.<br />(**** - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>&quot;Il bl&ugrave;&quot; Toscana i.g.t. 2000, Fattoria la Brancaia</strong><br />Rubis-grenat, tr&egrave;s bonne saturation. Le nez offre des ar&ocirc;mes viand&eacute;, ainsi que du tabac, et du champignon, mais il manque de nettet&eacute;, le fruit s'exprime avec peu de conviction et il y a des ar&ocirc;mes qui faussent, on demande &agrave; Martin Kronenberg ce qu'il pense de la bouteille et il r&eacute;pond, en haussant les &eacute;paules, que c'est un 2000. La bouche est d'assez bonne concentration, avec des la r&eacute;glisse et du tabac, une trame serr&eacute;e, assez polie, aboutissant en une finale discr&egrave;te de tabac. <br />(** &frac12; - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>&quot;Il bl&ugrave;&quot; Toscana i.g.t. 1999, Fattoria la Brancaia</strong><br />Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Profond, de bonne maturit&eacute;, avec des notes de fruit noir, d'&eacute;pices, d'herbes, de cuir et de r&eacute;glisse, &eacute;voluant vers le moka. Bouche ample, de bonne mati&egrave;re, trame serr&eacute;e, finement astringente, mois de poids que souhaitable en fin de bouche, avec des trace de cerise et de chocolat noir. <br />(**** - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>&quot;Il bl&ugrave;&quot; Toscana i.g.t. 1998, Fattoria la Brancaia</strong><br />Rubis-grenat, tr&egrave;s bonne saturation. &Agrave; point, avec des ar&ocirc;mes de fruit noir qui se m&ecirc;lent &agrave; des nuances &eacute;pic&eacute;es, du tabac, de la r&eacute;glisse. Bouche de corps moyen, acidit&eacute;, astringence, concentration moyenne, tabac, &eacute;pices, finale subtile mais persistante, aux accents de cerise et d'&eacute;pices. <br />(*** @ *** &frac12; - mai/11 - Fed)<br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><strong>&quot;Brancaia&quot; Toscana i.g.t. 1997, Fattoria la Brancaia</strong><br />Rubis-grenat, tr&egrave;s bonne saturation. Plus puissant et m&ucirc;r, avec des ar&ocirc;mes de tabac et de r&eacute;glisse, des notes de fruits noirs, d'&eacute;pices. Bouche moins expressive, astringente, monolithique, avec une finale de tabac. <br />(*** @ *** &frac12; - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>&quot;Brancaia&quot; Toscana i.g.t. 1996, Fattoria la Brancaia</strong><br />Grenat, tr&egrave;s bonne saturation. &Eacute;volu&eacute;, ar&ocirc;mes de fruit noir, d'&eacute;pices, une touche florale, du cuir neuf. Bouche velout&eacute;e, belles saveurs de tabac de Havane, acidit&eacute;, l&eacute;g&egrave;re astringence, belle finale de tabac et de th&eacute;. <br />(*** &frac12; - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>&quot;Brancaia&quot; Toscana i.g.t. 1995, Fattoria la Brancaia</strong><br />Grenat, tr&egrave;s bonne saturation. &Eacute;volu&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de sous-bois, d'&eacute;pices, du fruit noir, du goudron, des herbes. Bouche de corps moyen, acidit&eacute; assez soutenue, plut&ocirc;t tertiaire, goudron, tabac. <br />(*** @ *** &frac12; - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>&quot;Brancaia&quot; Toscana i.g.t. 1994, Fattoria la Brancaia</strong><br />Grenat, tr&egrave;s bonne saturation. &Eacute;volu&eacute;, des ar&ocirc;mes de sous-bois, un caract&egrave;re l&eacute;g&egrave;rement viand&eacute;, du tabac, des herbes, du champignon. La bouche de corps moyen poss&egrave;de une acidit&eacute; assez harmonieuse, elle prend de l'ampleur en s'oxyg&eacute;nant, saveurs de sous-bois, de th&eacute;, de r&eacute;glisse, finale discr&egrave;te mais de bonne longueur. <br />(*** &frac12; - mai/11 - Fed)<br /></div></div></div></div>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2012/04/producteur_brancaia.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2012/04/producteur_brancaia.html</guid>
         <category>Producteurs</category>
         <pubDate>Mon, 09 Apr 2012 11:39:25 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>CR: BOURGOGNE 2008</title>
         <description><![CDATA[<div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">Cette d&eacute;gustation nous offrait un volet de blanc et un de rouge afin de faire connaissance avec les bourgognes du mill&eacute;sime 2008. </div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br />La qualit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale des vins s'est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e &ecirc;tre fort satisfaisante, avec des vins &eacute;l&eacute;gants et parfum&eacute;s, un peu plus de maturit&eacute; pour les blancs, des acidit&eacute;s rafraichissantes et de la d&eacute;finition pour les rouges. <br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">Le premier volet a &eacute;t&eacute; domin&eacute; par le &quot;caillerets&quot; du domaine J. N. Gagnard, favoris&eacute; par un tr&egrave;s beau bois&eacute; et une acidit&eacute; qui lui donnait beaucoup plus de tonus que les autres blancs. Petite performance des vins de Boillot, dont l'excellente qualit&eacute; ne s'est pas traduite en votes de la part des membres du panel. <br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt">Dans le volet des rouges, c'est encore une fois un des vins les moins dispendieux qui a remport&eacute; la faveur du panel. La surprise a &eacute;t&eacute; assez nette quand c'est le &quot;petite chapelle&quot; de Bouvier qui est sorti du premier sac. Le parfum extr&ecirc;mement s&eacute;duisant de ce premier cru de Gevrey en avait tromp&eacute; plus d'un, nous laissant croire qu'il devait forc&eacute;ment s'agir d'un des deux Charmes-Chambertin pr&eacute;sents dans le volet. </div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><strong>J'ach&egrave;te ou je n'ach&egrave;te pas</strong><br />En fait, je me suis d&eacute;j&agrave; donn&eacute; une r&eacute;ponse &agrave; cette question, car je suis retourn&eacute; acheter de ces vins peu de jours apr&egrave;s la d&eacute;gustation. Ils ne sont pas les plus opulents, mais leur classicisme et leur parfum, surtout pour les rouges, correspond exactement &agrave; ce que je cherche quand j'ai le go&ucirc;t d'un bourgogne.</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><strong>PREMIER VOLET - les blancs</strong></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><strong>Verre #1- Chassagne &quot;caillerets&quot; - Gagnard 11 votes</strong><br /><strong>Verre #2- Puligny &quot;champ canet&quot; - Sauzet 2 votes</strong><br /><strong>Verre #3- Corton Charlemagne - Boillot 0 votes</strong><br /><strong>Verre #4- Chassagne &quot;les embraz&eacute;es&quot; Boillot 0 votes</strong><br /><br /><strong>Chassagne Montrachet 1er cru &quot;caillerets&quot; 2008, J. N. Gagnard (SAQ 11358964 - 85,00$)</strong> <br />Robe p&acirc;le, aux reflets verd&acirc;tres. Joli nez, fum&eacute;, avec de beaux ar&ocirc;mes de noisette r&ocirc;ties et de ch&ecirc;ne grill&eacute;. Bouche assez ample, de tr&egrave;s bonne acidit&eacute;, vibrante, saveurs d'agrumes, traces bois&eacute;es. Tr&egrave;s classique, avec un tr&egrave;s bel &eacute;levage et une saine acidit&eacute; qui lui donne une belle d&eacute;finition.<br />(*** &frac12; @ **** - mai/11 - Fed)<br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Puligny Montrachet 1er cru &quot;champ canet&quot; 2008, E. Sauzet (SAQ 11436782 91,75$)</strong><br />Robe p&acirc;le, dor&eacute;e, aux reflets verd&acirc;tres. Bon nez, pur, tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gant, de belle min&eacute;ralit&eacute;, avec des nuances florales, ch&egrave;vrefeuille, un bois&eacute; subtil, qui &eacute;volue vers des notes de pain grill&eacute;, des ar&ocirc;mes de cire et d'amande. Bouche ample, de bonne acidit&eacute; en avant-palais, saveurs de citron confit, fine min&eacute;ralit&eacute;, plus en puissance et maturit&eacute; vers la fin, chaleureuse, avec des saveurs de figue m&ucirc;re, bonne longueur. <br />(**** - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Corton Charlemagne grand cru 2008, Henri Boillot (SAQ 11316385 - 166,00$)</strong> <br />Robe dor&eacute;e, soutenue. Tr&egrave;s complexe, le premier nez offre des ar&ocirc;mes intrigants d'huile de s&eacute;same, il &eacute;volue vers un bouquet complexe de cire d'abeille, de noisette, de fleurs blanches, avec un bois&eacute; subtilement grill&eacute;, fum&eacute;, qui lui donne une certaine distinction. Bouche ample, onctueuse, de tr&egrave;s bonne maturit&eacute;, laissant une impression presque huileuse, augment&eacute;e par des saveurs de cire, ainsi que d'agrumes confits, l'oxyg&eacute;nation lui donne beaucoup d'harmonie et permet a sa structure de mieux se manifester, bonne acidit&eacute; en fin de palais, aboutissant en une longue finale min&eacute;rale. Un blanc de grande stature. <br />(**** @ **** &frac12; - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Chassagne Montrachet 1er cru &quot;les embraz&eacute;es&quot; 2008, Henri Boillot (SAQ 11316254 - 85,00$)</strong><br />Robe dor&eacute;e, soutenue. Nez de miel et de cire, aux subtiles nuances florales, l'oxyg&eacute;nation en fait ressortir toute la maturit&eacute;, il gagne alors des ar&ocirc;mes de figues et de pomme cuite. Bouche ample, de bonne maturit&eacute;, tr&egrave;s coh&eacute;rente avec les ar&ocirc;mes per&ccedil;us au nez, min&eacute;ralit&eacute; un peu plus pr&eacute;sente, des traces bois&eacute;es qui lui conf&egrave;rent un brin de s&eacute;cheresse. <br />(**** - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>DEUXI&Egrave;ME VOLET - les rouges</strong></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><strong>Verre #1- Gevrey &quot;petite chapelle&quot; - Bouvier 7 votes</strong><br /><strong>Verre #2- Charmes-Chambertin - Boillot 2 votes</strong><br /><strong>Verre #3- Charmes-Chambertin - Serafin 2 votes</strong><br /><strong>Verre #4- Morey &quot;la Riotte&quot; - Taupenot Merme 2 votes</strong><br /></div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Gevrey Chambertin 1er cru &quot;petite chapelle&quot; 2008, Ren&eacute; Bouvier (SAQ 10338718 - 85,00$)</strong> <br />Rubis, bonne saturation. Superbe nez, dot&eacute; d'une complexit&eacute; et d'une intensit&eacute; dignes d'un grand cru, fin, parfum&eacute;, avec des notes florales, &eacute;pic&eacute;es, un bois&eacute; fum&eacute;, de la griotte, le tout avec beaucoup de d&eacute;licatesse et de distinction. Bouche de corps moyen, tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante, avec des saveurs de cerise, d'&eacute;pices, de noyau, quelques subtiles traces de ch&ecirc;ne, une belle acidit&eacute; qui lui donne de la fra&icirc;cheur et de la d&eacute;finition. Ce n'est pas donn&eacute;, mais compte tenu des prix des meilleurs rouges de Bourgogne, ceci est un superbe achat.<br />(**** @ **** &frac12; - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Charmes-Chambertin grand cru 2008, Henri Boillot (SAQ 11316431 - 185,25$)</strong><br />Rubis, bonne saturation. Bon nez, l&eacute;g&egrave;rement sulfureux &agrave; prime abord, &eacute;voluant vers des notes de cerise m&ucirc;re, de violette, de cuir, de fum&eacute;e, avec des nuances animales, du poulailler. Bouche de corps moyen, acidit&eacute; soutenue, un peu vif, avec des tannins serr&eacute;s, polis, l&eacute;g&egrave;rement astringents, finale d'une subtile min&eacute;ralit&eacute;. &Eacute;l&eacute;gant, assez complexe, mais on aurait voulu un peu de chair autour de l'os &agrave; ce prix l&agrave;. <br />(**** - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Charmes-Chambertin grand cru 2008, Serafin (SAQ 11333759 - 149,00$)</strong> <br />Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Profond, de bonne maturit&eacute;, avec un bois&eacute; fum&eacute;, graphit&eacute;, des fines notes florales, sur un fond de cerise bien m&ucirc;re. Bouche ample, de bonne maturit&eacute;, avec une trame serr&eacute;e, polie, tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante, bonne acidit&eacute;, des saveurs de cerise acidul&eacute;e, de poivre blanc, un bois&eacute; l&eacute;g&egrave;rement graphit&eacute;, qui accompagne la bonne finale au relent de cerise m&ucirc;re. Tr&egrave;s r&eacute;ussi!<br />(**** @ **** &frac12; - mai/11 - Fed)</div><div style="font-family: Candara, Trebuchet MS, Arial, sans-serif; font-size: 10pt"><br /><strong>Morey St. Denis 1er cru &quot;la Riotte&quot; 2008, Taupenot Merme (SAQ 11381515 - 81,75$)</strong><br />Rubis, bonne saturation. Terreux, d'une subtile aust&eacute;rit&eacute;, avec des notes discr&egrave;tes de cerise, de poivre et de marijuana. Bouche assez ferme et tannique, du mordant, mais sans agressivit&eacute;, belles saveurs de griotte, subtilement bois&eacute;, avec de subtiles traces crayeuses.<br />(**** - mai/11 - Fed)<br /></div>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2012/04/cr_bourgogne_2008.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2012/04/cr_bourgogne_2008.html</guid>
