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février 22, 2009

CR: Toscane 2004 & 2005


Dans le premier volet de cette dégustation nous avions l'opportunité de comparer deux grands Nobile di Montepulciano à deux classiques de Toscane, le Montesodi de Frescobaldi et le Giorgio Primo de La Massa, tous dans l'excellent millésime 2004. Le panel a tranché nettement en faveur du Giorgio Primo, un vin qui alliait favorablement modernité et élégance (avec un peu trop de superficialité à mon goût) mais ce résultat a probablement été faussé par l'excessive exubérance du Nobile Riserva grandi Annate de la maison Avignonesi, un vin d'une intensité renversante, peut-être excessive pour le moment.

Dans le deuxième volet, la comparaison se portait sur une série de vins au style nettement plus international. Plusieurs ont d'ailleurs exprimé leur regret pour le manque de caractère de ces vins; leur qualité ne faisait aucun doute, mais leur style était un hybride entre l'européen et l'international qui, en fin de comptes, laissait planer une certaine ambiguïté quant à l'authenticité de leur caractère.  Le Ornellaia et le Ilatraia ont partagé la totalité des votes à disposition, sûrement grâce à leur élégance et à la pureté de leur fruit. Mais les deux autres vins du volet avaient bien peu de choses à leur envier.

 

1er volet
Verre no. 1 - Le Berne              3 votes
Verre no. 2 - Giorgio Primo        9 votes
Verre no. 3 - Montesodi             0 votes
Verre no. 4 - Grandi Annate       0 votes

 

Vino Nobile di Montepulciano Riserva 2004, Le Berne
Rubis, très bonne saturation. Bon nez, discret mais fin, avec un caractère cuiré, légèrement graphité, aux subtiles nuances florales. La bouche est de bonne matière, fine, soyeuse, avec un beau fruit de cerise, de bonne acidité, très classique mais avec une belle fraîcheur. Très réussi, il devrait s'amplifier avec le temps.
(*** ½ @ **** - fév./09 - Fed)

Giorgio Primo Toscana I.g.t. 2004, Fattoria La Massa (SAQ 10986053 - 84,75$)
Rubis-pourpre, très bonne saturation. Le premier nez offre des discrètes notes d'étable, qui évoluent vers le floral, le moka et le chocolat. L'attaque est de grande ampleur, la bouche possède une matière voluptueuse, très souple et veloutée, avec un milieu de palais plus serré, très fin, les saveurs de cerise gagnent des relents chocolat dans la très longue finale. Un vin très séduisant mais qui ne possède pas la profondeur et le caractère qui devraient distinguer un vin de ce prix. Il faudra voir si le temps lui apportera un peu plus de profondeur.
(*** ½ - fév./09 - Fed)

Chianti Rufina "Montesodi" 2004, Frescobaldi (SAQ 204107 - 54,50$)
Rubis-pourpre, très bonne saturation. Un nez plutôt capiteux, marqué de notes de confiture de prunes, de menthol et de tabac. La bouche est d'excellente matière, ample, riche, glycérinée, dotée d'une chair bien mûre, soutenue par des tannins fermes, avec des saveurs de prune, de fruits noirs et d'épices, aboutissant en une très longue finale de chocolat, aux relents de menthol. Un Montesodi au style encore un peu caricatural, mais qui semble avoir trouvé un peu plus d'harmonie depuis l'an dernier.
(*** ½ - fév./09 - Fed)

Vino Nobile di Montepulciano "Riserva grandi annate" 2004, Avignonesi (SAQ 10295981 - 89,25$)
Difficile d'écrire des notes sur un vin aussi particulier, un vin si différent de tout ce qu'on peut avoir goûté avant. La robe est assez classique, d'un beau rubis, de très bonne saturation. Le nez, par contre, est carrément renversant! Des arômes de sirop de framboise et d'éther, d'une ahurissante netteté et d'une intensité qui, à prime abord, est un peu rebutante, imaginez d'être assis à côté de quelqu'un portant trop de parfum... voilà! Après une bonne oxygénation, ce caractère de sorbet aux framboises gagne des nuances épicées et florales, mais le bouquet reste très singulier, par moments il est même difficile de croire que c'est seulement des raisins fermentés qui ont pu donner ça. La bouche est ample, bien glycérinée, assez cohérente avec le nez, avec ce caractère de framboise très net, les tannins sont fermes mais assez fins, la concentration est de première qualité avec une finale d'une longueur extraordinaire. C'est un Nobile qui possède tout ce qu'il faut pour devenir exceptionnel mais, pour y arriver, il faudra que le temps estompe l'exubérance de son fruit.
(*** ½ @ **** ½ - fév./09 - Fed)

