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Producteur: Château Montaiguillon


Le château Montaiguillon appartient à la famille Amart depuis trois générations. C'est le grand-père de Chantal Amart qui en fit l'acquisition en 1949. La propriété de 28 hectares, d'un seul tenant, est située sur une croupe exposée plein Sud, à l'extrémité méridionale de l'appellation Montagne Saint Émilion, dans une aire qui jouxte certaines des propriétés plus renommées de Saint Émilion.

Le vignoble, d'un âge moyen de 40 ans, est planté principalement de merlot (60%), avec les cabernets (sauvignon et franc) qui complètent en parts égales. L'élevage est effectué en barriques de chêne français, un tiers neuves.

Les vins, élégants et digestes, connaissent leur apogée autour des dix ans, avec les meilleurs millésimes qui semblent pouvoir tenir la route un peu plus longtemps. Le 1995 est nettement sur son déclin, mais ce vin a été produit avant l'achat de cuves thermo-régulées qui, aux dires de Chantal Amart, ont nettement amélioré la qualité des vinifications. D'ailleurs, ces dernières sont effectuées aujourd'hui avec les conseils du Laboratoire Michel Rolland. Le 1998 est très intéressant aujourd'hui, il sera sans doute dépassé par le 2005, qui semble une réussite exceptionnelle pour le château. Le 2007, semble aussi plutôt réussi. Les consommateurs ne devraient pas le négliger en raison de la mauvaise réputation du millésime.
 
 

Montagne Saint Émilion 2007, Château Montaiguillon
Un échantillon en bouteille depuis seulement deux semaines. Rubis-pourpre, bonne saturation. Nez plutôt primaire, avec des belles notes de fruits rouges, frais, croquants, évoluant vers une douceur boisée, aux relents de vanille et de caramel. La bouche est de corps moyen, avec des saveurs de fruits rouges, légèrement épicées, aboutissant en une finale réglissée. Bien fait.
(*** - mai/09 - Fed)

Montagne Saint Émilion 2006, Château Montaiguillon
Rubis, moyenne saturation, reflets grenat. Nettement en contraste avec le 2007, plutôt discret, avec un fruit qui semble beaucoup moins net, des arômes de prune, qui se mélangent à un caractère légèrement terreux, aux nuances de tabac et de réglisse. La bouche est de corps moyen, avec des tannins polis, légèrement astringents, finale discrète, subtilement réglissée.
(** ½ - mai/09 - Fed)

Montagne Saint Émilion 2005, Château Montaiguillon (SAQ 864249 - 24,40$)
Rubis, bonne saturation. Discret, mais affichant une très belle maturité de fruit, avec des notes de cassis mûr, de cerise presque confite, avec des traces herbacées, poivrées, réglissées. La bouche est de corps moyen mais elle semble posséder plus de densité par rapport aux vins des deux derniers millésimes, avec une trame plus compacte, des tannins mûrs, un bon fruit, aux traces herbacées, épicées, d'assez bonne persistance.
(*** @ *** ½ - mai/09 - Fed)

Montagne Saint Émilion 2000, Château Montaiguillon
Rubis, bonne saturation, reflets grenat. Bon nez, commence à donner des signes de maturité, offrant des belles notes de prune fraîche, avec une fraîcheur herbacée, poivrée, quelques traces végétales. Bouche de corps moyen, d'assez bonne densité, avec des tannins légèrement astringents qui devraient pouvoir le soutenir encore pendant quelques années.
(*** - mai/09 - Fed)

Montagne Saint Émilion 1998, Château Montaiguillon
Rubis-grenat, bonne saturation. Joli nez, à point, avec des notes de champignon frais, quelques nuances de tabac et de cèdre. Bouche de corps moyen, souple, plutôt sphérique, avec des tannins polis, fins, une certaine élégance, des saveurs de prune fraîche, subtilement épicé, de bonne persistance.
(*** @ *** ½ - mai/09 - Fed)

Montagne Saint Émilion 1996, Château Montaiguillon
Rubis-grenat, saturation moyenne. Le nez manifeste un peu plus d'âge, avec des notes subtilement terreuses et un caractère de viande rouge. La bouche est très souple, assez ronde, avec une légèreté qui le pénalise en finale.
(** ½ - mai/09 - Fed)

Montagne Saint Émilion 1995, Château Montaiguillon
Grenat, bonne moyenne. Un vin qui commence à manifester des signes de fatigue, avec des arômes de réduction de champignon qui affichent un certain manque de fraîcheur, ainsi que des nuances plus appréciables, d'épices et de boîte à cigare. La bouche est tendue, un brin disjonctée, avec de saveurs de tabac de havane et d'épices. Sur le déclin.
(** - mai/09 - Fed)


 

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