         <category>Compte-rendus</category>
         <pubDate>Mon, 09 Apr 2012 11:36:35 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>CR: Toscane 2007: les super-toscans</title>
         <description><![CDATA[<p>Cette comparaison de vins du mill&eacute;sime 2007 nous a offert un programme d'une grande qualit&eacute;, au point que plusieurs des gens pr&eacute;sents &eacute;taient de l'avis qu'elle a &eacute;t&eacute; une des plus belles d&eacute;gustations de vins toscans depuis plusieurs ann&eacute;es. Des vins complets, &eacute;quilibr&eacute;s, d&eacute;j&agrave; accessibles, un r&eacute;gal du d&eacute;but &agrave; la fin.&nbsp; </p><p>Malgr&eacute; l'homog&eacute;n&eacute;it&eacute; du programme, chaque volet a eu son vin dominant. Dans le premier volet ce fut le Tignanello, que certains des d&eacute;gustateurs, ayant suivi ce vin depuis ses d&eacute;buts, ont qualifi&eacute; comme le meilleur de tous les temps. C'&eacute;tait effectivement un vin complexe et de grand raffinement, avec un &eacute;levage tr&egrave;s r&eacute;ussi et une grande prestance en bouche. Une tr&egrave;s grande r&eacute;ussite, si grande, en fait, que le tr&egrave;s bon Oreno a un peu p&acirc;li en comparaison. Seul le Giusto di Notri s'en est assez bien tir&eacute;, probablement parce qu'il se diff&eacute;renciait de fa&ccedil;on plus radicale, en raison de son caract&egrave;re fortement marqu&eacute; par le cabernet.</p><p>Dans le deuxi&egrave;me volet, c'est encore une fois la grande homog&eacute;n&eacute;it&eacute; des vins qui nous a &eacute;tonn&eacute;s. On avait l&agrave; les deux plus grands repr&eacute;sentants de l'appellation Bolgheri, qui &eacute;taient compar&eacute;s &agrave; deux autres assemblages &agrave; base de cabernet sauvignon, un provenant du Chianti, l'autre de la Vall&eacute;e de Napa. En th&eacute;orie, on aurait d&ucirc; avoir devant nous des vins tr&egrave;s diff&eacute;rents, alors que, paradoxalement, les vins les plus diff&eacute;rents entre eux &eacute;taient bel et bien les deux Bolgheri.</p><p>C'est le vin dans le verre num&eacute;ro 1, par sa fra&icirc;cheur et sa complexit&eacute;, qui a retenu l'attention d'une majorit&eacute; du panel. Les avis sur son identit&eacute; &eacute;taient partag&eacute;s, certains le prenant pour l'Ornellaia, d'autres pour l'Insignia, d'autres encore pour le Giorgio Primo, mais presque tous &eacute;tant convaincus que c'&eacute;tait le meilleur du lot. En sortant la bouteille du sac, on a r&eacute;alis&eacute; que c'&eacute;tait aussi le moins dispendieux du lot: le Giorgio Primo. </p><p>En ce qui concerne les autres vins de ce volet, l'Ornellaia est arriv&eacute; deuxi&egrave;me, loin derri&egrave;re le Giorgio Primo mais, en sa d&eacute;fense, il faut dire que plusieurs d&eacute;gustateurs &eacute;taient plut&ocirc;t embarrass&eacute;s au moment de choisir un pr&eacute;f&eacute;r&eacute; entre ces deux vins. Les deux autres vins n'ont re&ccedil;u aucun vote, mais les avis &agrave; leur propos &eacute;taient tr&egrave;s diff&eacute;rents. D'un c&ocirc;t&eacute;, plusieurs participants ont trouv&eacute; de tr&egrave;s bonnes choses &agrave; dire sur le Sassicaia, mais sa pr&eacute;cocit&eacute; semblait en laisser plus d'un perplexe. De l'autre, la grande puissance du Insignia et sa carrure, taill&eacute;e pour une tr&egrave;s longue conservation, ont cr&eacute;&eacute; des difficult&eacute;s pour une partie du groupe.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>1er Volet<br />&nbsp;<br />Verre #1 - Giusto di Notri&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 2 votes<br />Verre #2 - Tignanello&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 13 votes<br />Verre #3 - Oreno&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0 votes </strong></p><p><br /><strong>Giusto di Notri Toscana i.g.t. 2007, Tua Rita (SAQ 11025609 - 109,25$)<br /></strong>Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Beau nez de cassis, feuille de cassis et de cuir, plut&ocirc;t typ&eacute; cabernet. Bouche &agrave; la trame serr&eacute;e, tendue par une belle acidit&eacute;, des saveurs de fruit noir, acidul&eacute;, juteux, aboutissant en une finale tr&egrave;s longue de fruit noir et de r&eacute;glisse, aux relents terreux, goudronn&eacute;s, l&eacute;g&egrave;rement chaleureuse. &Eacute;l&eacute;gant, complet. <br />(**** - avr./11 - Fed)</p><p><strong>Tignanello Toscana i.g.t. 2007, Antinori (SAQ 10820900 - 99,00$)<br /></strong>Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Tr&egrave;s beau nez, complexe, raffin&eacute;, offrant un beau m&eacute;lange de notes min&eacute;rales, animales, un bois&eacute; tr&egrave;s fin, balsamique, ainsi que des ar&ocirc;mes de cr&egrave;me de cerise. Bouche de bonne mati&egrave;re, &eacute;l&eacute;gante, tendue, de bonne acidit&eacute;, avec des tannins l&eacute;g&egrave;rement astringents, des saveurs de fruit noir, juteux, de r&eacute;glisse, des touches bois&eacute;es &eacute;l&eacute;gantes, une finale de bonne persistance, aux relents r&eacute;gliss&eacute;s, min&eacute;raux. Grande r&eacute;ussite.<br />(**** @ **** &frac12; - avr./11 - Fed)</p><p><strong>Oreno Toscana i.g.t. 2007, Sette Ponti (SAQ - 75,00$)<br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Tr&egrave;s m&ucirc;r, avec des ar&ocirc;mes de confiture de fruits rouges, enrob&eacute;s de nuances vanill&eacute;es, ainsi qu'un caract&egrave;re herbac&eacute;. Bouche de tr&egrave;s bonne mati&egrave;re, m&ucirc;re, l&eacute;g&egrave;rement herbac&eacute;e, avec des saveurs de fruits rouges, m&ucirc;rs, sucr&eacute;s, encore de la vanille, des tannins m&ucirc;rs, de la souplesse et une bonne finale chocolat&eacute;e. <br />(*** &frac12; @ **** - avr./11 - Fed)</p><p>&nbsp;</p><p><strong>2e Volet<br />&nbsp;<br />Verre #1 - Giorgio Primo&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 11 votes<br />Verre #2 - Ornellaia&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 4 votes<br />Verre #3 - Insignia&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0 votes<br />Verre #4 - Sassicaia&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0 votes</strong></p><p><strong>Giorgio Primo Toscana Igt 2007, La Massa (SAQ - 87,00$)<br /></strong>Pourpre, excellenta saturation. Superbe nez, tr&egrave;s frais, complexe, offrant de belles notes de cassis m&ucirc;r, aux nuances florales, poivronn&eacute;es, animales, cuir&eacute;es, dans un ensemble qui par moments est vraiment tr&egrave;s bordelais, avec &agrave; peine un peu plus de maturit&eacute;. La bouche est ample, velout&eacute;e, tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante, avec une mati&egrave;re m&ucirc;re, bien glyc&eacute;rin&eacute;e, des saveurs de fruit noir, tr&egrave;s pur, aux accents v&eacute;g&eacute;taux discrets qui lui apportent une certaine fra&icirc;cheur, des tannins finement astringents et une tr&egrave;s longue finale de chocolat noir. Superbe!<br />(**** &frac12; - avr./11 - Fed)</p><p><strong>Ornellaia Bolgheri 2007, Tenute dell'Ornellaia (SAQ - 169$)<br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Nez tr&egrave;s m&ucirc;r, l&eacute;g&egrave;rement sucr&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de fruit noir bien m&ucirc;r, aux nuances de poivron, d'&eacute;pices et de cuir, ainsi que des notes vanill&eacute;es un peu trop soutenues. Bouche ample, dense, glyc&eacute;rin&eacute;e, grande mati&egrave;re, trame serr&eacute;e, fine, polie, finale tr&egrave;s nourrie, aux saveurs de fruit noir, de moka et de chocolat amer, tr&egrave;s long. Un vin tr&egrave;s complet, m&ecirc;me un peu trop charg&eacute; pour le moment. Quelques ann&eacute;es de garde lui permettront de s'affiner. <br />(**** @ **** &frac12; - avr./11 - Fed)</p><p><strong>Insignia Napa Valley 2007, Joseph Phelps (n.d. - 220$)<br /></strong>Rubis-pourpre, opaque. D&egrave;s le premier nez on sait qu'on a &agrave; faire avec un gros cabernet, profond, puissant, m&ucirc;r, un brin monolithique &agrave; prime abord, mais il gagne lentement en complexit&eacute; en se d&eacute;veloppant dans le verre, avec des ar&ocirc;mes de cassis et de prune, d'aneth, de cuir, d'&eacute;pices, de chocolat noir et de vanille. La bouche est plut&ocirc;t imposante, tr&egrave;s dense et structur&eacute;e, aux tannins bien fermes, mais assez fins et bien envelopp&eacute;s, des saveurs de fruit noir, tr&egrave;s m&ucirc;r, de la puissance, mais aussi une tenue impeccable pour un vin de cette stature, aboutissant en une tr&egrave;s longue finale de chocolat noir. Un cabernet massif, mais &eacute;tonnamment proportionn&eacute;, il sera de tr&egrave;s longue garde. <br />(**** @ **** &frac12; - avr./11 - Fed)</p><p><strong>Sassicaia Bolgheri 2007, Tenuta San Guido (SAQ - 139,00$)<br /></strong>Rubis-grenat, tr&egrave;s bonne saturation. Beau nez, complexe, d&eacute;j&agrave; l&eacute;g&egrave;rement &eacute;volu&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de c&egrave;dre, de champignon, de bois de santal, d'&eacute;pices, ainsi que des nuances vanill&eacute;es-fum&eacute;es. La bouche est tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante, de belle acidit&eacute;, avec des saveurs de fruit noir acidul&eacute;, de c&egrave;dre, de champignon, une trame serr&eacute;e, tr&egrave;s polie, une bonne finale. Un vin &eacute;l&eacute;gant et complexe, qui semble toutefois destin&eacute; &agrave; une &eacute;volution pr&eacute;coce.<br />(**** - avr./11 - Fed)</p><p>&nbsp;</p>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/toscane_2007_les_supertoscans.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/toscane_2007_les_supertoscans.html</guid>
         <category>Compte-rendus</category>
         <pubDate>Mon, 20 Jun 2011 11:34:16 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Producteur: Foradori</title>