 

2e volet
Verre no. 1 – Ornellaia               6 votes
Verre no. 2 – Ilatraia                  6 votes
Verre no. 3 – Il Blù                      0 votes
Verre no. 4 – Giusto di Notri      0 votes

 

Bolgheri superiore "Ornellaia" 2005, Tenute dell'Ornellaia
Rubis-pourpre, très bonne saturation. Bon nez, offrant des arômes de fruits noirs acidulés, framboises, mûres, avec quelques traces végétales, du tabac et un subtil caractère de sang de bœuf. La bouche est de très bonne matière, ample, mûre, crémeuse, bien glycérinée, d'excellente concentration, avec des tannins légèrement astringents mais très bien enrobés, un fruit crémeux et une longue finale de myrtilles et de chocolat. Très réussi, avec une pureté de fruit peut-être moins achevée que dans les meilleurs millésimes mais qui demeure néanmoins tout à fait remarquable.
(**** - fév./09 - Fed)

Ilatraia I.g.t. Toscana 2005, Fattoria La Brancaia
Un assemblage de cabernet sauvignon (60%), sangiovese (30%) et petit verdot (10%), produit dans la région de la Maremma, contrairement au "Il Blù" qui est produit dans le Chianti. Le Ilatraia 2005 est d'une robe rubis, de très bonne saturation. Joli nez, offrant des belles notes de fruits noirs, aux nuances florales, très mûr, presque confit, d'une belle douceur. La bouche est ample, bien glycérinée, d'une belle fluidité, avec une matière fruitée très souple et élégante, d'une grande maturité, avec des saveurs de mûres et de moka. Un vin très flatteur, dangereusement sucré, qui se sauve grâce à son élégance et sa fraîcheur.
(*** ½ @ **** - avr./08 - Fed)

"Il blù" I.g.t. Toscana 2005, Fattoria La Brancaia
Rubis-pourpre, très bonne saturation. Profond, mûr, avec un caractère de fruits noirs poivrés, de moka, de réglisse, de menthe fraîche et d'épices. La bouche est ample, glycérinée, avec une matière fruitée mûre, de la densité, mais aussi une très bonne tenue, grâce à des tannins assez fermes, mais bien enrobés. Longue finale réglissée, chocolatée. 
(*** ½ @ **** - avr./08 - Fed)

Giusto di Notri 2005, Tua Rita
Très mûr, très profond, avec des notes minérales évoquant l'asphalte, ainsi que des notes boisées de chêne et de moka. La bouche est ample, riche, crémeuse, avec une structure tannique légèrement astringente mais de bonne finesse, le tout étant animé par une bonne acidité, des saveurs de prune fraîche, cassis et d'épices. Un assemblage bordelais très réussi, mais à près de 100 dollars je n'hésiterais pas à me procurer un cru classé du Médoc plutôt que ce Giusto di Notri.
(*** ½ @ **** - avr./08 - Fed)


 

février 11, 2009

Producteur: Carpineta Fontalpino

En tant qu'assistante de Carlo Ferrini, un des œnologues le plus réputés d'Italie, Gioia Cresti a eu la chance de travailler auprès de nombreux domaines qui comptent parmi l'élite vinicole italienne. Mais son talent ne s'exprime mieux nul part ailleurs que chez Carpineta Fontalpino, le domaine que sa famille possède depuis les années '60.

Située à Castelnuovo Berardenga, plus précisément dans la localité Carpineta, fraction Montaperti, la "ferme" (fattoria) Carpineta Fontalpino possède environ 19 hectares de vignes, à cheval des appellations Chianti Classico et Chianti Colli Senesi, qui leur permettent de produire environ 100000 bouteilles annuellement.

Quand je parle du talent de Gioia Cresti, je ne lance pas d'éloges au vent. Il faut déguster ses 2006 pour comprendre à quel point cette femme est réellement douée. Personnellement, je trouve qu'elle possède un savoir-faire particulier avec le sangiovese, vous n'avez qu'à goûter ses chiantis 2006 pour vous en rendre compte par vous-mêmes.