         <description><![CDATA[<p>Elisabetta Foradori raconte qu'&agrave; la mort de son p&egrave;re, alors qu'elle n'avait que onze ans, sa famille l'assura qu'elle ne devait pas se sentir oblig&eacute;e, un jour, de reprendre le domaine familial. Le ton ironique avec lequel elle raconte cette histoire laisse clairement sous-entendre que sa destin&eacute;e &eacute;tait d&eacute;j&agrave; &eacute;crite depuis longtemps quand, en 1984, &agrave; l'&acirc;ge de 20 ans, elle a finalement pris le contr&ocirc;le des activit&eacute;s. </p><p>&Agrave; cette &eacute;poque, la production locale favorisait nettement la quantit&eacute; sur la qualit&eacute;. &Agrave; ce propos, tr&egrave;s diplomatiquement, Elisabetta nous laisse comprendre que certaines pratiques n'ont pas du tout disparu. Toutefois, le cheminement de cette jeune femme fut clair d&egrave;s le d&eacute;but, alors qu'elle mit tout en oeuvre pour revaloriser le grand c&eacute;page noir de la r&eacute;gion, le teroldego, dont le &quot;Granato&quot; est probablement l'expression la plus noble.&nbsp;&nbsp;</p><p>Toutefois, malgr&eacute; le succ&egrave;s que connaissaient ses vins et les reconnaissances qu'elle a obtenues, Elisabetta avoue que, vers la fin des ann&eacute;es '90, elle commen&ccedil;ait &agrave; &ecirc;tre fatigu&eacute;e de ce qu'elle produisait. C'est ce qui l'a pouss&eacute;e &agrave; s'orienter vers la biodynamie, d&egrave;s 2002, cherchant ainsi &agrave; apporter plus de puret&eacute; et d'&eacute;quilibre &agrave; ses vins. </p><p>Les derni&egrave;res &eacute;tapes de la constante progression de son travail ont &eacute;t&eacute; la revalorisation d'un autre c&eacute;page autochtone pratiquement oubli&eacute;, le nosiola, ainsi que la vinification du fruit de certains crus en amphores de terre cuite de 400 litres. Cette technique, qu'elle applique en blanc, sur le Fontanasanta (100% nosiola), ainsi qu'en rouge, sur les crus Sgarzon et Morei (100% teroldego), produit des vins d'une puret&eacute; d&eacute;sarmante.&nbsp;&nbsp;</p><p>La jeune fille de vingt ans a fait beaucoup de chemin depuis les ann&eacute;es '80. Un chemin qui n'a pas toujours &eacute;t&eacute; facile, le long duquel elle a fait des choix courageux, qui lui auront permis de contribuer &agrave; la revalorisation d'un territoire et de sa viticulture, tout en produisant des vins de tr&egrave;s grande qualit&eacute;. C'est un peu de tout ceci que vous apportez &agrave; votre table quand vous d&eacute;bouchez une bouteille qui porte le nom d'Elisabetta Foradori.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>en&nbsp;&nbsp; blanc&nbsp; <br /></strong>&nbsp;</p><p><strong>Fontanasanta Nosiola Vigneti delle Dolomiti Igt 2009, Foradori<br /></strong>Le nosiola est un ancien c&eacute;page autochtone qu'Elisabetta Foradori a magnifiquement r&eacute;ussi &agrave; mettre en valeur dans cet excellent vin, dot&eacute; d'un parfum tr&egrave;s particulier de fleurs sauvages, de muriers et de framboise. La bouche est tr&egrave;s coh&eacute;rente, ample, ronde, florale. Un vin harmonieux et complexe, dot&eacute; d'un caract&egrave;re tr&egrave;s distinct et original.&nbsp; <br />(**** - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><strong>Myrto Vigneti delle Dolomiti Igt 2009, Foradori (I.P. 11421783 - 32,50$)<br /></strong>Issu enti&egrave;rement du c&eacute;page incrocio manzoni (un croisement obtenu par le Professeur Luigi Manzoni entre le riesling et le pinot blanc), ce vin offre un joli nez fum&eacute;, calcaire, qui d&eacute;veloppe de beaux aromes de menthe fra&icirc;che et de basilic en &eacute;voluant dans le verre. La bouche est d'une belle fluidit&eacute;, avec beaucoup de fra&icirc;cheur et un beau caract&egrave;re min&eacute;ral. <br />(*** &frac12; - f&eacute;v./11 - Fed) </p><p>&nbsp;</p><p><strong>en rouge&nbsp; </strong></p><p><strong>LES CRUS</strong></p><p><strong>Morei Teroldego Vigneti delle Dolomiti Igt 2009, Foradori<br /></strong>Les raisins de ce cru de 1 hectare, sur un sol sableux avec d&eacute;bris argileux, entrent habituellement dans le Granato, le vin de pointe de la maison. Or, en 2009, Elisabetta a d&eacute;cid&eacute; d'en vinifier une partie en amphores, pendant huit mois, avec un minimum de sulfitage. Rubis-pourpre, de tr&egrave;s bonne saturation, ce vin offre un nez m&ucirc;r, profond, l&eacute;g&egrave;rement &eacute;pic&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de myrtilles, de m&ucirc;res,&nbsp;&nbsp; plut&ocirc;t discret mais complexe, avec une l&eacute;g&egrave;re volatilit&eacute;, des nuances de vernis &agrave; ongle, de prune et d'anis, qui rappelle certains vintage. La bouche est ample, de belle viscosit&eacute;, d'une trame assez fine, un beau fruit de m&ucirc;res, de baies sauvages, qui persiste. Un vin tr&egrave;s complet et complexe, de belle puret&eacute;, avec un caract&egrave;re d&eacute;finitivement original. <br />(*** &frac12; @ **** - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><strong>Sgarzon Teroldego Vigneti delle Dolomiti Igt 2009, Foradori<br /></strong>Ce cru de 1 hectare, sur un sol sablo-caillouteux, avec des graviers de 30 cm. de profondeur, b&eacute;n&eacute;ficie d'un microclimat plus frais. Tout comme pour le Morei, les raisins du cru Sgarzon, viennent habituellement utilis&eacute;s dans le Granato. En 2009, une partie a &eacute;t&eacute; vinifi&eacute;e en amphores, pendant huit mois, avec un minimum de sulfitage. Rubis-pourpre, de tr&egrave;s bonne saturation, ce vin offre un nez de tr&egrave;s belle puret&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de m&ucirc;res, de myrtilles, de baies sauvages, des nuances florales, encore tr&egrave;s jeune et primaire mais extr&ecirc;mement int&eacute;ressant. La trame est un peu plus serr&eacute;e, de tr&egrave;s belle d&eacute;finition, avec une trame serr&eacute;e, plut&ocirc;t rac&eacute;e, une finale discr&egrave;te mais tr&egrave;s persistante, aux accents de baies sauvages et d'&eacute;pices. Un vin tr&egrave;s r&eacute;ussi, complexe, rac&eacute; et original. <br />(**** - f&eacute;v./11 - Fed)<br />&nbsp;</p><p><strong>LE GRANATO </strong></p><p><strong>Granato Vigneti delle Dolomiti Igt 2007, Foradori (SAQ 898130 - 54,75$)<br /></strong>Nettement plus de maturit&eacute; que dans le 2006, avec un caract&egrave;re plus opulent, offrant un beau caract&egrave;re de cr&egrave;me de prune et de fruits noirs, avec un bois&eacute; bien int&eacute;gr&eacute;, l&eacute;g&egrave;rement graphit&eacute;. La bouche est ample, m&ucirc;re, cr&eacute;meuse, avec des saveurs de prune de tr&egrave;s bonne concentration, des tannins tr&egrave;s fins, bien enrob&eacute;s, finale de tr&egrave;s bonne persistance, sur des notes de prune. <br />(*** &frac12; @ **** - f&eacute;v./11 - Fed)&nbsp;</p><p><strong>Granato Vigneti delle Dolomiti Igt 2006, Foradori<br /></strong>Plut&ocirc;t discret, avec un bois&eacute; tr&egrave;s subtil, laissant des traces graphit&eacute;es, sur un fond de fruit noir. La bouche est encore sur la discr&eacute;tion, &eacute;l&eacute;gante, d'une trame assez raffin&eacute;e, avec des saveurs de prune et de cerise, d'assez bonne concentration. <br />(*** &frac12; - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p>&nbsp;</p><p><strong>LE TEROLDEGO DE BASE</strong></p><p><strong>Teroldego Rotaliano 2007, Foradori (SAQ 712695 - 23,35$)<br /></strong>La maturit&eacute; du mill&eacute;sime est &eacute;vidente dans ce 2007, le vin offre un beau caract&egrave;re de cerise et de m&ucirc;re, la bouche est ample, ronde, souple, avec une mati&egrave;re fruit&eacute;e bien m&ucirc;re, mais un peu simple. <br />(*** @ *** &frac12; - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><strong>Teroldego Rotaliano 2008, Foradori<br /></strong>Plut&ocirc;t discret, surtout apr&egrave;s le 2007, ce teroldego offre n&eacute;anmoins un beau nez de m&ucirc;res et de baies sauvages, de belle fra&icirc;cheur. La bouche est de corps moyen, avec des tannins l&eacute;g&egrave;rement astringents, un brin de verdeur peut-&ecirc;tre, mais aussi de belles notes fruit&eacute;es acidul&eacute;es. <br />(*** @ *** &frac12; - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p>&nbsp;</p>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/foradori.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/foradori.html</guid>
         <category>Producteurs</category>
         <pubDate>Mon, 20 Jun 2011 11:31:13 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>CR: Bordeaux 2007</title>
         <description><![CDATA[<p><br /><strong>Les biens faits de la mondialisation</strong></p><p>Il y a trente ans, un mill&eacute;sime comme 2007 aurait donn&eacute; des vins maigres, v&eacute;g&eacute;taux et insipides. On nous aurait dit qu'il aurait fallu boire ces vins jeunes, en attendant que les meilleurs mill&eacute;simes se fassent et personne n'aurait vu de mal &agrave; &ccedil;a. </p><p>Aujourd'hui, par contre, on d&eacute;guste les 2007 et on est forc&eacute;s de se dire que, finalement, les grands crus ne s'en sortent pas si mal. Il est vrai que la technologie permet aux meilleurs producteurs de faire des miracles m&ecirc;me dans les r&eacute;coltes les moins favorables. Mais est-ce seulement une question de technologie? Quand des Ch&acirc;teaux bordelais r&eacute;duisent leurs rendements sous la barre de 30 hl. par hectare, il devient clair que ceux-ci ne d&eacute;pendent pas uniquement de l'osmose renvers&eacute;e pour embouteiller un vin satisfaisant. Ces choix nous d&eacute;montrent que les grands ch&acirc;teaux sont pr&ecirc;ts &agrave; faire de vrais sacrifices afin d'obtenir un grand vin qui maintienne des standards de qualit&eacute; de premier niveau. </p><p>Qu'est ce qui justifie ces sacrifices? La concurrence. Bordeaux n'est pas la Bourgogne. Dans le march&eacute; d'aujourd'hui, quand vous produisez de 200'000 &agrave; 500'000 bouteilles par ann&eacute;e, vous ne pouvez vous permettre de produire un mauvais mill&eacute;sime. Il y a trop de bons vins de partout &agrave; travers la plan&egrave;te pour que le consommateur se satisfasse d'un mauvais bordeaux &agrave; fort prix. Les bordelais le savent et, en bons hommes d'affaires qu'ils sont et qu'ils ont toujours &eacute;t&eacute;, ils r&eacute;agissent en cons&eacute;quence. </p><p><strong>La d&eacute;gustation</strong></p><p>Cette d&eacute;gustation proposait un rapide tour d'horizon de quelques uns des meilleurs ch&acirc;teaux du bordelais, question d'&eacute;valuer la qualit&eacute; du mill&eacute;sime 2007. </p><p>Dans le premier volet, deux classiques bordelais &eacute;taient servis en compagnie de deux vins pirates: le canadien Osoyoos-Larose et le libanais &quot;Comte de M&quot;. Le volet a &eacute;t&eacute; remport&eacute; haut la main par le tr&egrave;s s&eacute;duisant Margaux de Malescot Saint Exup&eacute;ry.&nbsp; </p><p>Le deuxi&egrave;me volet nous a v&eacute;ritablement montr&eacute; &agrave; quel point les grands ch&acirc;teaux bordelais peuvent obtenir le meilleur m&ecirc;me des pires r&eacute;coltes. La qualit&eacute; des quatre vins &eacute;tait r&eacute;ellement tr&egrave;s satisfaisante, surtout pour un mill&eacute;sime si difficile. Si le d&eacute;gustateur plus averti peut facilement s'apercevoir que ces vins ne poss&egrave;dent pas la profondeur des 2005, force est de constater que dans les circonstances, ces producteurs ont su embouteiller des vins complets,&nbsp; assez complexes et totalement d&eacute;pourvus de ces traces v&eacute;g&eacute;tales qui ont toujours trahit les vendanges difficiles. Pour les amateurs de statistiques, la lutte a &eacute;t&eacute; serr&eacute;e entre L&eacute;oville Barton et Pichon Baron, ce dernier l'emportant par un seul vote.</p><p><br />&nbsp; <br /><strong>J'ach&egrave;te ou je n'ach&egrave;te pas</strong></p><p>Un amateur &agrave; ses premi&egrave;res armes ne devrait pas h&eacute;siter&nbsp;&agrave; peupler sa cave avec des bouteilles de quelques uns des vins de cette d&eacute;gustation (Malescot, Barton, Pichon Baron). La qualit&eacute; est tout &agrave; fait satisfaisante et les prix beaucoup moins dissuasifs que lors de mill&eacute;simes ayant re&ccedil;u meilleure presse.</p><p>Toutefois, un amateur ayant la cave d&eacute;j&agrave; pleine de vins de mill&eacute;simes comme 2005, 2003, 2000, 1996, 1995, etc., pourrait facilement se montrer plus s&eacute;lectif. <br />&nbsp; </p><p>&nbsp;</p><p><strong>en rouge&nbsp; <br />&nbsp;</strong></p><p><strong>Premier Volet&nbsp; </strong></p><p><strong>Verre #1 - Osoyoos-Larose&nbsp; 1 vote <br />Verre #2 - Malescot St. Exup&eacute;ry&nbsp;&nbsp;&nbsp; 10 votes<br />Verre #3 - Haut Bailly&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0 votes<br />Verre #4 - &quot;Comte de M&quot; - Kefraya&nbsp;&nbsp; 1 vote</strong></p><p><br /><strong>Le Grand vin Okanagan Valley 2006, Osoyoos-Larose (SAQ 10293169 - 43,50$)<br /></strong>Rubis-grenat, tr&egrave;s bonne saturation. Bon nez, offrant des ar&ocirc;mes d'aneth, de poivron, de violette, d'&eacute;pices. Bouche &agrave; la trame assez s&egrave;che, serr&eacute;e, l&eacute;g&egrave;re astringence, saveurs d'aneth, de tabac, d'herbes, de r&eacute;glisse et de goudron, assez complexe et persistante. Tr&egrave;s bien fait, il devrait &eacute;voluer positivement sur les cinq prochaines ann&eacute;es. <br />(*** &frac12; - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><br /><strong>Margaux 2007, Ch&acirc;teau Malescot St. Exup&eacute;ry&nbsp;&nbsp;&nbsp; (SAQ 10848620 - 75,00$)<br /></strong>Rubis, profond, tr&egrave;s bonne saturation. Beau nez de moka, sur un fond de cassis tr&egrave;s pur, aux nuances florales, un soup&ccedil;on de poivron, de cuir et d'&eacute;curie. Bouche tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante, assez ample, velout&eacute;e, tannins tr&egrave;s fins et parfaitement polis, saveurs de cassis, de r&eacute;glisse, belle acidit&eacute;, finale l&eacute;g&egrave;rement chocolat&eacute;e, de bonne persistance. Un margaux d'un grand raffinement, tr&egrave;s r&eacute;ussi pour le mill&eacute;sime. <br />(**** - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><br /><strong>Pessac L&eacute;ognan 2007, Ch&acirc;teau Haut Bailly&nbsp;&nbsp;&nbsp; (SAQ 11024534 - 84,25$)<br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Plut&ocirc;t ferm&eacute;, avec un caract&egrave;re assez sombre de r&eacute;glisse, de tabac et de fruit noir. Bouche assez structur&eacute;e, tendue, compacte, d'acidit&eacute; soutenue, trame serr&eacute;e, assez ferme, presque dure, avec des saveurs de cassis acidul&eacute;. Tr&egrave;s intransigeant, pour le moment, un vin qui n'a rien de f&eacute;minin et qu'il faudra attendre.&nbsp; <br />(*** &frac12; - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><br /><strong>&quot;Comte de M&quot; vall&eacute;e de Bekaa 2006, Ch&acirc;teau de Kefraya&nbsp; (SAQ 722413 - 48,25$)<br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Tr&egrave;s expressif, m&eacute;diterran&eacute;en, avec de tr&egrave;s belles notes de tabac noir, de menthe, de poivron r&ocirc;ti, de goudron, d'&eacute;pices. Bouche ample, m&ucirc;re, tr&egrave;s savoureuse, avec un beau caract&egrave;re de tabac de Havane, de r&eacute;glisse, de cuir, d'&eacute;pices, des tannins fermes, belle m&acirc;che, aboutissant en une longue finale chaleureuse. Un assemblage de cabernet sauvignon et de syrah, tr&egrave;s viril et complexe, une tr&egrave;s belle r&eacute;ussite.<br />(*** &frac12; @ **** - f&eacute;v./11 - Fed)<br />&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><br /><strong>Deuxi&egrave;me Volet</strong></p><p><strong>Verre #1 - Pontet Canet&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1 vote<br />Verre #2 - Cos d'Estournel&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0 votes<br />Verre #3 - L&eacute;oville Barton&nbsp;&nbsp; 5 votes<br />Verre #4 - Pichon Baron&nbsp;&nbsp; 6 votes</strong></p><p><br /><strong>Pauillac 2007, Ch&acirc;teau Pontet Canet&nbsp;&nbsp;&nbsp; ($105,00)<br /></strong>Rubis-grenat, tr&egrave;s bonne saturation. Discret, avec des ar&ocirc;mes de graphite, de prune, de cassis tr&egrave;s pur. La bouche est assez dense, compacte, tannins tr&egrave;s serr&eacute;s mais sans duret&eacute;, avec des saveurs de cassis, de bonne acidit&eacute;, une arri&egrave;re-bouche plus puissante, amplifi&eacute;e par un caract&egrave;re plus capiteux, de cr&egrave;me de prune et de goudron, qui persiste. Pas un mod&egrave;le de charme, mais c'est un pauillac tr&egrave;s complet et r&eacute;ussi, surtout pour le mill&eacute;sime.<br />(**** - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><br /><strong>St. Est&egrave;phe 2007, Ch&acirc;teau Cos d'Estournel&nbsp;&nbsp;&nbsp; ($159,00)<br /></strong>Beaucoup plus de cabernet sauvignon que par le pass&eacute; pour ce Cos 2007 (85%, contre 12% de merlot et 3% de cabernet franc). Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Joli nez, offrant un caract&egrave;re de moka, avec des ar&ocirc;mes de ch&ecirc;ne neuf de plus en plus fum&eacute;s, sur un fond de cassis assez discret. Attaque ample et velout&eacute;e, bouche plut&ocirc;t &eacute;l&eacute;gante, de bonne acidit&eacute;, tannins tr&egrave;s serr&eacute;e mais fins, l&eacute;ger manque de profondeur en milieu de palais, il semble ferm&eacute;, belle finale min&eacute;rale, persistante. Pas au niveau des meilleurs Cos du pass&eacute;. <br />(*** &frac12; @ **** - f&eacute;v./11 - Fed)<br />&nbsp;</p><p><strong>St. Julien 2007, Ch&acirc;teau L&eacute;oville Barton&nbsp;&nbsp;&nbsp; ($89,00)<br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Tr&egrave;s beau nez, tr&egrave;s subtil et complexe, avec des ar&ocirc;mes de cr&egrave;me de cassis, de fleurs sauvages, de cuir, ainsi que des discr&egrave;tes nuances animales. Tr&egrave;s belle bouche, tr&egrave;s &eacute;toff&eacute;e et d'un beau volume, tannins fermes, serr&eacute;s, l&eacute;g&egrave;re astringence, saveurs de cassis, tr&egrave;s belle fra&icirc;cheur de fruit, min&eacute;ralit&eacute; persistante en finale, avec des relents de chocolat noir. Encore une autre tr&egrave;s grande r&eacute;ussite pour L&eacute;oville Barton qui, depuis une bonne d&eacute;cennie, nous offre un des meilleurs vins du M&eacute;doc.<br />(**** @ **** &frac12; - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><br /><strong>Pauillac 2007, Ch&acirc;teau Pichon Baron&nbsp;&nbsp;&nbsp; ($119,00)<br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Tr&egrave;s beau nez, complexe, rac&eacute;, offrant des ar&ocirc;mes de moka, de ch&ecirc;ne grill&eacute;, aux subtiles nuances cuir&eacute;es, menthol&eacute;es. Bouche ample, de tr&egrave;s belle mati&egrave;re, avec des saveurs de cassis m&ucirc;r, d'une acidit&eacute; stimulante, des belles notes bois&eacute;es, grill&eacute;es, de tr&egrave;s bonne concentration, bonne finale de cassis, min&eacute;rale, persistante.<br />(**** - f&eacute;v./11 - Fed)</p>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/bordeaux_2007.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/bordeaux_2007.html</guid>
         <category>Compte-rendus</category>
         <pubDate>Mon, 20 Jun 2011 11:28:08 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>CR: Châteauneuf du Pape 2006 - Rayas</title>
         <description><![CDATA[<p>Un retour sur le mill&eacute;sime 2006 en Ch&acirc;teauneuf du Pape, question de d&eacute;guster un tr&egrave;s grand vin, Rayas, un de ces bijoux vinicoles qui ont la rare capacit&eacute; d'&eacute;mouvoir le d&eacute;gustateur, de lui donner des frissons, de l'amener &agrave; se demander: &quot;comment ont-ils pu faire &ccedil;a? comment ont-ils pu &eacute;laborer un liquide aussi complexe et raffin&eacute; &agrave; partir de simples raisins?&quot; La r&eacute;ponse est longue et complexe mais, une fois de plus, le vin de Rayas aura &eacute;mu le panel, s'attribuant la totalit&eacute; des votes dans un volet d&eacute;gust&eacute; &agrave; l'aveugle (quoique, d&eacute;guste-t-on vraiment &agrave; l'aveugle quand Rayas est de la partie?) qui comprenait des vins d'excellente qualit&eacute;.</p><p>Si le deuxi&egrave;me volet a abouti &agrave; une conclusion unanime, le premier nous a donn&eacute; une lutte un peu plus serr&eacute;e entre les vins de Fonsalette (eux aussi produits par Emmanuel Reynaud , de Rayas) et le Vieux Donjon. C'est la cuv&eacute;e r&eacute;guli&egrave;re de Fonsalette qui a remport&eacute; la premi&egrave;re tranche de cette d&eacute;gustation.</p><p>Finalement, en plus de l'&eacute;merveillement g&eacute;n&eacute;ral pour un autre Rayas absolument magistral, plusieurs membres du panel ont r&eacute;it&eacute;r&eacute; leur appr&eacute;ciation pour le mill&eacute;sime 2006, qui nous a donn&eacute; des Ch&acirc;teauneuf complets, tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gants et harmonieux.&nbsp; </p><p>&nbsp;&nbsp; </p><p><strong>en rouge&nbsp; <br />&nbsp;<br />&nbsp; </strong></p><p><strong>Premier volet <br /></strong></p><p><strong>Verre #1 - P&eacute;gau CdP &quot;Cuv&eacute;e R&eacute;serv&eacute;e&quot;&nbsp; 1 vote<br />Verre #2 - Fonsalette &quot;Syrah&quot;&nbsp;&nbsp; 4 votes<br />Verre #3 - Fonsalette C&ocirc;tes du Rh&ocirc;ne 6 votes<br />Verre #4 - Le Vieux Donjon CdP&nbsp;&nbsp; 3 votes&nbsp; </strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Ch&acirc;teauneuf du Pape &quot;Cuv&eacute;e R&eacute;serv&eacute;e&quot; 2006, P&eacute;gau<br /></strong>Rubis, bonne saturation. Tr&egrave;s joli nez, frais, complexe, cerise confite, fleurs sauvages, quelques relents d'&eacute;curie. Bouche de corps moyen, assez velout&eacute; &agrave; l'attaque, plus tendue en milieu de palais, belle mati&egrave;re fruit&eacute;e, m&ucirc;re, sucr&eacute;e, tannins fins, polis, longue finale r&eacute;gliss&eacute;e. Un vin &eacute;l&eacute;gant et complexe, tr&egrave;s r&eacute;ussi!<br />(**** - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><strong>C&ocirc;tes du Rh&ocirc;ne &quot;Syrah&quot; 2006, Ch&acirc;teau de Fonsalette<br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Profond, tr&egrave;s frais, parfum&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de poivre noir, des nuances florales, des m&ucirc;res, il fait tr&egrave;s Rh&ocirc;ne Nord. Bouche de bonne mati&egrave;re, dense, assez pleine, tannins serr&eacute;s, assez fermes, bonne acidit&eacute;, saveurs de framboise m&ucirc;re, de r&eacute;glisse. Jeune, vigoureux, tr&egrave;s typ&eacute; syrah, il devrait d&eacute;velopper plus de complexit&eacute; en vieillissant.<br />(**** - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><strong>C&ocirc;tes du Rh&ocirc;ne 2006, Ch&acirc;teau de Fonsalette<br /></strong>Rubis, bonne saturation. Tr&egrave;s beau nez d'&eacute;pices, de garrigue, avec de subtiles nuances viand&eacute;es, r&eacute;gliss&eacute;es. Bouche tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante, elle gagne du volume et de la complexit&eacute; &agrave; l'oxyg&eacute;nation, saveurs poivr&eacute;es, de prune m&ucirc;re, de cerise, de r&eacute;glisse, finale discr&egrave;te mais tr&egrave;s longue, aux accents de r&eacute;glisse et de poivre. Tr&egrave;s belle r&eacute;ussite. AM: jusqu'en 2016.<br />(**** - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><strong>Ch&acirc;teauneuf du Pape 2006, Le Vieux Donjon <br /></strong>Rubis, profond, tr&egrave;s bonne saturation. Discret, avec des ar&ocirc;mes de kirsch, de r&eacute;glisse. Bouche ferm&eacute;e, de bonne acidit&eacute;, tannique, de la m&acirc;che, des saveurs de cerise m&ucirc;re, du poivre, de la r&eacute;glisse, finale r&eacute;gliss&eacute;e de bonne persistance. <br />(**** - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><br />&nbsp;</p><p><strong>Deuxi&egrave;me volet </strong></p><p><strong>Verre #1 - La Mordor&eacute;e CdP &quot;Reine des bois&quot;&nbsp; 0 votes<br />Verre #2 - Rayas CdP&nbsp;&nbsp;&nbsp; 14 votes <br />Verre #3 - La Janasse CdP &quot;Chaupin&quot;&nbsp;&nbsp; 0 votes<br />Verre #4 - Isabel Ferrando CdP &quot;Colombis&quot;&nbsp;&nbsp; 0 votes</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Ch&acirc;teauneuf du Pape &quot;Reine des bois&quot; 2006, La Mordor&eacute;e<br /></strong>Pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Beau nez, profond, aux ar&ocirc;mes de kirsch, d'&eacute;pices, de r&eacute;glisse, de menthol, un caract&egrave;re terreux, complexe. Bouche de tr&egrave;s bonne mati&egrave;re, solidement structur&eacute;e, avec des tannins fermes, astringents, s&eacute;v&egrave;res, des saveurs min&eacute;rales, r&eacute;gliss&eacute;es qui persistent dans longue finale. Un vin profond et complexe, qui semble inutilement durci par un exc&egrave;s d'extraction qui nuit &agrave; son &eacute;quilibre. <br />(*** &frac12; - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><strong>Ch&acirc;teauneuf du Pape 2006, Ch&acirc;teau Rayas<br /></strong>Rubis, bonne saturation. Superbe nez, incroyablement complexe, exotique, avec des ar&ocirc;mes &eacute;pic&eacute;s, de cannelle et de bois de santal, des herbes de Provence, du c&egrave;dre, de l'orange confite, de la cerise m&ucirc;re, du cola et une touche de magie... La bouche est de corps moyen, tr&egrave;s harmonieuse et velout&eacute;e avec des saveurs &eacute;pic&eacute;es, poivr&eacute;es, qui s'allongent dans une finale de grande longueur. Un vin brillamment complexe, tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gant, absolument unique.