Toutefois, ce talent est injustement sacrifié au nom de raisons purement commerciales. Le sangiovese étant un cépage capricieux, qui ne mûrit parfaitement que quelques millésimes par décennie, elle préfère miser sur des cépages qui lui garantissent plus de continuité, comme le cabernet sauvignon et le merlot. Dans le cas du Dofana, le nouveau porte-étandard du domaine, c'est le petit verdot qui est utilisé pour couper le sangiovese. Un choix paradoxal car on ne peut pas dire que le petit verdot soit un cépage qui mûrisse avec une extrême facilité. Ceci n'empêche pas Gioia d'utiliser les meilleurs sangiovese du domaine pour un vin dont le caractère toscan finit par être contaminé par un cépage allochtone. J'ose à peine imaginer quel sublime résultat on aurait pu obtenir si dans une vendange comme 2006 elle avait choisi de vinifier ses meilleurs sangiovese en pureté car, en dégustant la production de ce domaine, il m'a semblé détecter une forte corrélation entre la proportion de sangiovese utilisée dans les vins et la qualité de ceux-ci. En d'autres mots, plus y avait de sangiovese dans l'assemblage plus les vins étaient intéressants.

Ceci étant dit, le Dofana 2006, comme tous les autres vins produits par Gioia dans ce millésime, est un vin très complet et d'une profondeur immédiatement manifeste. De plus, il est doté d'une matière et d'une structure qui devraient lui permettre de vieillir admirablement.

Gioia Cresti avoue candidement qu'il a été très facile de produire des vins de qualité dans ce millésime, qui a fourni des conditions pratiquement parfaites. En d'autres mots, fallait  presque faire exprès pour rater un 2006 en Toscane. Ce qui est encore plus intéressant est que les 2007 devraient être tout aussi bons. "Che Gioia!"

  

- Un chianti classico à ne pas manquer


Chianti Classico "Fontalpino" 2006, Carpineta Fontalpino (SAQ 10969747 – 25,85$)
Entièrement issu de sangiovese (alors que le 2007 incluera 15% de merlot) ce Chianti est le fruit d'un grand millésime et de rendements aussi bas que 30 hl./ha. Son nez est superbe, offrant beaucoup de profondeur et de maturité, avec des arômes terreux, épicés, des belles notes de cerise confite, qui gagnent des accents de bubble gum, de menthol et d'aromates. La bouche est dense, fluide, très savoureuse, animée par une belle acidité, avec des tannins fins mais bien serrés, ainsi qu'une longue finale chaleureuse de cerise mûre, d'épices et de réglisse. Un chianti opulent, très complet, qui constitue un excellent achat à 25$.
(*** ½ @ **** - fév./09 - Fed)


- Deux beaux 2006


Montaperto Toscana I.g.t 2006, Carpineta Fontalpino (SAQ 10379245 – 23,55$)
Un assemblage de sangiovese (60%), gamay (20%) et alicante (20%) qui se présente sous une robe d'un rubis-pourpre, de bonne saturation. Le nez est mûr et profond, offrant des arômes de fruits noirs macérés et d'épices, ainsi que des notes boisées. L'attaque est de bonne ampleur, la bouche est un peu plus tendue en milieu de palais, avec une acidité assez soutenue et des tannins finement astringents. Savoureux, avec une bonne finale aux relents épicés.
(*** ½ - fév./09 - Fed)

Chianti Colli Senesi 2006, Carpineta Fontalpino
Les six hectares que ce domaine possède dans l'appellation Colli Senesi donnent ce vin agréablement fruité, offrant un nez de cerise bien mûre, de fruits macérés, aux légèrement nuances de tabac et d'épices. La bouche est ample, souple, savoureuses, avec un fruit de cerise juteuse, de fine acidité. Un vin très agréable qui offre un beau caractère de sangiovese.
(*** ½ - fév./09 - Fed)

 

- Do ut des 


Do Ut Des Toscana I.g.t. 2006, Fattoria Carpineta Fontalpino
Rubis-pourpre, très bonne saturation. Discret mais profond et de bonne maturité, offrant des arômes de mûres, de moka et d'épices. Bouche tannique, épicée, plutôt fermée, un peu dure, mais de bonne matière, avec des relents minéraux, réglissés en fin de bouche.
(*** ½ - fév./09 - Fed)

Do Ut Des Toscana I.g.t. 2005, Carpineta Fontalpino (SAQ 10214441 – 48,50$)
Discret, avec des arômes d'épices, de tabac, de moka, sur un fond de prune mûre. Bouche assez dense, réglissée, aux tannins finement astringents, finale discrète, un peu monocorde. Bien fait mais moins réussi que le 2006.
(*** @ *** ½ - fév./09 - Fed)