&nbsp; AM: jusqu'en 2018.<br />(**** &frac12; - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><strong>Ch&acirc;teauneuf du Pape &quot;Chaupin&quot; 2006, La Janasse <br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Premier nez fum&eacute;, l&eacute;g&egrave;rement sulfureux, il &eacute;volue tr&egrave;s positivement, vers des ar&ocirc;mes &eacute;pic&eacute;s de ch&ecirc;ne et de cola, de liqueur de cerise, avec des nuances florales. La bouche est ample, riche et glyc&eacute;rin&eacute;e, tr&egrave;s m&ucirc;re, avec des saveurs de raisin, de prune, de kirsch, d'&eacute;pices, assez harmonieux, avec une finale persistante. <br />(**** - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><strong>Ch&acirc;teauneuf du Pape &quot;Colombis&quot; 2006, Isabel Ferrando<br /></strong>Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Bon nez, m&ucirc;r, avec des saveurs de cerise, de prune, un bois&eacute; aux relents de caramel, des nuances de fleurs fan&eacute;es, un discret caract&egrave;re terreux. Tr&egrave;s belle bouche, ample, m&ucirc;re, glyc&eacute;rin&eacute;e, de tr&egrave;s bonne concentration, avec des saveurs d'herbes, d'&eacute;pices, de vanille, de cola, de tannins serr&eacute;s, m&ucirc;rs, bien enrob&eacute;s, une longue finale r&eacute;gliss&eacute;e. <br />(**** - f&eacute;v./11 - Fed)</p><p><br />&nbsp;</p>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/chateauneuf_du_pape_2006_rayas.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/chateauneuf_du_pape_2006_rayas.html</guid>
         <category>Compte-rendus</category>
         <pubDate>Mon, 20 Jun 2011 11:23:38 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Producteur: Léon Beyer</title>
         <description><![CDATA[<p>Grand vecteur de terroirs, capable d'une rare complexit&eacute; et d'une long&eacute;vit&eacute; hors normes, le riesling est certainement un des c&eacute;pages les plus nobles qui existent. En fait, si ce n'&eacute;tait pour ces quelques dizaines d'hectares autour du Montrachet qui font pencher l'aiguille de la balance en faveur du chardonnay, le riesling serait sans doute LE Roi des c&eacute;pages blancs.&nbsp;&nbsp;</p><p>Ceci &eacute;tant dit, il faut dire que peu de producteurs rendent justice au riesling aussi bien que la maison L&eacute;on Beyer: des vins droits, authentiques, de grande puret&eacute;, parfaitement secs et d'une grande long&eacute;vit&eacute;. Leur &quot;Comtes d'Eguisheim&quot; 1975 est un monument &agrave; la gloire de ce c&eacute;page et il est loin d'&ecirc;tre le seul dans les r&eacute;serves de la famille Beyer.</p><p>La Maison fut cr&eacute;&eacute; en 1867, mais la famille Beyer compte quatorze g&eacute;n&eacute;rations de viticulteurs, &agrave; partir de 1580. Leurs possessions se situent sur les grands crus Eichberg et Pfersigberg, mais vous ne trouverez pas la mention la mention &quot;grand cru&quot; sur les &eacute;tiquettes de leurs vins car la famille juge que le syst&egrave;me de classification alsacien est un peu trop permissif.&nbsp; </p><p>La gamme Comtes d'Eguisheim repr&eacute;sente le meilleur de la production de la Maison Beyer. Elle fut cr&eacute;&eacute; en 1964 pour le gewurztraminer et s'est lentement &eacute;tendue &agrave; tous les grands c&eacute;pages. Issues des meilleurs coteaux d'Eguisheim, principalement de vignobles en grand cru, ces cuv&eacute;es ne sont produites que dans les meilleurs mill&eacute;simes. </p><p>La cuv&eacute;e &quot;les &eacute;caillers&quot; offre une autre tr&egrave;s belle expression du riesling, tout en puret&eacute;, min&eacute;ralit&eacute; et droiture. De plus, comme en t&eacute;moignent les 1995 et 1998, cette cuv&eacute;e aussi est capable de vieillir et de se bonifier avec le temps.</p><p>En entr&eacute;e de gamme, le riesling r&eacute;serve offre un fruit plus imm&eacute;diat, tout en pr&eacute;servant cette min&eacute;ralit&eacute; qui est &agrave; la base de tout riesling alsacien qui se respecte. Le mill&eacute;sime 2009 est une grande r&eacute;ussite.<br />&nbsp;<br />&nbsp;</p><p><br /><strong>en blanc&nbsp; <br /></strong>&nbsp;<br />&nbsp;</p><p><strong>Le riesling r&eacute;serve</strong></p><p><br /><strong>Riesling R&eacute;serve 2009, L&eacute;on Beyer (SAQ 081471 - 17,90$)<br /></strong>M&ucirc;r, expressif, dot&eacute; d'un tr&egrave;s beau fruit&eacute;, aux accents de p&ecirc;che et de lychee, sur un fond min&eacute;ral discret. Belle bouche, fra&icirc;che, vibrante, de belle acidit&eacute;, avec des saveurs de citron, et des accents p&eacute;troleux, de lanoline, finale citronn&eacute;e, l&eacute;g&egrave;rement chaleureuse. Expressif, typ&eacute;, tr&egrave;s r&eacute;ussi. Un excellent achat pour le prix. <br />(*** &frac12; - jan./11 - Fed)<br />&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Le Comtes d'Eguisheim</strong></p><p><br /><strong>Riesling &quot;Comtes d'Eguisheim&quot; 2005, L&eacute;on Beyer<br /></strong>M&ucirc;r, d&eacute;licat, parfum&eacute;, d'une mati&egrave;re souple et &eacute;l&eacute;gante, aboutissant en une belle finale min&eacute;rale. Charmeur, un peu facile. <br />(*** &frac12; - jan./11 - Fed)<br />&nbsp;</p><p><strong>Riesling &quot;Comtes d'Eguisheim&quot; 2004, L&eacute;on Beyer (SAQ 10844266 - 49,00$)<br /></strong>Assez profond, m&ucirc;r, min&eacute;ral, r&eacute;gliss&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de cr&egrave;me de citron et de cire d'abeille. Bouche m&ucirc;re, assez puissante, de bonne acidit&eacute;, des saveurs d'agrumes, min&eacute;rales, bonne longueur. Il a besoin de temps.<br />(*** &frac12; @ **** - jan./11 - Fed)<br />&nbsp;</p><p><strong>Riesling &quot;Comtes d'Eguisheim&quot; 2003, L&eacute;on Beyer<br /></strong>Beau nez, m&ucirc;r mais de belle fra&icirc;cheur, avec des ar&ocirc;mes complexes de citron, de feuille, de miel, de fruit blanc et&nbsp; de p&eacute;trole. La bouche est ample, m&ucirc;re, de belle acidit&eacute;, avec une longue finale min&eacute;rale, r&eacute;gliss&eacute;e. La chaleur du mill&eacute;sime apporte du gras et de la maturit&eacute; mais n'enl&egrave;ve rien en finesse ni en fra&icirc;cheur. C'est une tr&egrave;s belle r&eacute;ussite. <br />(*** &frac12; @ **** - jan./11 - Fed)<br />&nbsp;</p><p><strong>Riesling &quot;Comtes d'Eguisheim&quot; 1995, L&eacute;on Beyer<br /></strong>Tr&egrave;s beau nez, d'une min&eacute;ralit&eacute; sublime, de grande pr&eacute;cision, avec des nuances fum&eacute;es bien marqu&eacute;es. La bouche est onctueuse, bien tendue par une parfaite acidit&eacute;, citronn&eacute;e, min&eacute;rale, tr&egrave;s longue. Un superbe riesling, tr&egrave;s classique, qui vivra encore tr&egrave;s longtemps. <br />(**** - jan./11 - Fed)<br />&nbsp;</p><p><strong>Riesling &quot;Comtes d'Eguisheim&quot; 1985, L&eacute;on Beyer<br /></strong>Remarquablement complexe, ce riesling offre des ar&ocirc;mes sublimes de cire d'abeille, de tisane au citron et de miel, avec des nuances florales et de bo&icirc;te &agrave; tabac. La bouche est ample et parfaitement sph&eacute;rique, coh&eacute;rente avec le nez, d&eacute;licate mais pleine, tr&egrave;s complexe et longue. Magnifique!<br />(**** @ **** &frac12; - jan./11 - Fed)<br />&nbsp;</p><p><strong>Riesling &quot;Comtes d'Eguisheim&quot; 1975, L&eacute;on Beyer<br /></strong>Un magnifique t&eacute;moignage &agrave; la long&eacute;vit&eacute; du riesling. Ce 1975 est tout simplement exceptionnel! Une min&eacute;ralit&eacute; d'une pr&eacute;cision hors du commun, avec des ar&ocirc;mes fum&eacute;s et des accents d'hydrocarbures. La bouche est ample, d'une acidit&eacute; parfaite, grande pr&eacute;cision, min&eacute;ralit&eacute; tr&egrave;s marqu&eacute;e et une tr&egrave;s longue finale citronn&eacute;e. Un vin d'une vitalit&eacute; incroyable malgr&eacute; ses 35 ans, tout laisse croire qu'il atteindra le demi-si&egrave;cle sans probl&egrave;mes.<br />(**** &frac12; - jan./11 - Fed)<br />&nbsp;</p><p><strong>Riesling &quot;Comtes d'Eguisheim&quot; 1971, L&eacute;on Beyer<br /></strong>Un riesling d&eacute;licat, offrant des ar&ocirc;mes fum&eacute;s, min&eacute;raux, floraux, avec des accents de menthe s&eacute;ch&eacute;e. La bouche est assez pleine, l&eacute;g&egrave;rement mielleuse, &eacute;l&eacute;gante et de bonne longueur. Un riesling amadou&eacute; par le temps, qui poss&egrave;de encore une tenue plus que respectable malgr&eacute; ses quarante ans. <br />(*** &frac12; @ **** - jan./11 - Fed)</p><p><br />&nbsp;<br />&nbsp;</p><p><strong>Les &eacute;caillers</strong></p><p><br /><strong>Riesling &quot;les &eacute;caillers&quot;2005, L&eacute;on Beyer<br /></strong>Robe or p&acirc;le, brillant, aux reflets verd&acirc;tres. Le nez offre un caract&egrave;re de citron. La bouche est assez ample, m&ucirc;re, &eacute;tonnamment souple, avec des saveurs citronn&eacute;es min&eacute;rales. Marc Beyer d&eacute;finit 2005 comme un mill&eacute;sime &quot;bourgeois&quot; en raisin de sa maturit&eacute;. C'est en effet un riesling dodu et &eacute;tonnamment accessible pour son &acirc;ge.&nbsp;&nbsp; <br />(*** &frac12; - jan./11 - Fed) </p><p><br /><strong>Riesling &quot;les &eacute;caillers&quot;2004, L&eacute;on Beyer (SAQ 974667 - 35,00$)<br /></strong>Robe or p&acirc;le, reflets verd&acirc;tres. Nez profond, m&ucirc;r, avec des notes min&eacute;rales, du miel et du citron. Bouche ample, de bonne acidit&eacute;, des saveurs de fruit blanc, p&ecirc;che, citron, une finale moins pr&eacute;cise, chaleureuse, r&eacute;gliss&eacute;e, de bonne persistance. <br />(*** &frac12; - jan./11 - Fed)</p><p><br /><strong>Riesling &quot;les &eacute;caillers&quot;2001, L&eacute;on Beyer<br /></strong>Robe or p&acirc;le, reflets verd&acirc;tres. Nez l&eacute;g&egrave;rement plus &eacute;volu&eacute;, m&ucirc;r, avec des notes de miel, un m&eacute;lange min&eacute;ral, de lanoline et de p&eacute;trole, des nuances de savon &agrave; lessive. Bouche droite et structur&eacute;e, belle acidit&eacute;, min&eacute;ralit&eacute; p&eacute;troleuse, longue finale. Le nez est trompeur, ce riesling est encore tr&egrave;s jeune. <br />(*** &frac12; @ **** - jan./11 - Fed)</p><p><br /><strong>Riesling &quot;les &eacute;caillers&quot;2000, L&eacute;on Beyer<br /></strong>Robe dor&eacute;e, soutenue. Nez tr&egrave;s m&ucirc;r, semble nettement plus &eacute;volu&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de miel, de fruits secs, sur un fond min&eacute;ral r&eacute;gliss&eacute;. Bouche droite, acidit&eacute; contenue, min&eacute;ralit&eacute; plut&ocirc;t r&eacute;gliss&eacute;e, qui s'allonge dans la finale puissante et persistante. Moins &eacute;l&eacute;gant que d'habitude.<br />(*** &frac12; - jan./11 - Fed)</p><p><br /><strong>Riesling &quot;les &eacute;caillers&quot;1998, L&eacute;on Beyer<br /></strong>Joli nez, aux ar&ocirc;mes de citron, de miel et de fleurs blanches. Bouche droite, tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante, elle commence &agrave; se fondre, l'acidit&eacute; est moins soutenue mais conf&egrave;re n&eacute;anmoins beaucoup de pr&eacute;cision et de d&eacute;finition au vin, les accents citronn&eacute;s apportent beaucoup de fra&icirc;cheur et la finale est longue et min&eacute;rale.<br />(*** &frac12; @ **** - jan./11 - Fed)</p><p><br /><strong>Riesling &quot;les &eacute;caillers&quot;1995, L&eacute;on Beyer<br /></strong>Tr&egrave;s expressif et complexe, il sauvignonne presque, offrant un joli m&eacute;lange de notes citronn&eacute;es, herbac&eacute;es et min&eacute;rales, tr&egrave;s frais et cr&eacute;meux. Bouche tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante, de belle fra&icirc;cheur, une acidit&eacute; encore bien d&eacute;finie malgr&eacute; les quinze ans, une min&eacute;ralit&eacute; de grande pr&eacute;cision, bonne longueur. <br />(**** - jan./11 - Fed)</p><p>&nbsp;</p>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/leon_beyer.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/leon_beyer.html</guid>
         <category>Producteurs</category>
         <pubDate>Mon, 20 Jun 2011 11:21:13 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>CR: Toscane &amp; Bordeaux 2006</title>
         <description><![CDATA[<p>Cette belle d&eacute;gustation, au th&egrave;me un peu hybride, devait nous permettre de suivre l'&eacute;volution des 2006 aussi bien en Toscane qu'&agrave; Bordeaux, deux th&egrave;mes qui avaient d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; couverts dans le pass&eacute;. </p><p>Le premier volet a plus que confirm&eacute; l'excellente qualit&eacute; du mill&eacute;sime 2006 en Toscane. L'alignement nous a permis de faire constat du grand niveau qualitatif et de la grande homog&eacute;n&eacute;it&eacute; des vins. Les deux gagnants de la d&eacute;gustation, ex-&aelig;quo, ont &eacute;t&eacute; les deux vins &agrave; base de sangiovese: Cepparello et Flaccianello. Ce duo a &eacute;t&eacute; talonn&eacute; de pr&egrave;s par l'excellent Giorgio Primo qui, &agrave; mon avis, &eacute;tait celui qui s'exprimait le mieux de tous, avec une superbe maturit&eacute; de fruit et une acidit&eacute; mieux int&eacute;gr&eacute;e. Le Il Bl&ugrave;, de la Brancaia, semble avoir &eacute;t&eacute; oubli&eacute; dans le vote du panel, ce qui n'enl&egrave;ve rien &agrave; sa grande qualit&eacute;.</p><p>Dans le deuxi&egrave;me volet, toujours en 2006, un trio de grands bordeaux se d&eacute;fendait face &agrave; un pirate toscan. Encore une fois, il faut signaler la grande qualit&eacute; des tous les vins en d&eacute;gustation, avec une mention particuli&egrave;rement favorable pour celui du ch&acirc;teau La Lagune, de loin le moins dispendieux du lot, qui a n&eacute;anmoins remport&eacute; le volet avec une majorit&eacute; &eacute;crasante, gr&acirc;ce &agrave; sa complexit&eacute; pr&eacute;coce. Le Pontet Canet, un colosse, comme d'habitude, est sans doute un grand vin en devenir. Personnellement, j'ai eu un penchant pour le L&eacute;oville Poyf&eacute;rr&eacute;, dont la puret&eacute; de la finale m'a particuli&egrave;rement s&eacute;duit. Le pirate, le Lupicaia, &eacute;tait d'excellente facture, comme d'habitude. </p><p><br /><strong>Acheter ou ne pas acheter</strong></p><p>Difficile dans les deux cas. Pour les toscans 2006, si 2007 n'avait pas &eacute;t&eacute; le mill&eacute;sime spectaculaire qu'il est, je dirais de vous pr&eacute;cipiter. C'est d&eacute;finitivement un mill&eacute;sime qui m&eacute;rite d'&ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute; dans les meilleures caves, tout en consid&eacute;rant qu'il sera suivi par un autre grand succ&egrave;s donc, gardez-vous un peu de budget pour les 2007.</p><p>En ce qui concerne les bordeaux 2006, mon enthousiasme pour ce mill&eacute;sime continue d'&ecirc;tre un peu refroidi par l'aust&eacute;rit&eacute; des vins. Ils seront de grande long&eacute;vit&eacute; et la qualit&eacute; est au rendez-vous, chez certains producteurs on peut m&ecirc;me parler de grandes r&eacute;ussites. Toutefois, ayant fait le plein de 2005 (comme j'esp&egrave;re vous l'avez tous fait), le meilleur conseil serait d'acheter tr&egrave;s s&eacute;lectivement et avec mod&eacute;ration.&nbsp; </p><p>&nbsp;</p><p><br /><strong>en rouge </strong></p><p><strong>1er volet<br />&nbsp;<br />Verre #1 - Cepparello - Isole &amp; Olena&nbsp; 5 votes<br />Verre #2 - Flaccianello - Fontodi&nbsp;&nbsp; 5 votes <br />Verre #3 - Giorgio Primo - La Massa&nbsp; 4 votes <br />Verre #4 - Il Bl&ugrave; - La Brancaia&nbsp;&nbsp; 0 votes</strong></p><p><br /><strong>Cepparello Toscana Igt 2006, Isole &amp; Olena (SAQ 928911 - 72,00$)<br /></strong>Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Nez assez classique, avec des ar&ocirc;mes de noyau de cerise, c&egrave;dre, &eacute;pices, sucre brun. Bouche de bonne mati&egrave;re, tendue par une acidit&eacute; plut&ocirc;t soutenue, des saveurs de cerise m&ucirc;re, juteuse, des &eacute;pices, de la vanille pure, du sucre brun, des tannins fins, serr&eacute;s, l&eacute;g&egrave;rement astringents. Il ne poss&egrave;de pas la dimension d'autres vins de son calibre, mais on appr&eacute;cie sa finesse. <br />(*** &frac12; @ **** - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Flaccianello Toscana Igt 2006, Fontodi (SAQ - 85,00$)<br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Le nez offre des ar&ocirc;mes de fruits noirs, juteux, acidul&eacute;s, avec des nuances d'encens, d'&eacute;pices, de bois br&ucirc;l&eacute;. Bouche ample, dense, d'une belle chair dodue, des saveurs de fruit noir, d'&eacute;pices, de ch&ecirc;ne br&ucirc;l&eacute;, de graphite, trame serr&eacute;e en milieu de palais, soyeuse, l&eacute;g&egrave;re astringence, finale de r&eacute;glisse, tabac, avec toujours ces traces de fum&eacute;. Excellent potentiel, mais il faudra attendre que l'&eacute;levage s'estompe pour en obtenir une expression plus pure.<br />(*** &frac12; @ **** - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Giorgio Primo Toscana Igt 2006, La Massa (SAQ 10986053 - 82,75$)<br /></strong>Rubis-pourpre, excellente saturation. Beau nez de fruits noirs, belle fra&icirc;cheur, encre, bleuets, des subtiles notes graphit&eacute;es, moka, des accents de violette. Bouche ample, de tr&egrave;s belle mati&egrave;re, saveurs de fruits noirs et de r&eacute;glisse, excellente concentration, trame serr&eacute;e, belle m&acirc;che, l&eacute;g&egrave;re astringence, longue et pleine finale, aux relents de fruits noirs, de r&eacute;glisse et de chocolat amer. Grande r&eacute;ussite.<br />(**** @ **** &frac12; - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Il Bl&ugrave; Toscana Igt 2006, La Brancaia (SAQ 10769622 - 69,90$)<br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Beau nez, m&ucirc;r, cr&eacute;meux, avec des ar&ocirc;mes de fruits noirs, d'herbes douces, d'&eacute;pices. Belle attaque velout&eacute;e, bouche ample, saveurs d'herbes, de fruit noir, trame plus serr&eacute;e en milieu de palais, belle acidit&eacute;, finale de fruit noir, d'&eacute;pices, graphite. Tr&egrave;s r&eacute;ussi!<br />(**** - nov./10 - Fed)<br />&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>2e volet<br />&nbsp; <br />Verre #1 - Pauillac - Pontet Canet&nbsp;&nbsp; 2 votes<br />Verre #2 - Haut M&eacute;doc - La Lagune&nbsp; 9 votes<br />Verre #3 - St. Julien - L&eacute;oville Poyferr&eacute;&nbsp; 2 votes<br />Verre #4 - Lupicaia - Castello del Terriccio&nbsp; 1 votes</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Pauillac 2006, Ch&acirc;teau Pontet Canet (SAQ 10848929 - 107,00$)<br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Nez plut&ocirc;t discret, de cuir, de poivron frais, sur un fond de cassis tr&egrave;s pur. Bouche compacte, tendue, de tr&egrave;s belle acidit&eacute;, tr&egrave;s serr&eacute;s, tr&egrave;s fins, polis, saveurs de fruit noir, acidul&eacute;, notes min&eacute;rales, cuir, avec une longue finale de cassis. Un pauillac, droit, granitique, peu expressif mais profond, con&ccedil;u pour un tr&egrave;s long vieillissement. <br />(**** - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Haut M&eacute;doc 2006, Ch&acirc;teau La Lagune (SAQ 10859839 - 79,00$)<br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Beau nez, tr&egrave;s complexe, profond, goudronn&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de moka, de th&eacute; noir, du tabac, des &eacute;pices. Bouche de bonne mati&egrave;re, avec des tannins fins, serr&eacute;s, l&eacute;g&egrave;rement astringents, avec le m&ecirc;me caract&egrave;re terreux, de tabac de Havane et de th&eacute; noir, qui persiste. Complexe, complet, tr&egrave;s r&eacute;ussi.<br />(**** - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>St. Julien 2006, Ch&acirc;teau L&eacute;oville Poyferr&eacute; (SAQ 10850041 - 109,00$)<br /></strong>Rubis-pourpre, tr&egrave;s bonne saturation. Joli nez, discret, mais profond, tr&egrave;s fin, avec des nuances de cassis, de violette, de poivron, de ch&ecirc;ne. Bouche ample, de tr&egrave;s bonne mati&egrave;re, structure tannique massive, astringente, sans &ecirc;tre le moindrement rustique, saveurs min&eacute;rales, goudronn&eacute;es, ainsi qu'une longue finale de cassis pur.&nbsp; Un vin introverti, qui se d&eacute;veloppe &eacute;norm&eacute;ment en s'oxyg&eacute;nant et sera sans doute de grande garde.<br />(**** - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Lupicaia Toscana Igt 2006, Castello del Terriccio (SAQ 11292651 - 137,50$)<br /></strong>Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Nez assez complexe, avec des ar&ocirc;mes de fruits noirs, acidul&eacute;, aux nuances de cola, d'aneth, de champignon, sur un fond terreux. Bouche ample, de tr&egrave;s bonne mati&egrave;re, tannins fermes, belle m&acirc;che, saveurs de cassis, de r&eacute;glisse, de poivron, d'aneth, tr&egrave;s bonne concentration, belle acidit&eacute;, la finale de fruit noir et de r&eacute;glisse persiste. Un assemblage de cabernet sauvignon (80%), merlot et petit verdot, compact, de bonne maturit&eacute;, qui est tr&egrave;s r&eacute;ussi. Toutefois, il n'offre absolument rien d'original et se vend un prix totalement dissuasif. <br />(**** - nov./10 - Fed)</p>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/toscane_bordeaux_2006.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/toscane_bordeaux_2006.html</guid>
         <category>Compte-rendus</category>
         <pubDate>Mon, 20 Jun 2011 11:18:33 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Producteur: Fattoria La Massa - Giorgio Primo</title>