- Dofana

Dofana Toscana I.g.t. 2006, Fattoria Carpineta Fontalpino
Ultérieure démonstration de l'excellent travail effectué par Gioia Cresti avec ses 2006, ce Dofana est un vin de grande profondeur, avec un fruit plus net et éclatant que le 2004 (le 2005 n'ayant as été produit en raison de conditions climatiques moins que parfaites) des arômes de prune fraîche et de cerise confite, avec des traces boisées trè subtiles et des nuances réglissées, minérales. La bouche est très ample, dense, soyeuse, avec une très belle trame tannique, des accents épicés, réglissés, boisés, une structure assez ferme mais de belle finesse, des relents de fruits noirs macérés dans l'alcool qui accompagnent la longue finale. Un vin très complet, d'excellente facture, qui vieillira bien.
(**** - fév./09 - Fed)

Dofana Toscana I.g.t. 2004, Fattoria Carpineta Fontalpino  (SAQ 10843351 – 75,25$)
Profond, mûr, avec des arômes de moka, de prune et de réglisse, d'une très fine austérité, avec des traces végétales. Attaque ample, veloutée, très délicate au toucher, suivie par un milieu de palais beaucoup plus ferme et tannique, avec des saveurs de fruits noirs, d'épices, quelques relents de tabac. Encore jeune.
(*** ½ - fév./09 - Fed)

 

 

février 08, 2009

CR: Bourgogne 2005 & '06

Les blancs 2006 et le rouges 2005 

Des chaleurs tropicales aux mois de juillet et septembre, entrecoupées par un mois d'août frais et pluvieux, ont marqué une vendange capricieuse qui aura quand même donné des blancs mûrs et charmeurs. Les bourgognes blancs 2006 sont beaucoup moins vibrants et énergiques que les splendides 2002, mais le charme des meilleurs semble indéniable. Et les meilleurs ont largement dominé ce volet de quatre vins, qui incluait trois excellents premiers crus de la Côte d'Or et, dans le rôle du vin fantôme, un très bon chardonnay piémontais du vénérable producteur Aldo Conterno.

Le Meursault-Perrières du Domaine Jacques Prieur a dominé la séance, suivi par le Chassagne Montrachet premier cru du Marquis de Laguiche. Ces deux vins ont raflé tous les votes, ne laissant même pas les miettes pour les autres vins du volet qui n'ont finalement réussi qu'à jouer un petit rôle de figurant devant la grande classe et la distinction des deux gagnants.

Dans le deuxième volet, nous faisions un dernier tour de piste avec les bourgognes rouges du millésime 2005 en revisitant quelques vins qui nous avaient séduit au printemps dernier, ainsi qu'un arrivage plus récent du Domaine Henri Gouges.

Le Chassagne Clos Saint Jean de la Maltroye a encore une fois très bien paru, mais il ne pouvait rien devant l'amplitude et la précision du Gevrey vieilles vignes de Sérafin. Comme dans le premier volet, les deux autres vins n'ont reçu aucune mention de préférence. Ce qui n'enlève rien à la qualité d'un Clos des Porrets, très austère et ayant besoin d'une longue oxygénation avant de révéler sa belle profondeur minérale. Un vin qui semble très difficile aujourd'hui mais qui pourrait accomplir d'énormes progrès avec une garde de cinq à dix ans.

 

Premier volet

Verre no. 1  -  Jobard - Genevrières     0 votes
Verre no. 2  -  Laguiche - Chassagne   5 votes
Verre no. 3  -  Conterno - Bussiador    0 votes
Verre no. 4  -  Prieur - Perrières            9 votes

 

Meursault 1er cru les genevrières 2006, Rémi Jobard (SAQ 10291147 - 89,75$)
Plutôt discret, avec des nuances florales et de lime. Bouche droite, assez longiligne et réservée, il faut la travailler longuement pour que la matière révèle son onctuosité, les saveurs d'agrumes sont très discrètes et la finale est marquée par une amertume minérale prononcée qui persiste et s'allonge sur des notes réglissées. Un vin qu'il faudra laisser vieillir. AM: 2011 @ 2016.
(*** ½ - fév./09 - Fed)