         <description><![CDATA[<p>Avoir la possibilit&eacute; de participer &agrave; un &eacute;change d'opinions avec un producteur devient particuli&egrave;rement fascinant quand on a la libert&eacute; de parler ouvertement de ses vins, de ce qu'ils sont, de ce qu'ils pourraient &ecirc;tre et du pourquoi, bien s&ucirc;r. Et quand cela se fait en compagnie du tr&egrave;s sympathique Giampaolo Motta, l'&eacute;change devient encore plus int&eacute;ressant, car l'ouverture au d&eacute;bat est totale, les &eacute;changes sont constructifs et on en ressort avec la nette sensation que l'homme est profond&eacute;ment convaincu de ce qu'il fait et que cette conviction d&eacute;rive d'un long et&nbsp; profond questionnement.</p><p><br />Imaginons, par exemple, un d&icirc;ner dans un restaurant du Vieux Montr&eacute;al, accompagn&eacute; d'une longue verticale du vin de pointe de Fattoria La Massa, le Giorgio Primo. Imaginons, aussi, qu'autour de la table un des participants se borne sur l'inopportunit&eacute; de toujours miser sur les c&eacute;pages internationaux, au lieu de mettre en valeur le vrai c&eacute;page toscan par excellence: le sangiovese. Et bien, il se peut que le producteur arrive &agrave; expliquer le cheminement qui l'a amen&eacute; &agrave; son choix gr&acirc;ce &agrave; un raisonnement lucide, articul&eacute; d'arguments tout &agrave; faits valides, qui am&egrave;nent le born&eacute; &agrave; seconder pleinement&nbsp; les d&eacute;cisions du producteur. </p><p><br />Giampaolo Motta est un producteur extr&ecirc;mement motiv&eacute; et, surtout, passionn&eacute;. Cela est particuli&egrave;rement &eacute;vident quand on l'entend parler des vins qui l'ont inspir&eacute; dans son travail. Des vins toscans, mais aussi des vins de r&eacute;gions assez &eacute;loign&eacute;es de la Toscane. On dira ce qu'on veut, mais quand un producteur est capable de parler avec &eacute;motion et admiration du vin d'un comp&eacute;titeur, c'est habituellement bon signe, &ccedil;a donne souvent une bonne indication de la passion qui l'anime. </p><p><br />Le Giorgio Primo &eacute;tait d&eacute;j&agrave; un vin tr&egrave;s renomm&eacute; et acclam&eacute; par la critique internationale quand Giampaolo a commenc&eacute; &agrave; se questionner sur la direction qu'il devait prendre avec ce vin qui est, apr&egrave;s tout, un de ses plus grands accomplissements. Le succ&egrave;s n'ayant pas voil&eacute; son jugement, Giampaolo eut la lucidit&eacute; et l'honn&ecirc;tet&eacute; de reconna&icirc;tre et d'avouer ouvertement qu'il n'&eacute;tait pas satisfait de son travail. Giampaolo dira, qu'en Italie, c'est quelque chose qu'on ne peut pas affirmer tr&egrave;s facilement. En fait, en Italie, comme ailleurs dans le monde, difficilement on entendra un producteur dire du mal de son meilleur vin.&nbsp; </p><p><br />Le principal reproche que Giampaolo faisait &agrave; son Giorgio Primo &eacute;tait son incapacit&eacute; de durer dans le temps. Il raconte de l'exp&eacute;rience qu'il eut avec un grand (tr&egrave;s grand) bordeaux '59 et de comment ce vin l'avait laiss&eacute; pantois, ne montrant absolument aucun signe de fatigue malgr&eacute; ses quarante ans de bouteille. Cette exp&eacute;rience l'amena &agrave; la conclusion que s'il voulait faire un grand vin de son Giorgio Primo, celui-ci devait absolument vieillir comme un grand vin. </p><p><br />En faisant abstraction de toute consid&eacute;ration de style et de typicit&eacute;, il est vrai que les Giorgio Primo qui comportaient beaucoup de sangiovese dans l'assemblage, m&ecirc;me dans les meilleurs mill&eacute;simes comme 2001, sont aujourd'hui des vins &agrave; point, qui ne laissent soup&ccedil;onner aucune marge d'am&eacute;lioration pour le futur. Alors que les Giorgio Primo r&eacute;cents, qui comportent de moins en moins de sangiovese, voire pas du tout &agrave; partir du mill&eacute;sime 2007, laissent supposer un potentiel de vieillissement nettement sup&eacute;rieur. &Agrave; ce, il faut ajouter que les derniers mill&eacute;simes de Giorgio Primo sont d'une qualit&eacute; irr&eacute;prochable.</p><p><br />&Agrave; partir du mill&eacute;sime 2009, grand mill&eacute;sime en perspective, Fattoria La Massa jouit de l'expertise de l'&oelig;nologue-conseil bordelais Stephane Derenoncourt. Giampaolo est tr&egrave;s enthousiaste de cette collaboration et promet que les fruits de cette union ne tarderont pas &agrave; se manifester dans les vins. En tout cas, on ne peut que lui souhaiter que dans quarante ans, quelqu'un, quelque part dans le monde, puisse se pencher sur un verre de Giorgio Primo 2009 et en &ecirc;tre aussi &eacute;mu que Giampaolo le fut pour ce fameux bordeaux '59.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>en&nbsp; rouge </strong></p><p><br /><strong>Giorgio Primo Igt Toscana 2008, Fattoria La Massa <br /></strong>Tr&egrave;s jeune, encore primaire, offrant des ar&ocirc;mes de framboise, d'&eacute;pices, d'herbes, avec des notes laiteuses, vanill&eacute;es. Bouche ample, velout&eacute;e, avec une mati&egrave;re m&ucirc;re, cr&eacute;meuse, des saveurs de chocolat au lait, de fruits noirs, long. Plus souple et accessible que les 2006 et 2007.<br />(*** &frac12; @ **** - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Giorgio Primo Igt Toscana 2007, Fattoria La Massa (SAQ 11290226 - 83,25$)<br /></strong>Compos&eacute; sans l'ajout de sangiovese, pour la premi&egrave;re fois depuis sa cr&eacute;ation, le Giorgio Primo 2007 offre un nez m&ucirc;r, puissant, avec des ar&ocirc;mes de kirsch, de cassis, de chocolat, avec des subtiles notes de ch&ecirc;ne et de cuir neuf. La bouche est dot&eacute;e d'une excellente mati&egrave;re, soutenue par une structure ferme, des tannins m&ucirc;rs, bien envelopp&eacute;s, avec des saveurs de cassis, de m&ucirc;res, presque cr&eacute;meux, avec une longue finale de chocolat et de cassis. Une grande r&eacute;ussite, issue d'un assemblage de merlot (50%), cabernet sauvignon (40%) et petit verdot.<br />(**** @ **** &frac12; - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Giorgio Primo Igt Toscana 2006, Fattoria La Massa (SAQ 10986053 - 85,75$)<br /></strong>Un assemblage de sangiovese (30%), merlot (30%), cabernet sauvignon (30%) et petit verdot. Rubis-pourpre, d'excellente saturation. Nez m&ucirc;r, puissant, avec des ar&ocirc;mes de kirsch et des subtiles notes bois&eacute;es, qui gagnent des nuances de tabac en &eacute;voluant dans le verre. La bouche est dense, compacte, structur&eacute;e, de belle m&acirc;che, avec une acidit&eacute; stimulante, des saveurs de cerise noire de belle puret&eacute;, aboutissant en une finale puissante, aux relents de r&eacute;glisse noire et de cassis. <br />(**** @ **** &frac12; - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Giorgio Primo Igt Toscana 2004, Fattoria La Massa <br /></strong>Discret, avec des ar&ocirc;mes de cerise acidul&eacute;e, aigre, subtiles nuances florales. La bouche est ample, la trame serr&eacute;e, assez fine mais encore astringente, plut&ocirc;t ferm&eacute;e, avec des saveurs de cerise m&ucirc;re qui persistent dans la discr&egrave;te finale. Il semble traverser une phase latente. <br />(*** &frac12; - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Giorgio Primo Igt Toscana 2003, Fattoria La Massa <br /></strong>M&ucirc;r, profond, avec des ar&ocirc;mes de prune et d'herbes, des subtiles notes florales et viand&eacute;es. Bouche ample, de bonne mati&egrave;re, tr&egrave;s dense et velout&eacute;e, avec des tannins assez fins, qui se sont consid&eacute;rablement assouplis, des saveurs de fruits noirs, acidul&eacute;s, de r&eacute;glisse noire, d'&eacute;pices, de tabac, des traces animales, puissant mais assez harmonieux, avec une tr&egrave;s bonne finale de chocolat noir, amer. Belle r&eacute;ussite!<br />(**** - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Chianti classico Giorgio Primo 2001, Fattoria La Massa <br /></strong>Tr&egrave;s beau nez, profond, complexe, terreux, avec des ar&ocirc;mes de tabac de Havane, des subtiles nuances florales, min&eacute;rales et de cuir neuf. Bouche ample, dense, avec de belles saveurs de tabac, d'&eacute;pices, de relents terreux, une trame soyeuse, rac&eacute;e, une tr&egrave;s longue finale de tabac et de chocolat noir. Tr&egrave;s distingu&eacute;! Parfaitement &agrave; point.<br />(**** - nov./10 - Fed)</p><p>&nbsp;</p><p><br />&nbsp;</p>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/fattoria_la_massa_giorgio_prim.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/fattoria_la_massa_giorgio_prim.html</guid>
         <category>Producteurs</category>
         <pubDate>Mon, 20 Jun 2011 11:15:43 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>CR: Bourgogne 2006</title>
         <description><![CDATA[<p>Une vraie d&eacute;gustation de plaisir. Le sourire des gens en disait long apr&egrave;s cette &eacute;ni&egrave;me soir&eacute;e de bourgognes 2006. Il est vrai que ces vins n'auront jamais la pl&eacute;nitude, la profondeur, la maturit&eacute; de fruit et la structure des 2005, mais ils compensent du mieux qu'ils peuvent ces lacunes avec leur charme irr&eacute;sistible. Les 2006 sont des bourgognes vraiment bourguignons! Et dans un contexte o&ugrave; presque tous les vins des autres grandes appellations perdent un peu de leur nature par exc&egrave;s de maturit&eacute; et des taux d'alcools excessifs, il est bon de savoir qu'il reste encore des grands vins qui go&ucirc;tent ce qu'ils devraient go&ucirc;ter!</p><p><br />Le premier volet a &eacute;t&eacute; largement remport&eacute; par l'excellent &quot;cazetiers&quot; de Faiveley, un vin &eacute;l&eacute;gant et complet, qui a eu le meilleur sur Gevrey village de Perrot Minot tr&egrave;s empyreumatique, un Hautes C&ocirc;tes de Beaune de Jayer Gilles extr&ecirc;mement parfum&eacute;, au point d'en d&eacute;plaire &agrave; certains, ainsi qu'un Beaune &quot;gr&egrave;ves&quot; de Montille qui semble avoir plu au groupe bien plus qu'&agrave; moi. </p><p><br />Dans le deuxi&egrave;me volet, &quot;les cailles&quot; de Bouchard a essay&eacute; de faire la vie dure aux deux vins de S&eacute;rafin, un exploit qu'il a partiellement r&eacute;ussi. Le volet a &eacute;t&eacute; remport&eacute; par le sublime &quot;fonteny.&quot; &Agrave; signaler la d&eacute;ception g&eacute;n&eacute;rale face au vin de Burguet, qui est pourtant un producteur tr&egrave;s estim&eacute; par plusieurs des membres du panel. </p><p><br /><strong>Acheter ou ne pas acheter?</strong></p><p><br />Difficile de dire que 2006 est un mill&eacute;sime &agrave; acheter, surtout si on d&eacute;j&agrave; mis en cave beaucoup de 2005. Les 2006 sont tr&egrave;s chers et leur potentiel de garde n'est pas des meilleurs. Avant cette d&eacute;gustation ma r&eacute;ponse aurait d&eacute;finitivement et imp&eacute;rativement n&eacute;gative. Mais les vins sont d'un tel charme que l'amateur pourrait facilement se laisser s&eacute;duire par quelques flacons &agrave; d&eacute;guster (avec d&eacute;lectation) en attendant que les 2005 aient fait leur chemin.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>en&nbsp; rouge </strong></p><p><strong>1er VOLET</strong></p><p><strong>Verre #1 - Jayer Gilles - Hautes C&ocirc;tes de Beaune&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0 votes<br />Verre #2 - De Montille - Beaune 1er cru &quot;les gr&egrave;ves&quot;&nbsp;&nbsp; 3 votes<br />Verre #3 - Faiveley&nbsp; - Gevrey 1er cru &quot;les cazetiers&quot;&nbsp;&nbsp; 10 votes<br />Verre #4 - Perrot Minot - Gevrey Chambertin&nbsp;&nbsp; 1 vote</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Hautes C&ocirc;tes de Beaune 2006 Jayer Gilles (SAQ 10919061 - 54,25$)<br /></strong>Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Un nez explosif, tr&egrave;s parfum&eacute;, complexe, offrant des ar&ocirc;mes de confiserie, de bubble gum, de sirop, le tout sur un fond de cerise bien m&ucirc;re et sucr&eacute;e, avec des nuances florales, poivr&eacute;es, une touche de menthol, ainsi qu'un caract&egrave;re chimique assez persistant, &eacute;voquant le vernis &agrave; ongles. La bouche est ample, velout&eacute;e, tr&egrave;s s&eacute;duisante, avec une trame serr&eacute;e, parfaitement polie, des saveurs de cerise sucr&eacute;e, juteuse, des accents d'&eacute;pices et de menthol, le tout de bonne concentration. Tr&egrave;s diff&eacute;rent de ce qu'il &eacute;tait l'an dernier, il semble tourner &agrave; plein r&eacute;gime et son intensit&eacute; pourrait repousser certains amateurs. Personnellement, j'ai ador&eacute;! <br />(**** - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Beaune 1er cru &quot;les gr&egrave;ves&quot; 2006 De Montille (SAQ 11161379 - 70,00$)<br /></strong>Rubis, bonne saturation. Nez l&eacute;g&egrave;rement douce&acirc;tre, avec des ar&ocirc;mes de fruits rouges, m&ucirc;rs, sucr&eacute;s, enrob&eacute;s de notes bois&eacute;es de butterscotch, il &eacute;volue d&eacute;j&agrave; vers la prune fra&icirc;che et le tabac. Bouche souple, friande, aux saveurs de cerise tr&egrave;s m&ucirc;re, avec des traces bois&eacute;es, du tabac, de la r&eacute;glisse, une trame plus serr&eacute;e en milieu de palais, avec une finale subtilement r&eacute;gliss&eacute;e. <br />(*** &frac12; - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Gevrey Chambertin 1er cru &quot;les cazetiers&quot; 2006 Faiveley (SAQ 11153791 - 84,00$)<br /></strong>Rubis, bonne saturation, terne. Beau nez, complexe, &eacute;voluant lentement dans le verre, avec des ar&ocirc;mes de framboise et de cerise, m&ucirc;r, de belle puret&eacute;, il gagne des nuances terreuses, ainsi qu'un soup&ccedil;on de cuir neuf. Bouche de corps moyen, ronde, de bonne acidit&eacute;, avec une trame soyeuse, assez serr&eacute;e, des saveurs de fruits rouges acidul&eacute;s, des traces crayeuses, de la finesse et de la subtilit&eacute;, ainsi qu'une finale persistante, un brin chaleureuse.<br />(**** - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Gevrey Chambertin 2006 Perrot Minot (SAQ 10919045 - 79,00$)<br /></strong>Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Nez bois&eacute;, plut&ocirc;t fum&eacute;, avec des traces d'allumette, de copeaux de crayon &agrave; mine, des nuances graphit&eacute;es, l&eacute;g&egrave;rement br&ucirc;l&eacute;es, qui dominent les ar&ocirc;mes de fruit rouges, bien m&ucirc;rs. La bouche est assez pleine, de tr&egrave;s belle densit&eacute; pour un 2006, avec un milieu compact, assez ferme, de belle m&acirc;che, des saveurs de cerise tr&egrave;s pures, qui persistent. Un vin qui pourrait constituer une r&eacute;ussite remarquable, s'il pouvait se d&eacute;barrasser de son bouquet excessivement empyreumatique. <br />(*** &frac12; @ **** - nov./10 - Fed)</p><p>&nbsp;</p><p><strong>2e VOLET</strong></p><p><strong>Verre #1 - S&eacute;rafin - Gevrey 1er cru &quot;le fonteny&quot;&nbsp;&nbsp; 7 votes<br />Verre #2 - Burguet - Gevrey Chambertin mes favorites&nbsp; 0 votes<br />Verre #3 - Bouchard - Nuits 1er cru &quot;les cailles&quot;&nbsp;&nbsp; 4 votes<br />Verre #4 - S&eacute;rafin - Charmes Chambertin&nbsp;&nbsp;&nbsp; 3 votes</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Gevrey Chambertin 1er cru &quot;le fonteny&quot; 2006 S&eacute;rafin (SAQ 11011611 - 145,00$)<br /></strong>Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Tr&egrave;s joli nez, tr&egrave;s fin, &eacute;pic&eacute;, finement crayeux, avec des nuances complexes, florales, terreuses, m&eacute;dicinales, il s'exprime avec beaucoup de distinction et de retenue, ce qui n'enl&egrave;ve rien &agrave; sa complexit&eacute;. La bouche est de tr&egrave;s bonne tenue, serr&eacute;e, polie, avec un m&eacute;lange de crayeux et de terreux, ainsi que des saveurs de cerise tr&egrave;s pures qui persistent. Un Gevrey discret, r&eacute;serv&eacute;, mains ind&eacute;niablement complexe et rac&eacute;. <br />(**** @ **** &frac12; - nov./10 - Fed)<br />&nbsp; </p><p><strong>Gevrey Chambertin vieilles vignes mes favorites 2006 Burguet (SAQ 93,00$)<br /></strong>Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Nez de framboise et de fraise, avec des nuances &eacute;pic&eacute;es, d'herbes, il s'estompe rapidement dans le verre. Bouche plut&ocirc;t soupe, &eacute;tonnamment accessible, avec des saveurs finement &eacute;pic&eacute;es, de cerise acidul&eacute;e, juteuse. Plus cher que jamais et moins complet que d'habitude... <br />(*** &frac12; - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Nuits St. Georges 1er cru &quot;les cailles&quot; 2006 Bouchard (SAQ 11143285 - 115,00$)<br /></strong>Plut&ocirc;t discret, des notes bois&eacute;es, douces, aux relents de vanille pure, avec des nuances florales, crayeuses, tr&egrave;s subtiles. Bouche souple, tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante, tr&egrave;s accessible, belle acidit&eacute;, avec des saveurs de fruits rouges, tr&egrave;s purs, l&eacute;g&egrave;rement sucr&eacute;s. Tr&egrave;s r&eacute;ussi, mais &agrave; un prix franchement dissuasif!<br />(*** &frac12; @ **** - nov./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Charmes Chambertin grand cru 2006 S&eacute;rafin (SAQ 11011661 - 239,00$)<br /></strong>Rubis, tr&egrave;s bonne saturation. Parfum&eacute;, floral, terreux, crayeux, de grande finesse, avec des nuances l&eacute;g&egrave;rement torr&eacute;fi&eacute;es et des ar&ocirc;mes de fleurs sauvages qui reviennent constamment. La bouche est tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante, dot&eacute;e d'une trame serr&eacute;e, tr&egrave;s polie, avec des saveurs fruit&eacute;es d&eacute;licates, tr&egrave;s pures, aux accents crayeux, finale longue et complexe. <br />(**** @ **** &frac12; - nov./10 - Fed)</p><p><br />&nbsp;<br /></p>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/bourgogne_2006.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/bourgogne_2006.html</guid>
         <category>Compte-rendus</category>
         <pubDate>Mon, 20 Jun 2011 11:13:59 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Producteur: Albert Grivault</title>
         <description><![CDATA[<p>Ce domaine centenaire est aujourd'hui g&eacute;r&eacute; par Michel Bardet, petit-fils d'Albert Grivault. Le domaine poss&egrave;de 6 hectares de vignes, dont une parcelle de 1,60 hectares dans le climat &quot;les Perri&egrave;res.&quot; </p><p>Toutefois, le v&eacute;ritable bijou du domaine est le Clos de Perri&egrave;res: une parcelle de pr&egrave;s d'un hectare qu'Albert Grivault a rachet&eacute; en 1879, alors qu'il n'avait que 23 ans et que le vignoble bourguignon est aux prises avec la crise du phylloxera. Le domaine Grivault survivra &agrave; la crise gr&acirc;ce, entre autres, aux revenus d'une distillerie que Monsieur Grivault cr&eacute;a en 1888 &agrave; B&eacute;ziers. Le risque d'acheter la vigne la plus convoit&eacute;e de toute l'appellation Meursault s'averera ainsi un pari r&eacute;ussi.</p><p><br /><strong>Meursault Perri&egrave;res et Clos des Perri&egrave;res</strong> </p><p>Situ&eacute;es &agrave; l'extr&eacute;mit&eacute; sud de la commune de Meursault, &agrave; la limite du territoire de Puligny, les Perri&egrave;res sont entour&eacute;es des climats les Charmes et les Genevri&egrave;res. En plein centre des Perri&egrave;res, derri&egrave;re une grille en fer forg&eacute; et un muret d'un m&egrave;tre cinquante de haut dont les pierres viennent d'une grotte adjacente, se situe le Clos des Perri&egrave;res, une parcelle remarquable qui m&eacute;riterait, selon l'avis de plusieurs experts, le classement en grand cru.</p><p>Ce Clos rectangulaire poss&egrave;de un terroir qui se distingue de celui de Perri&egrave;res par sa nature tr&egrave;s caillouteuse et par la profondeur et la composition de son sol qui, comme pour le Montrachet, poss&egrave;de un affleurement jurassique. </p><p>Le clos a &eacute;t&eacute; replant&eacute; en 1986 et 1989. Depuis l'ann&eacute;e 2000, on produit une moyenne de 6000 bouteilles annuellement, gr&acirc;ce &agrave; des rendements inf&eacute;rieurs &agrave; 50 hl. par hectare.&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p><p>Le vin, dont on dit qu'il peut se conserver trente &agrave; quarante ans (quoique la d&eacute;gustation ne confirmait pas tout &agrave; fait cette hypoth&egrave;se), est &eacute;lev&eacute; en f&ucirc;ts de ch&ecirc;ne, dont un cinqui&egrave;me sont neufs. </p><p>Il en r&eacute;sulte un vin rac&eacute; et puissant, qui exprime autant la nature du mill&eacute;sime que celle de son terroir et poss&egrave;de une personnalit&eacute; marqu&eacute;e qui n'est pas sans rappeler celle de certains vins du Montrachet.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>en blanc</strong></p><p><br /><strong>Meursault 1er cru Clos des Perri&egrave;res 2008, Albert Grivault <br /></strong>Tr&egrave;s expressif, avec de beaux ar&ocirc;mes floraux, vanill&eacute;s, de cr&egrave;me citronn&eacute;e, sur un fond min&eacute;ral, tr&egrave;s net. La bouche poss&egrave;de une acidit&eacute; tr&egrave;s stimulante, avec des notes citriques, min&eacute;rales, des subtiles traces vanill&eacute;es, une belle finale citronn&eacute;e, tr&egrave;s persistante. Tr&egrave;s jeune, il devrait bien se d&eacute;velopper. <br />(**** @ **** &frac12; - oct./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Meursault 1er cru Clos des Perri&egrave;res 2007, Albert Grivault <br /></strong>Nez l&eacute;g&egrave;rement plus bois&eacute;, avec des notes de cr&egrave;me citronn&eacute;e, d'amandine, ainsi qu'un caract&egrave;re l&eacute;g&egrave;rement fum&eacute;. Bouche assez grasse, mais toujours tendue par une acidit&eacute; bien pr&eacute;sente, qui lui donne beaucoup de droiture et de d&eacute;finition, aboutissant en une finale persistante aux accents citronn&eacute;s et bois&eacute;s. Un vin tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gant. <br />(**** - oct./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Meursault 1er cru Clos des Perri&egrave;res 2006, Albert Grivault <br /></strong>Nettement plus m&ucirc;r que le 2007, avec un caract&egrave;re cr&eacute;meux plus prononc&eacute;, des ar&ocirc;mes de p&acirc;tisserie, d'amande, de levure. Bouche plus ample, onctueuse, avec beaucoup de gras, l'acidit&eacute; est pr&eacute;sente, mais elle ne donne pas autant de tension, laissant des notes citriques, min&eacute;rales, en arri&egrave;re-palais, aboutissant en une finale tr&egrave;s longue, aux traces d'amande et de fruits secs. D&eacute;j&agrave; tr&egrave;s s&eacute;duisant! <br />(**** @ **** &frac12; - oct./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Meursault 1er cru Clos des Perri&egrave;res 2005, Albert Grivault <br /></strong>La robe commence &agrave; donner des signes d'&eacute;volution, avec des reflets un peu plus dor&eacute;s. Le nez semble aussi un peu plus &eacute;volu&eacute;, avec des ar&ocirc;mes de fruits secs, de figue, un caract&egrave;re vineux, r&eacute;gliss&eacute;. Bouche ample, avec des ar&ocirc;mes de fruits secs, de figue, une min&eacute;ralit&eacute; s&egrave;che, presque r&eacute;gliss&eacute;e, assez puissant et tr&egrave;s long, chaleureux, aux accents de figue m&ucirc;re. <br />(**** @ **** &frac12; - oct./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Meursault 1er cru Clos des Perri&egrave;res 2004, Albert Grivault <br /></strong>Tr&egrave;s beau nez, m&ucirc;r, cr&eacute;meux, avec des ar&ocirc;mes de p&acirc;tisserie, de miel, de pain grill&eacute;, un fond min&eacute;ral tr&egrave;s subtil. La bouche est tr&egrave;s ample, expressive, multidimensionnelle, avec des saveurs fruit&eacute;es vibrantes, belle acidit&eacute;, des saveurs l&eacute;g&egrave;rement &eacute;volu&eacute;es, miel, praline, fruits secs, une subtile min&eacute;ralit&eacute;, aboutissant sur une tr&egrave;s longue finale mielleuse, vaporeuse. Un vin tr&egrave;s expressif, encore tr&egrave;s vigoureux, qui offre tout un spectacle sur le palais. <br />(**** &frac12; - oct./10 - Fed)</p><p><br /><strong>Meursault 1er cru Clos des Perri&egrave;res 2003, Albert Grivault <br /></strong>Expressif, d'une complexit&eacute; assez particuli&egrave;re, avec des ar&ocirc;mes de lanoline, de min&eacute;ral, de fruits secs, &eacute;voluant vers le caramel et le miel. Bouche ample, d'une grande onctuosit&eacute;, puissant, presque anesth&eacute;siant sur le palais, mais d'une fa&ccedil;on &eacute;tonnamment harmonieuse, avec des saveurs min&eacute;rales, menthol&eacute;es, aux nuances de fruits secs dans la finale discr&egrave;te mais tr&egrave;s longue. <br />(**** - oct./10 - Fed)</p><p>&nbsp;</p><p><br />&nbsp;</p>]]></description>
         <link>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/albert_grivault.html</link>
         <guid>http://ledegustateur.com/blog/2011/06/albert_grivault.html</guid>
         <category>Producteurs</category>
         <pubDate>Mon, 20 Jun 2011 11:11:14 -0500</pubDate>
      </item>
      
   </channel>
</rss>