Chassagne Montrachet 1er cru Marquis de Laguiche 2006, Drouhin (SAQ 10998530 - 100,25$)
Robe dorée, pâle, aux reflets verdâtres. Très beau nez, offrant un boisé très noble, aux relents de noisette, d'épices et de moka, à travers lequel on entrevoit une fine minéralité. La bouche possède une attaque vibrante, suivie par une matière onctueuse, très élégante, aux accents de pomme, de vanille et de minéral, d'une belle pureté. Un chassagne vraiment très noble.
(**** @ **** ½ - fév./09 - Fed)

Bussiador Chardonnay Langhe 2005, Poderi Aldo Conterno (SAQ 11008585 - 48,75$)
Robe dorée, bien soutenue. Beau nez, offrant un boisé vanillé, plutôt flatteur, autour duquel se dessine une complexité appréciable, avec des notes fumées, de la noix de coco, du sucre brun et du menthol, sur un fond fruité mûr, aux relents de banane. La bouche est onctueuse, très savoureuse, avec un boisé épicé, une finale légèrement alcooleuse mais persistante. Un vin pas vraiment original, mais définitivement bien fait, offrant du plaisir et de la typicité.
(*** ½ @ **** - fév./09 - Fed)

Meursault 1er cru "Perrières" 2006, Jacques Prieur (SAQ 11029933 - 158,50$)
Robe dorée. Premier nez assez discret, sur des notes boisées somptueuses, finement beurrées, à travers lesquelles finissent par surgir une minéralité très raffinée et des fines nuances d'agrumes. La bouche est riche, d'une grande matière, qui demeure vraiment très élégante malgré sa grande onctuosité, sa concentration et ses notes beurrées, la finale est longue et accompagnée de subtiles nuances minérales et de sucre brun. C'est très cher, mais de grande qualité!
(**** @ **** ½ - fév./09 - Fed)

 


Deuxième volet

Verre no. 1  -  Gouges - Porrets               0 votes
Verre no. 2  -  Maltroye – Saint Jean       2 votes
Verre no. 3  -  Sérafin – Gevrey v. v.       12 votes
Verre no. 4  -  Maltroye – Boudriotte       0 votes

 

Nuits St. Georges "Clos des Porrets Saint Georges" Monopole 2005, Henri Gouges
Rubis profond, bonne saturation. Premier nez plutôt étrange, fermé, un peu acétique, il évolue lentement mais positivement et passe d'odeurs de vieux foudres et de fourrure animale, à un caractère assez profond de réglisse, d'asphalte, à travers lequel on perçoit quelques notes de cerises macérées. La bouche est de très bonne matière, ample, dense, structurée, avec une trame tannique ferme. Un vin austère et viril, qui a besoin d'énormément d'air pour être dégusté aujourd'hui mais qui, finalement, se goûte mieux que le nez le laisserait envisager. AM: 2015 @ 2025.
(*** @ **** - fév./09 - Fed)

Chassagne Montrachet 1er cru "Clos Saint Jean" 2005, Château de la Maltroye
Rouge-rubis, bonne saturation. Très joli nez de pinot, allègrement parfumé d'arômes de fruits rouges, avec des nuances minérales qui passent par un caractère marqué de poivre blanc, ainsi qu'une fraîcheur végétale de râfle. La bouche est de corps moyen, très expressive, très pinot, avec des tannins finement astringents et une finale de bonne longueur qui aboutit sur des relents minéraux. Belle bouteille.
(*** ½ @ **** - fév./09 - Fed)

Gevrey Chambertin vieilles vignes 2005, Sérafin
Rubis, très bonne saturation. Profond, offrant un très beau caractère de fruit noir acidulé, fumé, avec des notes minérales, il gagne des fines nuances florales en évoluant dans le verre, puis des arômes très discrets de moka. La bouche est de bonne matière, ample, assez dense, de belle acidité, avec des saveurs de fruit noir de belle pureté, ainsi qu'une finale minérale, réglissée. Un gevrey au style moderne, mais sans excès. Une très belle réussite, qui devrait bien vieillir.
(**** - fév./09 - Fed)

Chassagne Montrachet 1er cru "la Boudriotte" 2005, Château de la Maltroye
Rouge-rubis, bonne saturation. Plus mûr que le Clos Saint Jean, avec des arômes de fraises aux épices, des nuances légèrement poivrées, des traces végétales qui laissent un soupçon d'eucalyptus. Attaque assez ample, bouche poivrée, épicée, avec des saveurs de fraises et de cerises, des tannins légèrement astringents et une finale réglissée, chocolatée. Un chassagne plus chaud et moins élégant que les autres 1ers crus rouges du domaine.
(*** ½ - fév./09 - Fed)